A quel mercato hivernal faut-il s’attendre ?

Ce Napoli version Gattuso est vraiment difficile à cerner, tant il peut nous exciter ou nous frustrer d’une semaine à l’autre. Quelques jours avant le début du mercato hivernal, qui devrait être mouvementé du côté du Napoli, il est temps de tirer un premier bilan. Car en apparence, l’équipe semble complète…

Cependant des lacunes sont mises en avant au fur et à mesure que la saison avance, notamment, sur les latéraux, où la situation est vraiment compliquée. Cinq joueurs pour deux places de titulaires (Rui à gauche et Di Lorenzo à droite), deux remplaçants (Ghoulam à gauche et Hysaj à droite) et forcément un exclu (Malcuit). Sauf que Gattuso gère la situation très maladroitement. Le temps de jeu est inégalement réparti, car Ghoulam et Malcuit ne jouent que trop peu souvent pour se faire une idée du niveau actuels de ces deux joueurs. Le problème c’est que les trois autres joueurs qui se partagent la quasi totalité des matchs ne montrent pas être au niveau… Au contraire, le point faible de ce Napoli se situe bien sur les arrières latéraux. La volonté du coach de jouer avec un latéral gauche offensif et un latéral droit défensif condamne d’emblée Malcuit. Mais alors pourquoi l’avoir conservé si c’est pour le laisser sur le banc ou en tribune ? Et surtout quand on voit les prestations de Di Lorenzo, deuxième joueur le plus utilisé jusqu’à présent, pourquoi ne pas le laisser souffler et tenter autre chose ? Curiosité (ou pas), mais les trois latéraux qui jouent le plus ont le même agent… coïncidence ? Quoiqu’il en soit c’est le problème majeur à régler, le contrat d’Hysaj n’ayant toujours pas été renouvellé, on peut s’attendre à un départ pour 0€ si la situation ne se décante pas… Il en va de même pour Maksimovic, Llorente et Milik.

Milik… que dire de l’attaquant polonais ? Sa situation contractuelle lui aura gâché la première partie de la saison 2020/2021. En refusant des offres l’été dernier, il s’est mis De Laurentiis à dos, et du coup n’apparaît pas dans la liste de l’effectif, impossible pour lui de fouler les terrains. Il lui reste six mois de contrats, deux possibilités : soit il ne bouge pas et ne foulera pas une pelouse de toute la saison, soit il s’en va dès le mercato hivernal. Un rendez-vous a eu lieu dans ce sens avec son agent pour fixer un prix, qui oscille entre 15 et 18M d’€. A voir si un club est prêt à investir dès cet hiver, ou préfère le récupérer gratuitement pour la saison prochaine. La Fiorentina semble intéressé par le joueur, tout comme la Juventus et la Roma. Llorente de son côté devrait s’engager avec la Sampdoria dès cet hiver. Remplaçant et inutilisé par le coach, son départ ne fait plus trop de doute.

Beaucoup de rumeurs à l’approche du mercato d’hiver, et comme d’habitude difficile de savoir qui dit vrai et qui dit faux. Le nom d’Emerson Palmieri (Chelsea) circule à nouveau pour renforcer les côtés. Le club aurait également demandé des renseignements sur Junior Firpo (FC Barcelona) toujours dans cette optique, et démontré de l’intérêt pour Zappa (Cagliari) pour le côté droit de la défense. Le club tâte également le terrain avec l’Hellas Verona pour son milieu de terrain Zaccagni, qui ne devrait cependant pas bouger lors de ce mercato au vu de la saison du club de la ville de Roméo et Juliette.

Pour renforcer son secteur offensif, on ne peut qu’espérer que les dirigeants du club se penche sur la situation de Gomez (Atalanta). En froid avec son entraîneur, la talentueux argentin devrait, sauf revirement de situation, quitter le club lombard. Ce sera pour sûr le feuilleton du prochain mercato. Au vu des nombreuses échéances du club, il serait judicieux de se positionner sur un joueur avec ce profile, surtout si Gattuso continue avec son schéma tactique actuel. Au vu des blessures et du risque Covid qui court toujours, recruter un joueur de la trempe de Gomez à un prix convenable au vu de sa situation, ce serait de l’incompétence de ne pas se pencher sur sa situation. Mais avec Giuntoli, aujourd’hui, il faut s’attendre à tout… ou surtout à rien.

Les notes de la saison 2019/2020

Alex Meret : 6.5

Si De Laurentiis doit remercier un joueur pour cette saison c’est bien le jeune et talentueux Meret. Seuls les grands gardiens répondent présent durant les phases les plus sombres d’une saison, qui aurait cru qu’il assumerait ce rôle à seulement 21 ans dans la saison la plus compliquée de l’aire De Laurentiis ? Il est notamment décisif dans la finale de Coppa Italia.

David Ospina : 6

22 buts encaissés

Un ton en dessous de la saison précédente, capable de changer le cours du match dans un sens ou dans l’autre. S’il compte rester il devra accepter de jouer moins pour servir d’exemple notamment sur son jeu balle aux pieds à Alex Meret.

Kalidou Koulibaly : 6

Saison en dessous pour le natif de Saint-Dié-les-Vosges, surtout quand on connait son talent et tout ce qu’il a donné sous ce maillot. Capable d’éteindre pendant tout un match n’importe quel top player, il a toutefois fait preuve par moment d’une nonchalance qu’on ne lui connaissait pas dans les interventions comme dans la construction du jeu. Mais au vu de la saison de l’équipe et de ses blessures, on ne peut pas lui en vouloir.

Kostas Manolas : 6.5

Il est très difficile de remplacer l’expérience de Raul Albiol, et de créer une nouvelle alchimie avec Kalidou. Nous l’avons vu parfois perdu sur certaines séquences ce qui pourrait inquiéter. Mais il a amené un esprit de combativité, de dureté défensivement et offensivement qui avait disparu dans l’équipe lors de la première année d’Ancelotti. A noter qu’il n’a pas été épargné par les blessures, ce qui n’a pas aidé.

Nikola Maksimovic : 7

28 matchs

Saison digne d’un top player de la part du Serbe. Alors qu’en début de saison il semblait être sur le départ, il a été le plus régulier et solide de la défense. Rien d’étonnant qu’il soit à l’origine des meilleurs matchs du Napoli cette saison, comme sa prestation à l’aller face au FC Barcelone.

Sebastiano Luperto : 5

Le quatrième défenseur de l’effectif a dépanné quand on a fait appel à ses services, mais il n’a jamais été dans les plans des deux entraîneurs cette saison.

Giovanni Di Lorenzo : 7

LA révélation de la Serie A côté napolitain, avec une première partie de saison somptueuse, il est le seul avec Meret et Maksimovic à avoir sorti la tête de l’eau quand l’équipe semblait être au plus bas. Il est l’un des meilleurs latéraux de Serie A, apportant équilibre entre attaque et défense. Joueur le plus utilisé de l’effectif, il a également dépanné sur le côté gauche et dans l’axe de la défense. Il a cependant connu une baisse de régime en fin de saison.

Kévin Malcuit

Année compliquée pour le latéral français qui a vu une rupture des ligaments croisés entachée sa saison. Il a tout de même refoulé les terrains à la reprise du championnat post-confinement, de bonne augure pour la saison prochaine.

Mario Rui : 5.5

On ne peut pas lui reprocher son esprit de combativité et son mental, mais il est trop irrégulier. Capable du meilleur par moment il peut aussi être totalement perdu en plein milieu d’un match.  Physiquement il souffre énormément dès qu’il y a un client difficile sur son coté. Il reste un remplaçant correct, mais trop léger pour être titulaire.

Faouzi Ghoulam : 5

Comme Malcuit, saison compliquée pour le latéral algérien, suite à des problèmes musculaires. On espère le revoir en forme à la reprise, car à 100% de ses capacités il est notre titulaire sur le côté gauche de la défense.

Hysaj : 5.5

Lorsqu’il a remplacé Di Lorenzo contre des équipes de milieu/bas de classement il a répondu présent avec des prestations solides, notamment défensivement. Il est malheureusement trop limité techniquement pour apporter un + lors des matchs où l’intensité est plus élevé.

Allan : 5

Excellent sous Ancelotti, il a totalement délaissé le club et ses coéquipiers quand Gattuso a repris le flambeau. Depuis son non-transfert au PSG en janvier 2019 il n’est plus que l’ombre de lui même. Une fin bien triste pour le Brésilien qui a été l’un de nos meilleurs milieux de terrain.

Fabian Ruiz : 5.5

Deux ans qu’il est à Napoli, deux ans qu’on se ne sait pas répondre à la question suivante : Quel est son vrai poste ?  Trop lent dans sa prise de décision pour faire des passes clés quand les espaces entre les lignes sont rares, pas assez physique pour récupérer les ballons, pas à l’aise devant la défense. Pourtant les qualités et la classe de ce joueur sont évidentes, peut être que le jeu actuel proposé à l’ombre du Vésuve et en Italie ne lui conviennent pas pour faire exploser son potentiel.

Diego Demme : 6

Les prestations mériteraient un bon 5.5 mais le demi-point en plus est pour l’impact et la vitesse d’adaptation au sein de l’équipe. Il est arrivé en janvier dans une équipe complètement perdue , dans un nouveau championnat et devient titulaire. Il donne l’impression qu’il est au club depuis des années.

Stanislav Lobotka : 5.5

Le joueur transpire le football et les bonnes idées mais il a trop peu joué pour vraiment donner un avis sur son potentiel.

Piotr Zielinski : 7.5

Le meilleur joueur de cette deuxième partie de saison. On le sent plus sûr de lui et en net progrès physiquement, notamment sur la lucidité en fin de match. S’il continue sur cette lancée le Napoli a (enfin) son top player au milieu.

Eljif Elmas: 6

Un des U21 les plus prometteur de la Serie A, un diamant brut à manier avec précaution. Elmas nous a fait part sur certains match d’une classe et d’un potentiel effrayant, certes de manière irrégulière. Mais vu son âge c’est tout à fait normal.

Fernando Llorente : 2

Recrue incompréhensible de la part du Napoli du dernier mercato estival, Llorente est apparu aussi vite qu’il a disparu, un coup de vent. Vieux, lent et sans motivation le « lion » a pu profiter de la baie de Napoli avant la retraite. Merci quand même pour le but contre Liverpool.

Matteo Politano: 4           

4 comme les bons matchs réalisés par le chouchou de Giuntoli et Gattuso. Politano c’est cette fille que vous tchatchez sur les réseaux depuis des mois et lors du premier rendez-vous, vous vous rendez compte que c’est tout sauf une bonne affaire de l’avoir vue.

Jose Callejon : 2

Saison scandaleuse autant sur les chiffres que sur les prestations. Autrement dit José est vieux, José n’est plus au niveau, José doit partir à la retraite. Toute la rédaction applaudie le professionnalisme et l’amour pour la ville et le maillot de ce joueur mais il est responsable à maintes reprises de la stérilité du jeu du Napoli et donc en partie de la pauvreté offensive de l’équipe. Que l’on se le dise cela faisait deux saisons qu’Insigne sauve le bon José du pôle-emploi.

Millik : 4.5                                                                                                    

Si Millik avait le culot et l’envie sur le terrain comme il a le courage de demander un salaire de 6 millions d’euros pour des prestations et des stats qui sont comparables à Bucchi en Serie B, nous aurions ici un joueur de calibre mondial. Il a été tellement mou, déconcentré et absent lors de ses prestations que Arkadiusz est tout sauf une référence pour cette équipe et c’est pour cela qu’on se demande, comment est-ce possible qu’il ait autant de but ? C’est un joueur fait de petits éclats dans les matchs contre des adversaires en dessous du niveau de milieu de tableau en Serie A. C’est peu, bien trop peu pour cette équipe.

Dries Mertens : 6

On peut dire ce qu’on veut mais Mertens nous a régalé dans cette campagne européenne, quand Dries entend la petite musique, très souvent le meilleur buteur de l’histoire de ce club nous livre des prestations de grandes factures. Mais en Serie A Mertens fatigue beaucoup plus, son jeu n’est plus une surprise pour personne. Il a moins de ballon et donc, forcément, pour un joueur qui a autant besoin de toucher le cuir que Ciro, son jeu et ses stats en sont diablement affectés.

Lorenzon Insigne : 6.5

Belle saison pour le capitaine, qui a redressé la barre à l’arrivée de Gattuso. Il a trouvé en ce nouvel entraineur strict et réputé pour ses entrainements militaire, une confiance sans faille et c’est exactement ce qu’il lui fallait. Lorenzo est l’étincelle de cette équipe, quand il est inspiré l’équipe prend une toute autre dimension. Mais la vraie différence se trouve dans l’esprit et l’envie, une stat en témoigne, Lorenzo est l’attaquant ayant récupéré le plus de ballon cette saison.

Hirving Lozano : 5

Notre mexicain est arrivé ayant la lourde étiquette de joueur le plus cher de l’histoire du club, les attentes étaient donc immenses. La déception a vite remplacé cette euphorie et cela de manière injuste car soulignions-le, Lozano n’est PAS un buteur et son poste de prédilection est prit par Lorenzo Insigne. Il a donc dû s’adapter buteur, deuxième attaquant et ailier droit, très souvent avec des résultats médiocres. On voit clairement que le souci est mental dû à un manque de repères dans une équipe qui n’en a pas et d’un manque flagrant de confiance de la part du coach et du club. On sent néanmoins qu’une fois libéré mentalement il sera un vrai cauchemar pour les défenses adverses, en espérant que le Napoli ne soit pas son adversaire le jour-là.

Amin Younes : 4

Des qualités que l’on devine, mais un physique trop capricieux pour en faire un joueur sur qui compter.

Carlo Ancelotti : 2

Un désastre, totalement confus dans les idées, dans le jeu et dans les objectifs de mercato. Ce qu’on retiendra de positif de son passage sur notre banc c’est son bilan en C1 et l’enthousiasme retrouvé pour cette compétition. Pour le reste nous sommes sur quelque chose de honteux : jamais les mêmes modules, jamais les mêmes joueurs, une passivité digne d’une équipe relégable. Il a réussi l’exploit de perdre le contrôle du vestiaire. Les espoirs étaient grands, la réalité fût douloureuse.

Gennaro Gattuso : 6.5

Alors oui le Napoli a fini 7ème mais vu comment le navire coulait ça pouvait être bien pire. Le mérite de Rino a été de d’identifier immédiatement la maladie principale de cette équipe qui était le manque de mental et de condition physique. La personne qui dit que Gattuso n’a pas fait des travaux colossaux en 6 mois est une personne qui ferait mieux de regarder du patinage artistique. Une Coppa italia alors que la saison était clairement partie pour être la plus désastreuse depuis le retour en Serie A ? Chapeau. Pour le jeu on attendra l’année prochaine pour donner un jugement, mais on sera beaucoup plus exigeant.

Bilan de la saison 2019/2020

Drôle de saison qui vient de se conclure pour le SSC Napoli. Une saison avec des hauts et des bas, qui aura vu deux entraîneurs sur le banc de touche avec deux styles bien différents. En voici le résumé.

Serie A

Au début de saison, l’objectif était clair: titiller la Juventus et résister au retour de l’Inter Milan au premier plan. Carlo Ancelotti, avec son beau costume, va connaître un début de saison compliqué. Après deux premiers matchs complètement fous (victoire 3-4 contre la Fiorentina et défaite 4-3 face à la Juventus), le Napoli tombe dans une spirale d’irrégularité dont nous n’avions plus l’habitude. Le 442 qu’essaye d’installer le Mister ne convainc pas, le jeu flamboyant auquel nous avions été habitué par Maurizio Sarri semble bien loin. Et quand l’efficacité fuit les joueurs, cela devient compliqué. Le club connaît même une période sans victoire de quasiment deux mois ( 5 nuls et 3 défaites). Les esprits s’échauffent, la fameuse « mutinerie » arrive et met l’entraîneur dans une situation délicate. D’un commun accord avec le club, Ancelotti résilie son contrat et plie bagage avec son fils, direction l’Angleterre. Le président Aurelio DeLaurentiis fait un choix surprenant et confie l’équipe à Gennaro Gattuso, entraîneur que l’on qualifiera de novice avec quelques expériences pas très concluantes. Connu pour son tempérament, il vient mettre un terme au management paternaliste d’Ancelotti et n’hésite pas à écarter des joueurs comme Lozano ou Allan, souvent la tête ailleurs aux entraînements. Les débuts de Gattuso en tant que coach du Napoli sont compliqués, notamment à cause d’un calendrier compliqué (trois défaites d’affilés contre l’Inter, la Lazio et la Fiorentina). La suite du championnat se passera un peu mieux avec le match gagné face à la Juventus, puis une série de cinq victoires d’affilées (le maximum était de deux jusque là…). La fin de saison sera décousue suite à la qualification en Europa League, grâce à la victoire en Coppa Italia…

Naples-Le-premier-gros-defi-de-Gennaro-Gattuso

Coppa Italia

Ce n’est pas la compétition qui fait le plus rêver, de part son format particulier, qui voit les Napolitains entrer directement en huitième de finale face à Perugia (Serie B). Le tableau se relève directement avec la Lazio comme adversaire, s’en suivra un match aller-retour face à l’Inter Milan, qui connaîtra un confinement dû au coronavirus entre les deux matchs. Grâce à sa victoire à l’aller à Giuseppe Meazza, les hommes de Gattuso réussissent à tenir le match nul au retour pour ce qui sera le premier match post-confinement et se qualifient donc pour la finale face à l’inévitable Juventus de Sarri. Au terme d’un match plutôt triste et suite à l’abolition des prolongations, le trophée se jouera sur une séance de tirs au but. Alex Meret, l’ange du Napoli, s’emploie dès le premier tir et dit non à Dybala. Sous pression, Danilo ratera également le sien l’envoyant par dessus la barre transversale. Côté napolitain un sans faute, bien aidé par un Buffon toujours aussi décisif sur les penaltys, et Arkadiusz Milik conclue la séance et offre la sixième Coppa d’Italia de l’histoire du Napoli, la troisième de l’ère De Laurentiis.

Champions League

L’objectif en Ligue des Champions est toujours le même : sortir du groupe. Une tâche qui ne paraît pas impossible à la suite du tirage, qui verra le Napoli accompagné du tenant du titre Liverpool ainsi que du RB Salzburg et Genk. Sous les ordres d’Ancelotti, l’équipe va commencer fort en battant 2-0 Liverpool. Le match suivant verra un triste match nul sans but face au club belge, le petit poucet du groupe. Lorenzo Insigne et ses coéquipiers finiront invaincus de ce groupe, en battant ou faisant un match nul face à chaque équipe du groupe. La deuxième place obtenue permet d’accéder à la suite de la compétition. Nouveau tirage au sort, une autre montagne, qui n’est autre que le FC Barcelona,  se dresse face au Napoli. Lionel Messi et les siens viennent au San Paolo affronter l’équipe de Gattuso. Dries Mertens inscrit un but magnifique mais insuffisant pour offrir la victoire. Antoine Griezmann s’en mêle et offre un match nul à son club, qui se retrouve dans une position avantageuse pour le retour, qui aura lieu après le confinement. Dans un Camp Nou tristement vide, le match voit un protagoniste inconnu faire le show : l’arbitre et sa VAR. Une première mi-temps de haute volée à base de buts litigieux et d’un penalty offert. Mais bon en étant honnête, quand le lutin argentin évolue à ce niveau, c’est difficile de résister. Le but d’Insigne sera anecdotique par rapport aux trois inscrits par Barcelone qui élimine donc le Napoli, ce qui achèvera la saison 2019/2020.

Bilan

Si le championnat nous aura donné des sueurs froides, avec une irrégularité venant aussi bien d’Ancelotti que de Gattuso, cela nous aura permis de voir la réalité en face, ce groupe est en fin de cycle. Le noyau de joueurs étant quasi identique depuis quelques saisons maintenant, les différents échecs passés pèsent sur le moral. Si Gattuso devait toujours être le coach la saison prochaine, pas sûr que la « révolution » aura lieu. La victoire en Coppa Italia est inespérée au vu de la saison que nous avons traversée, l’une des pires de ces dernières années. Le huitième de finale de Ligue des Champions laissera un goût d’inachevé, il est désormais temps de se pencher sur la prochaine saison qui, espérons le, sera plus tranquille.

Comment le Napoli est passé de la Serie C à la Ligue Des Champions et de son premier trophée sous De Laurentiis ?

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Le rachat du Napoli par De Laurentiis et les premières fondations du renouveau

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Après l’échec de rachat de Gaucci, le Napoli est racheté à hauteur de 30M par un producteur de cinéma : Aurelio De Laurentiis. De Laurentiis renomme le club Napoli Soccer, n’étant pas autorisé à utiliser le nom SSC Napoli. Le titre sportif du Napoli étant sous la curatelle du tribunal de Naples.
De Laurentiis décide de reprendre le titre sportif du Napoli mais garde le nom de Napoli Soccer et rachète les anciens trophées par la même occasion. De Laurentiis déclare ensuite : « Notre proposition a été acceptée dans son intégralité, le titre sportif nous a été attribué. Maintenant, il n’y a plus de temps à perdre, il faut se mettre au travail pour mettre en place un grande équipe et une grande entreprise.« 
Luciano Gaucci, son ancien concurrent pour le rachat du club déclare à son tour : « Je suis aigri, c’était un jeu politique contre moi. Je suis désolé pour la ville de Naples et pour les fans, ils méritaient plus .« 
Le club racheté et rétrogradé en Serie C, tout est à reconstruire et De Laurentiis fait appel à un ancien du club : Pierpaolo Marino directeur exécutif du Napoli en 1986 ayant notamment bâti une équipe autour de Diego Maradona. Pierpaolo Marino découvre que le Napoli n’a pas de centre d’entraînement, pas de ballons, pas de chasubles et surtout n’a pas de joueurs.
La tâche paraît difficile mais pas insurmontable. De Laurentiis nomme Gian Piero Ventura entraîneur du Napoli et lui donne pour objectif de retrouver la Serie B immédiatement. Après la faillite, 26 joueurs quittent le club et Marino bâti littéralement un effectif à base de prêt et ne fait que peu d’achat, seulement 9 joueurs sont achetés, 13 arrivent en prêt et 2 arrivent gratuitement.
Le Napoli a son effectif, avec notamment Roberto Sosa, Francesco Montervino. Ils seront rejoins en hiver par Emanuele Calaio, Giancula Grava et Pia. Lors de ce même mercato d’hiver, le Napoli achète 8 joueurs, se fait prêter 2 joueurs et se sépare de 8 joueurs.

Le début de la renaissance, de la Serie C à la Serie B et retour de l’appellation SSC Napoli

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Lors de sa première saison en Serie C, le Napoli fini 3ème de Serie C et accède aux playoffs, un retour en Serie B n’a jamais été aussi proche ! Le Napoli s’impose face à l’US Sambenedettese mais perd face à l’Avellino et doit rester en Serie C une année de plus.
L’entraîneur du Napoli Ventura n’aura pas atteint l’objectif qui était de monter en Serie B avec un bel effectif et se fera virer par De Laurentiis. Malgré une saison en troisième division, le San Paolo affichera en moyenne 40 000 tifosi, et atteindra même les 60 000, un record en Serie C.
Le Napoli nomme ensuite Edy Reja à la tête de l’équipe et signe des joueurs tels que Iezzo et Bogliacino tandis que les joueurs prêtés retournent à leurs clubs respectifs. Le Napoli conservera ses meilleurs joueurs au mercato et conservera surtout sa star Roberto Sosa, cependant une autre star émergera et il s’agit d’Emmanuele Calaio, nous y reviendrons.
Le Napoli démarre fort en championnat et enchaîne 13 matchs consécutifs sans perdre. Le Napoli remporte ensuite la Coupe d’Italie de Serie C qui a pour conséquence une qualification en Coupe d’Italie. Malgré que ce soit une équipe de Serie C, le Napoli ira jusqu’en 8ème de finale de Coupe d’Italie et s’inclinera contre la Roma 2-1.
La saison se poursuit, et Calaio claque 18 buts, terminant meilleur buteur de Serie C. Le Napoli remporte la Serie C et retrouve enfin la Serie B. Une fois la saison finie, le Napoli reprend sa dénomination originale et historique : Le SSC Napoli.

La renaissance du Napoli, de la Serie B à la Serie A

Naples' Mariano Bogliacino celebrates af

Saison 2006-2007, le Napoli est enfin de retour en Serie B, cependant, pas seul, puisque des clubs comme le Genoa, Bologne ou encore la Juventus s’y trouvent également. De Laurentiis donne alors 2 ans à Reja pour retrouver la Serie A.
Marino utilise la même stratégie qu’en Serie C, garder les meilleurs joueurs, la colonne vertébrale du Napoli : Iezzo aux cages, la défense Montervino / Grava, le meneur de jeu Bogliacino et surtout le trio offensif Sosa, Calaio et Pia. S’ajoutent à cette colonne vertébrale des joueurs d’expérience tels que Dalla Bona, Bucchi, Domizzi, De Zerbi et surtout le jeune Paolo Cannavaro, fils du club.
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Calaio, l’arciere
Le Napoli fera une saison pleine de rebondissements, on pense notamment en coupe d’Italie : le Napoli affronte la Juventus au San Paolo lors du 3ème tour, à la fin des 90 minutes de jeu, les 2 rivaux se neutralisent 2-2 et vont en prolongations. Là, Del Piero marque le 3-2 à la 120ème minute. La Juventus est aux portes des 8èmes de finales, mais le fils du club Paolo Cannavaro égalise à la 121ème minute d’un retourné acrobatique, le San Paolo explose et le Napoli élimine la Juventus aux tirs aux buts.
Lors de la dernière journée du championnat, le SSC Naples et le Genoa CFC furent promus directement en Serie A, club qui avait également partagé la montée en Serie B avec le Napoli un an plus tôt. Il n’y eut pas de barrages, 10 points séparant le troisième et le quatrième du championnat. ( à partir de 10 points d’écart on se dispense de jouer les barrages en Italie.) Le Napoli n’aura perdu que 5 fois et retrouvera la Serie A, trois ans après le rachat, c’est officiellement la renaissance.

Le retour en Serie A et les premiers pas européens

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La montée en Serie A pour la saison 2007-2008 est synonyme de beau potentiel économique, Marino le comprend bien et débourse pas moins de 12M pour 2 joueurs qui deviendront des légendes à Naples : Ezequiel Lavezzi et Marek Hamsik. Deux joueurs qui verrons leurs prix exploser d’années en années.
Des joueurs tels que Walter Gargano, Marcelo Zalayeta, Manuele Blasi ou encore Matteo Contini les rejoignent et le Napoli réussi à se maintenir en Serie A, mieux encore, le Napoli fini à la 8ème place après une saison spectaculaire grâce à son gardien Iezzo et sa charnière Domizzi-Cannavaro. On pense notamment à la victoire 1-0 du Napoli contre le futur champion de Serie A, l’Inter, au match d’anthologie 4-4 contre le dauphin l’AS Roma à l’Olimpico, une victoire 3-1 contre le futur troisième de Serie A, la Juventus et enfin une victoire 3-1 contre le Milan AC de Seedorf, Kaka, Cafu, Dida, Nesta, Maldini, Gattuso, Oddo, Gilardino et Inzaghi … Rien que ça !
Lors de cette saison, un joueur fera particulièrement parler de lui, Maurizio Domizzi, en effet, il finira meilleur buteur du Napoli avec Lavezzi en inscrivant 11 buts alors qu’il est…défenseur central ! Cette huitième place acquise permet au Napoli de jouer la Coupe Intertoto et d’aller chercher une qualification en Coupe UEFA. Lors du mercato estival 2008-2009, le Napoli voit partir deux icônes de sa renaissance : Roberto Sosa et Emmanuele Calaio quittent le Napoli après avoir connu les 3 divisons avec le Napoli.
Le Napoli signera malgré tout des joueurs comme Christian Maggio, German Dennis et Salvatore Aronica. Lors de la pré-saison, le Napoli affronte les grecs de Panionios en Coupe Intertoto, gagne les deux rencontres et accède aux barrages de la Coupe UEFA 14 ans après la dernière apparition du Napoli en Coupe d’Europe. Lors de ces barrages, le Napoli élimine brillamment les albanais de Vllaznia au cumul de 8-0 mais s’inclinera au tour suivant contre le Benfica Lisbonne.
Reja le patriarche
Reja, le patriarche
Le championnat démarre, Edy Reja change son système et passe en 3-5-2 ( un 3-5-2 qui fera rêver de longues années les tifosi napolitains ) et le Napoli continu de surprendre. Le club jongle entre la 3ème et la 4ème place tout au long de la première partie de saison. Le club finira 5ème à la trêve et les tifosi rêvent de qualification en Ligue Des Champions.
Malheureusement, le rêve vire au cauchemar et le Napoli enchaîne les mauvaises performances en seconde partie de saison, en effet le Napoli ne prend que 2 points en 9 matchs (7 défaites), le changement de tactique est brutal et des joueurs comme Grava, Pia ou encore Bogliacino perdent leur niveau, seuls Hamsik et Maggio sont à la hauteur et Edy Reja se fait limoger.
Le Napoli remplacera Reja par l’ancien entraîneur de la Nazionale, Roberto Donadoni. Il reste considéré aujourd’hui comme le pire entraîneur de l’ère De Laurentiis. En effet, le technicien italien change l’effectif, rien ne lui réussi, autant d’un point de vue sportif que dans la gestion des hommes. La barre fut placée trop haute lors de la première saison et sa 8ème place, le club n’arrive logiquement pas à réitérer l’exploit, et finira à la 12ème place.
Saison 2009-2010, le Napoli voit ses ambitions à la hausse et recrute De Sanctis, Hugo Campagnaro, Juan Camilo Zuniga et surtout Fabio Quagliarella, napolitain de naissance, pour 18M faisant de lui le transfert record du club. Un effectif de qualité, malheureusement mal exploité par son entraîneur Donadoni qui se fera limoger et remplacer par Walter Mazzarri. Marino quitte le club également à mi-saison en rompant son contrat à l’amiable, il sera remplacé par Ricardo Bigon.
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Marino, l’architecte, l’homme à qui on doit tout
L’arrivée de Mazzarri provoque le réveil soudain de Grava qui se mue en leader, tout comme Aronica, Maggio et Pazienza qui enchaînent les gros matchs. Parmi cet effectif, trois joueurs sortent clairement du lot, le jeune Hamsik qui enchaîne les bonnes saisons et le duo d’attaque Lavezzi-Quagliarella, le tout résultant à une 6ème de Serie A soit le meilleur classement du Napoli en Serie A depuis la saison 1993-1994. Le Napoli se qualifiera ainsi en Europa League grâce aux bons résultat obtenus par Walter Mazzarri.
La saison 2010-2011, l’objectif du mercato est de conserver Hamsik à tout prix, étant très convoité, et Bigon a la lourde tâche de régler le cas Quagliarella, qui on le rappelle a des problèmes extra-sportifs et où le contexte est invivable pour le joueur. Bigon décide de vendre Quagliarella pour 4,5M à la Juventus et se sépare également de German Denis pour prendre un jeune joueur du nom d’Edison Cavani en prêt avec option d’achat, la suite nous la connaissons.
Lavezzi et Cavani permettent au Napoli de vaincre le club suédois, l’IF Elfsborg en barrage d’Europa League et se qualifie pour la phase de poule durant laquelle le Napoli retrouvera le club hollandais Utrecht, le club roumain du Steaua Bucarest et surtout le club mythique de Liverpool.
Lors de la dernière journée d’Europa League, le Steaua se rend au San Paolo et n’a besoin que d’un nul pour se qualifier, le Napoli lui doit impérativement gagner pour se qualifier. À la 93ème minute, Hamsik tire le dernier corner, c’est c’est Cavani qui reprend de la tête pour faire exploser le San Paolo. Le Napoli se qualifie à la dernière minute pour les 16ème de finale d’Europa League mais se fera malheureusement éliminer par Villareal ensuite.
Lors de cette saison, Cavani finira 2ème meilleur buteur de Serie A avec 26 buts derrière Di Natale mais devant un certain Samuel Eto’o. Lavezzi quant à lui finira meilleur passeur de Serie A avec 12 passes décisives. La fondation de Marino ainsi que le travail de Bigon portent leurs fruits et le fameux trio Lavezzi, Cavani et Hamsik propulsent le Napoli à la 3ème place, synonyme de Ligue Des Champions. L’Europe va reparler napolitain.

La Ligue des Champions et le premier trophée depuis l’ère Maradona

Edinson Cavani
L’été 2011, Bigon a deux missions : conserver Cavani et régler le chantier du milieu de terrain. Il y remédie avec les signatures de Dzemailli et surtout d’Inler, joueur très convoité pour l’époque. Des signatures comme Britos, Fernandez et de l’expérimenté Pandev, vainqueur de la LDC avec l’Inter viendrons apporter de la profondeur pour le banc.
Le Napoli attend les tirages des phases de poules de Ligue Des Champions et le verdict tombe : ce sera le groupe de la mort pour les partenopei. Dans ce groupe figure : le finaliste de l’édition précédente le Bayern de Munich, l’équipe de stars de Manchester City et l’équipe ayant éliminé le Napoli de l’Europa League la saison d’avant, Villareal.
Lors de la 1ère journée de Ligue Des Champions, le Napoli se rend en Angleterre pour affronter le Manchester City de Tevez, Aguero, Kompany, Nasri, Touré, David Silva pour ne citer qu’eux, et à la surprise générale ouvre le score grâce à Cavani. Malheureusement le Napoli se fera égaliser et repartira avec un très bon point du nul.
La journée suivante, le San Paolo retrouve la Ligue Des Champions, et voit son équipe battre Villareal 2-0 grâce à Cavani et Hamsik. Le Napoli comptabilise déjà 4 points et accueil le Bayern qui repartira du San Paolo avec le point du nul. Cette fois c’est le Napoli qui va en Allemagne et se fait dominer par un triplé de Mario Gomez, 3-0 pour le Bayern mais Federico Fernandez claque un doublé, 3-2, le Napoli continue de pousser pour tenter d’égaliser, sans succès, le Napoli est vaincu.
La qualification en 8ème de finale se joue entre le Napoli et Manchester City. Le Napoli peut compter sur le San Paolo et sur son bomber Cavani, car celui-ci marque un doublé pour offrir la victoire au Napoli 2-1. La dernière journée, le Napoli ira gagner en Espagne contre Villareal 2-0 grâce à Inler et Hamsik, le Napoli est qualifié pour les 8èmes de finales de Ligue Des Champion pour la première fois de son histoire, un Napoli qui, il y’a 6 ans de ça, était encore en 3ème division, un exploit.
Au-delà des résultats, c’est surtout cette fameuse réputation que les joueurs de Mazzarri font retrouver à l’Europe, gagner à Naples n’est jamais chose facile, les tifosi font voler leurs joueurs, et enterre les adversaires avec une ambiance unique, on pense notamment à Yaya Touré qui, on cite, « sentait ses jambes trembler » une fois sur la pelouse du San Paolo.
Lors des 8èmes de finales de Ligue Des Champions, le Napoli veut écrire l’histoire et va affronter Chelsea dans une double confrontation légendaire. Match aller, le Napoli reçoit Chelsea et est vite mené au score, Cannavaro rate son dégagement et Mata en profite, 1-0 pour Chelsea. Quelques minutes après, Lavezzi égalise et fait exploser le San Paolo, on ne voit pas le Napoli le plus talentueux, mais le Napoli avec le plus de grinta, représentatif du Napoli de Mazzarri.
Le Napoli pousse et avant la pause, Edison Cavani donne l’avantage au Napoli, les joueurs dominent clairement Chelsea et se paiera le luxe d’inscrire un troisième but. Le Napoli gagne le match 3-1 et prend une option sur la qualification en quarts de finales. Match retour, le Napoli va à Stamford Bridge et cette fois le scénario est différent, le Napoli n’y arrive pas et rate toutes ses occasions, Chelsea en profite et Drogba inscrit le 1-0 avant d’être suivi par Terry… 2-0 pour Chelsea.
Le Napoli est pour le moment éliminé avant de voir un golazo d’Inler qui reprend le ballon de volée. Chelsea ne mène que 2-1 et le Napoli est pour le moment qualifié, avant d’offrir un penalty à Chelsea, transformé par Lampard, ce sera les prolongations. Le manque d’expérience du Napoli en Ligue Des Champions lui coûtera cher et Ivanovic marque le but du 4-1 à la 105 minute.
Le Napoli est éliminé mais acclamé par l’Europe par sa belle campagne pour un effectif ayant connu sa toute première Ligue Des Champions. En plus d’avoir brillé en Ligue Des Champions, la saison 2011-2012 sera la plus aboutie de l’ère De Laurentiis car cette saison sera conclue par une victoire 2-0 du Napoli contre la Juventus en finale de Coupe d’Italie, premier trophée napolitain depuis l’ère Maradona, soit 25 ans.
Un long périple ayant traversé les hauts et les bas. Le travail de De Laurentiis, Marino, Bigon, Reja et Mazzarri est enfin récompensé. Les sacrifices de tous les joueurs énoncés dans cet article ayant permis à tous les tifosi napolitains de revoir le Napoli là où il doit être : dans les hauts rangs.
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C’est la crise ?

A l’heure où j’écris ces lignes, le Napoli est quatrième du championnat, et leader de son groupe en Ligue des Champions. Le problème se situe dans le contenu des derniers matchs, qui soulève de plus en plus de questions quant à la suite de la saison…

Un problème tactique…

Carlo Ancelotti est l’un des plus grands entraîneurs de l’histoire de ce sport. Alors qu’il entame sa deuxième saison au club, le peuple napolitain se met à rêver de trophée. Car dominer, c’est bien, gagner, c’est mieux. La première saison est la saison des expérimentations, où l’on voit des joueurs à des postes inhabituels (Zielinski ou Fabian dans un couloir,…), un nouveau schéma tactique se dégager ( le 4-4-2), et une deuxième place au classement. Plutôt pas mal, même si au fond, on ne voit pas de réelle progression dans le jeu où le groupe surfe encore sur la vague Sarri, et au classement donc avec cette place d’éternelle second. Il manque toujours ce petit quelque chose, que notre Mister était censé apporté. Pour cela, Ancelotti fixe ses objectifs pour le mercato estival, et ne s’en cache pas. Un défenseur central (Manolas), un milieu à vocation offensive (James Rodriguez), et un vrai buteur (Icardi). Si le défenseur grec est bien arrivé, le Colombien et l’Argentin se refont une santé respectivement dans la capitale espagnole et française. A leur place, Lozano et Llorente ont débarqués, un ailier et un buteur de 34 ans.

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… ou une mauvaise gestion ?

Pour moi le problème se situe dans la gestion du club. Avec un président qui s’occupe de son nouveau jouet (Bari), son fils qui reprend non-officiellement la main sur le club avec exactement aucune expérience dans le domaine, à part être fils à papa, un directeur sportif dont on commence sérieusement à douter de ses capacités, cela devient difficile à gérer. Des joueurs sont encore au club alors qu’ils voulaient/veulent partir (Allan qui n’a toujours pas digérer son transfert avorté à Paris, Hysaj et Rui qui ne cachent par leur volonté de s’en aller), un capitaine qui n’assume pas ses responsabilités et qui devient de plus en plus irrégulier, et on a trois latéral droit pour une place ! Et également Mertens et Callejon qui arrivent en fin de contrat, des joueurs importants du vestiaire et de l’équipe, qui ne connaissent toujours pas la volonté du club. Il faut savoir faire des choix, qu’on les garde ou non, mais on ne peut pas se permettre d’avoir deux tauliers du club traités comme ça. De plus il y a toujours des joueurs présents au club à défaut de les avoir vendus/prêtés, comme Tonelli, Ciciretti, Leandrinho, qui s’entraîne avec l’équipe mais ne porteront certainement pas le maillot de l’équipe cette saison.

L’avenir s’annonce sombre du côté de Naples. Le manque de leader commence à se faire ressentir. La lueur d’espoir est en charnière centrale, où Manolas et Koulibaly ont tout pour devenir l’une des meilleurs charnière, et des leaders de groupe de part leur caractère. A l’heure actuelle le brassard devrait plus être autour du bras du Franco-Sénégalais que du petit Napolitain (et encore moins autour de celui de Callejon). Aujourd’hui Ancelotti n’a pas le groupe qu’il désirait, et doit donc faire avec. Sa troisième année de contrat étant en option, et vu le manque d’implication de ses dirigeants, lui aussi doit être en plein doute. Difficile dans ce flou de construire quelque chose…

INTERVIEW DE LORENZO INSIGNE « ANCELOTTI EST NOTRE GROSSE SIGNATURE. »

Malgré une saison à 91 points, le Napoli n’a pas remporté le Scudetto la saison dernière, alors forcément, l’objectif de cette saison sera de faire mieux avec l’arrivée d’Ancelotti. Interrogé, le vice-capitaine Lorenzo Insigne s’est confié à la Gazzetta  Dello Sport.

La saison à 91 points.

Nous l’emportons avec nous, avec le désir de faire mieux.

Au delà de la controverse, nous devons améliorer la façon dont nous gérons les moments difficiles. Cela implique les joueurs, le club et les tifosi aussi, tous ensemble.

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Cristiano Ronaldo

Je lui souhaite bienvenue, mais je suis curieux de voir comment il va s’adapter à notre ligue. Il ne sera pas capable de gagner des matchs tout seul.

Personnellement je préfère Lionel Messi pour ce qu’il représente dans le football, mais je ne remet pas le talent du portugais en cause, si il a gagné 5 Ballons d’Or, c’est pas pour rien.

Les défenses italiennes sont très fortes, même si il a prouvé contre la Juventus qu’il était un phénomène. Dans un tournoi plus long, nous verrons.

Peut-être que Cristiano se sauvera pour la Ligue des Champions, qui sera son plus grand objectif. En Ligue des Champions, il y a 2 ans, il n’a pas marqué contre nous, on espère répéter ça.

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Carlo Ancelotti

Je suis convaincu que nous réussirons avec Ancelotti, ses chiffres en Ligue des Champions sont fabuleux.

Son approche au Napoli a été excellente et il transmet de la sérénité à tout l’environnement. Il est très simple et profite de chaque moment dans le vestiaire avec nous, pour parler et former le groupe.

Par exemple, pour forcer les nouveaux à s’intégrer, il les a forcés à monter sur une chaise et à chanter à côté de lui. Même le président De Laurentiis est plus serein depuis qu’il est là.

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La Juve

Sommes-nous toujours les principaux challengers de la Juve ? Oui car comme le président l’a dit, n’oubliez pas que nous avons déjà un groupe qui a fait de grandes choses.

Le club et le coach saurons où est comment renforcer l’équipe, le seul problème est que les gens oublient les belles choses que nous avons faites avant.

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Maurizio Sarri

Les choses que nous avons accomplit, c’est grâce à lui, ces 3 années serons indélébiles.

On ne peut que le remercie pour ce qu’il nous a apprit sur le football. Le timing et les mouvements qu’il nous a donné restent excellents.

Maintenant, Ancelotti a été capable d’apprécier cela et le combinera à sa grande expérience. D’une certaine manière, mais avec quelques distinctions, on a les mêmes sensations que lorsque nous sommes passés de Mazzarri à Benitez.

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Tous les capitaines du Napoli de 1926 à 2018

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Dans son histoire le Napoli a compté pas loin de 26 capitaines différents. À Naples plus qu’ailleurs l’âme de guerrier est recommandée voire obligatoire, les capitaines se doivent alors de mouiller le maillot encore plus que les autres. Cette mentalité de battants très inscrite dans la culture napolitaine se rapproche de la fameuse grinta sud-américaine. Ce bout de tissu pour les vaillants a été porté pas des joueurs charismatiques et des légendes du club, nous allons ici vous les présenter en évitant de mentionner ceux qui ont porté que très rarement le capitanat.

 

Innocenti

Paulo Innocenti (1926-1933), le défenseur brésilien naturalisé italien aura été le tout premier capitaine de l’histoire du Napoli et ce dès sa première saison. En provenance de Bologne où il aura été champion d’Italie la saison précédente. Le défenseur fut un vrai leader charismatique, en témoigne ses 7 ans avec le brassard de capitaine de 1926 à 1933. Il aura joué 213 matchs et aura marqué 6 buts. Innocenti terminera sa carrière au Napoli et aimera ce club à tel point qu’il en deviendra l’entraîneur un peu plus tard. Innocenti après en avoir terminé avec le football, restera vivre à Naples jusqu’à la fin de sa vie.

 

 

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Attila Sallustro (1926-1937), né « par erreur » au Paraguay de parents napolitains il revient à 11 ans dans sa ville d’origine pour y devenir l’un des plus grands attaquants de l’histoire partenopea. Première véritable star de l’histoire napolitaine, »Veltro » ou « il divino » comme il était surnommé avec son compère d’attaque Antonio Vojak, affolera les compteurs. Avec 106 buts il est le troisième meilleur buteur de l’histoire du club derrière Hamsik et Maradona. Il sera par la suite le 2ème capitaine de l’histoire du Napoli où il gardera le brassard pendant 4 ans de 1933 à 1937. Il deviendra même le premier joueur du Napoli à être appelé en équipe nationale italienne. Pour l’anecdote: il n’a reçu son premier salaire de footballeur à Naples qu’à partir de sa sixième saison, son père trouvant honteux le fait d’être payé pour une activité sportive l’obligea à jouer gratuitement, pour le remercier le club lui offrit une belle moto de luxe en échange. Tout comme Innocenti il restera à Naples jusqu’à son dernier souffle, il sera même entraîneur du Napoli durant une courte période. Arès son décès en 1983, le stade San Paolo devait être renommé « Stadio Attilla Sallustro » mais au final les autorités religieuses du coin s’opposeront à changer le nom du saint « Paolo ».

 

 

Buscaglia

Carlo Buscaglia (1928-1938), pilier de la montée du club en Serie A, Buscaglia était l’une des idoles des tifosi pour son activité et sa grinta sans pareille sur le terrain. Capitaine pour sa dixième et dernière saison napolitaine en 1937-1938 il marquera par sa polyvalence incroyable. Capable de dépanner en tant que gardien de but (pas de remplacent à l’époque), ce milieu de terrain jouait également latéral, défenseur central et comme avant centre. Hélas, alors qu’il était le joueur le plus capé de l’histoire avec 259 matchs et 40 buts, il retourna dans son Piémont natal pour rejoindre la Juventus la saison suivante.

 

 

Sentimenti

Arnaldo Sentimenti (1934–1943 / 1945–1948), gardien de but du Napoli pendant 12 ans il marqua l’histoire en étant capitaine sur ses huit dernières saisons au pied du Vésuve. Sentimenti sera la gardien du Napoli durant de 8 saisons de 1938 à 1943 puis de 1945 à 1948. Gardien de valeur sur le terrain où il arrêta pas moins de 36 penaltys dont 9 d’affilés, mais également homme de valeur en dehors puisqu’il refusa une grosse offre de la Juventus pour rester à Naples qu’il considérait « comme sa seconde mère » pourtant à une époque où le Napoli jonglait entre la Serie A et la Serie B. Il aura joué 235 matchs avec le club azzurro. Sentimenti entraînera par la suite le Napoli et y finira paisiblement ses jours.

 

 

Di Costanzo

Egidio Di Constanzo (1941–1943 / 1945–1951), formé au Napoli, le jeune Di Constanzo aura joué 7 saisons au Napoli, 5 en Serie A et 2 en Serie B et aura joué surtout pas moins de 153 matchs pour un total de 7 buts. Au fil du temps le milieu italien sera reconnu pour ses qualités techniques et se montrera décisif au point d’être complimenté par l’ancien sélectionneur de l’Italie Vittorio Pozzo. Di Constanzo ne sera jamais appelé avec l’équipe nationale (à une époque où jouer à Naples était assez rédhibitoire pour être sélectionné…) mais sera par contre nommé capitaine du Napoli en 1948 et le sera jusqu’en 1951. Il gagnera la Serie B en 1949 durant sa période de capitaine. L’italien entraîna le Napoli quelques années plus tard et ne quittera plus jamais Naples, sa ville natale.

 

 

Amadei

Amedeo Amadei (1950–1956), l’attaquant italien. Plus jeune buteur de l’histoire de la Serie A et véritable légende de la Roma, il débarque au Napoli en provenance de l’Inter, il passera au total 6 années à Naples et jouera en Serie B. Amadei prendra le brassard de capitaine au bout d’un an et le gardera lors des saisons 1951 et 1953. Considéré comme l’un des meilleurs attaquants italien de l’histoire, Amadei prendra sa retraite au Napoli après 171 matchs joués et 47 buts marqués. Il poursuivra son aventure napolitaine directement après sa retraite en tant qu’entraîneur du Napoli de 1956 à 1961.

 

 

Pesaola

Bruno Pesaola (1952–1960), fils d’immigrés italiens et né en argentine, après avoir fait sa formation à River Plate, il demande la naturalisation Italienne lui qui se considérait comme un « napolitain né à l’étranger ». Petisso comme on l’appelle, arrive à Naples où il forme un redoutable duo avec Vinicio, attaquant reconnu pour sa finesse technique il joua 240 matchs avec le Napoli pour 27 buts. Homme charismatique et leader, sa forte personnalité a fait de lui la coqueluche du public, il prend le brassard l’année suivante après son arrivée pour ne plus le quitter jusqu’à son transfert au Genoa. Pesaola marqua considérablement l’histoire du club et est toujours resté très attaché à la ville de Naples, où il y finira ses jours en 2015. Il entraîna l’équipe partenopea à quatre reprises, la saison 1962-1963, de 1964 à 1968, la saison 1976-1977 et la dernière celle de 1982-1983. Il fit remonter le club en Serie A, et exploit pour l’époque, décrocha la coupe d’Italie quand l’équipe était encore en Serie B. Sa carrière d’entraîneur fut mouvementé avec plusieurs aller-retour dans des clubs, il remporta le scudetto avec la Fiorentina entre autre. A l’instar de Zeman ou Sarri, il était connu pour enchaîner clopes sur clopes sur le bord du terrain et savait transcender ses troupes grâce à sa forte personnalité.

 

 

Bugatti

Ottavio Bugatti (1953-1961), il se fait remarquer à la SPAL grâce notamment à ses premières sélections nationales. En 1953 malgré la concurrence de la Juve et de la Roma, le Napoli enrôle le gardien d’origine lombarde qui défendra les buts napolitains pendant 8 saisons. Agile et spectaculaire, Bugatti était une valeur sûre en Italie où il a été meilleur gardien du championnat en 1956 et capitaine de l’équipe pendant une saison en 1960 pour sa dernière année après la vente de Pesaola. Il quittera le Napoli avec le statut de joueur le plus capé de l’histoire du club bien qu’aujourd’hui il se situe à la 7ème place de ce classement. Il fini sa carrière à l’Inter puis entama une modeste carrière d’entraîneur, il dirigea notamment la primavera du Napoli.

 

 

Ronzon

Pierluigi Ronzon (1961-1967), très polyvalent il joua au Napoli à la fois au poste de milieu et de défenseur central. Il sera directement promu capitaine du Napoli, brassard qu’il gardera pendant 5 saisons jusqu’en 1966. Ronzon jonglera entre la Serie A et la Serie B avec le Napoli et fera même partie de l’équipe ayant réalisée l’exploit de remporter une coupe d’Italie tout en étant en Serie B lors de la saison 1961-1962, il marquera d’ailleurs le but décisif contre la SPAL en finale pour le 2-1. Ronzon sera un pilier de l’équipe mais son aventure Napoli se dégrade au fil des années. Sa mauvaise relation avec certains coéquipiers le pousse à demander de partir, chose que le club accepte puisqu’il signera ensuite à la Lazio pour y finir sa carrière. Ronzon aura disputé pas moins de 227 matchs avec le Napoli pour 15 buts marqués.

 

 

Juliano

Antonio Juliano (1962-1978), « Totonno » comme il était surnommé est l’uns des plus emblématique capitaine de l’histoire napolitaine avec pas moins de 505 matchs (deuxième joueur le plus capé de l’histoire) et 38 buts pour le milieu de terrain purement napolitain. Il portera le brassard de sa ville pendant 12 années (personne n’a fait mieux jusque là), de 1966 à son départ pour Bologne en 1978. Au cœur du jeu du magnifique Napoli de Vinicio dont il était l’organisateur vu sa bonne technique et son sens du jeu, réputé pour être travailleur et influant, il était l’un des meilleurs milieux italien de son époque. Il était réputé pour son leadership, ses contrôles de balle, sa vision de jeu et son endurance hors du commun mais pourtant il ne fut que très peu utilisé par la Nazionale avec seulement 18 matchs (à savoir que les joueurs du nord étaient souvent plus prioritaire à l’époque) mais il remportera malgré tout l’Euro 1968. Toujours très proche de rempoter ce scudetto tant désiré, il remporta néanmoins la Coppa en 1976 et surtout les cœurs des napolitains par sa loyauté, son engagement et son amour du maillot partenopeo. Une fois sa carrière fini il intègre le staff du Napoli où il fit notamment venir des joueurs comme Ruud Krol et un certain Diego Maradona. Il s’occupa aussi de la primavera du club, aujourd’hui il occupe un rôle de consultant dans les médias italiens.

 

 

Bruscolotti

Giuseppe Bruscolotti (1972–1988), surnommé Pal e Fierr par les tifosi (dû à sa force physique), l’emblématique latéral droit débarque au Napoli en provenance de Sorrento. Bruscolotti fera ses débuts lors de la victoire du Napoli 1-0 contre Ternana et au bout de 6 saisons au Napoli il obtiendra le capitanat avant de le laisser à Claudio Vinazzani en 1980, mais il le reprendra après le départ de ce dernier en 1983 et ce jusqu’à la fin de sa carrière en 1988. Bruscolotti renforcera sa légende au Napoli en ayant un rôle majeur en aidant le Napoli à remporter son tout premier scudetto de son histoire en 1987. Véritable leader du vestiaire et ami intime de Diego il était connu pour organiser des repas chez lui pour toute l’équipe et être le meneur du vestiaire. Bruscolotti sera réputé pour sa puissance, son gabarit et sa ténacité. Défenseur rugueux également connu pour son habilité au marquage, son leadership, ses tacles, son fair-play et surtout pour son agressivité qui lui vaudra sa notoriété. Il avouera d’ailleurs avoir toujours refusé d’être entraîneur ou dirigeant à cause de ses coups de sang et sa nervosité. La légende du Napoli reste à ce jour le joueur le plus capé du club avec 515 matchs et 11 buts inscrits.

 

Maradona

Diego Armando Maradona (1984–1991) surnommé El Pibe de Oro, LA légende du Napoli arrive en provenance du FC Barcelone et est présenté devant pas moins 75 000 tifosi. Dribbleur hors pair, Maradona était capable d’éliminer les plus grands défenseurs de son époque grâce à un toucher de balle unique. Petit de taille Maradona était difficile à saisir. En plus d’être un grand buteur, il était capable de marquer des buts improbables. N’étant pas qu’un buteur, Maradona était aussi un passeur et un des meilleurs, voir le meilleur stratège. Diego Maradona fera ses débuts avec le Napoli et aura un tel impact sur l’équipe, sur le club et sur la ville que le vétéran et joueur le plus capé du club, Bruscolotti, n’a pas d’autre choix que de lui remettre son brassard de capitaine, brassard que l’argentin portera 5 saisons de 1986 à son départ en 1991. Alors que la Serie A est dominée par les grands clubs du nord la Juventus, le Milan AC et l’Inter de Milan, Diego Maradona chamboule tout et après avoir remporté la Coupe du Monde 1986, il remporte le Scudetto en 1987 avec le Napoli, chose qui n’était jamais arrivée dans le Mezzogiorno, insuffisant pour Diego qui ajoutera à cela la Coupe d’Italie pour faire le doublé Coupe-Championnat. La légende de Maradona augmentera de manière considérable après cela, au point de voir le petit argentin être mêlé à la religion par les tifosi napolitain. Donner le premier scudetto au Napoli pour Maradona n’était visiblement pas assez, il remportera 2 ans plus tard la Coupe UEFA en éliminant les Girondins de Bordeaux, la Juventus, le Bayern et Stuttgart, finale où Diego aura tellement éclaboussé de son talent qu’il se verra attribuer la note de 10/10. Cette coupe sera la 1ère et unique coupe d’Europe remportée par le Naples. Le Napoli remporte un an plus tard son second scudetto en 1990 devant le grand Milan AC et écrase littéralement la Juventus de Turin 5-1 en Supercoupe d’Italie la même année. Diego Maradona quittera le Napoli suite à une suspension de 15 mois après plusieurs scandales, cela ne change rien à sa légende pour tifosi du Napoli et le club qui retire son numéro 10 en déclarant que c’est le numéro de Maradona. La désormais légende du Napoli aura joué 259 matchs pour 115 buts faisant de lui le second meilleur buteur de l’histoire du club derrière Hamsik.

 

 

Ferrara

Ciro Ferrara (1984–1994), une décennie au club, capitaine, grand talent de sa génération et né à Naples, il est aussi tifoso du club. Buteur lors d’une finale européenne remportée et pourtant peu populaire auprès des napolitains, c’est là tout le paradoxe de Ciro Ferrarra. La raison de cette impopularité est simple, son départ à la Juventus en 1994 qui n’a jamais été digéré par les tifosi. Ciruzzo, comme on l’appelait, n’en reste pas moins un capitaine emblématique du Napoli. Il grandit au sein centre de formation avec un certain Fabio Cannavaro, très jeune il intègre l’équipe type au poste de latéral droit mais pouvait également évoluer en charnière centrale. Défenseur à l’ancienne très rugueux dans les duels, athlétique et doté d’une bonne technique, il s’imposa alors très vite comme un cadre incontournable de l’équipe (en prenant le brassard à partir de 1991 pendant 3 ans jusqu’en 1994) et de la Nazionale. Deux scudetti, une coupe d’Italie et une coupe de l’UEFA avant donc de partir chez l’ennemi juré. Malgré cette trahison son amour pour sa ville natale et son club reste intact, par la suite il entame une carrière d’entraîneur (Juve-Sampdoria) sans grand succès (aujourd’hui en Chine). Ciro Ferrara aura disputé 322 matchs et inscrit 15 buts.

 

 

Bordin

Roberto Bordin (1993-1997), parcours atypique pour celui qui a vu le jour en Libye et à que rien ne destinait une carrière au haut niveau. Bordin commença à faire ses gammes dans les divisions inférieures avant de faire ses preuves avec l’Atalanta, alors entraîné par un certain Marcelo Lippi, qui l’emmena avec lui à Naples la saison suivante avec pour objectif de rebâtir un Napoli compétitif. Cependant Bordin arrive dans un Napoli encore bien trop secoué suite au départ de Maradona, mais le milieu de terrain fit une très belle première saison au point d’hériter du brassard de capitaine qu’il gardera durant 3 saisons de 1994 à 1997, soit son départ. Avec 108 matchs au compteur sous le maillot napolitain il devra ensuite quitter le club pour subir une opération suite à des problèmes de santé. Il entama ensuite une modeste carrière d’entraîneur. Bordin restera toujours attaché au Napoli et rendra même visite à Sarri lors d’une pré-saison.

 

 

Ayala

Roberto Ayala (1995-1998), le célèbre défenseur argentin débarque en Italie en provenance de River Plate, prêté par Parme car le club italien avait dépassé son quota de joueur non-européens. À la suite de cela le Napoli obtient 50% des droits du joueur. Après une bonne première saison, le Napoli décide d’acheter le joueur et lui offre le brassard durant une saison, sa dernière au Napoli, la saison 1997-1998. Petit pour un défenseur central (1m77) il était réputé pourtant pour avoir l’un des meilleurs jeu de tête au monde. Malgré les bonnes performances de l’argentin, le Napoli descendra en Serie B à la fin de la saison 1997-1998, saison réputée comme l’une des pires de l’histoire du club. Ayala quittera le Napoli pour rejoindre le Milan AC et gagner le scudetto. L’argentin aura disputé 96 matchs et aura inscrit 1 but.

 

 

Baldini

Francesco Baldini (1995-2001/2002-2003), histoire complètement folle qu’est celle de Baldini. Ce défenseur central prêté puis acheté définitivement à la Juve était réputé pour être un joueur très rugueux et assez limité. Il forme tout de même une charnière centrale correcte avec Ayala, il héritera du brassard de capitaine pour deux ans après le départ de ce dernier. C’est là que les ennuis commencent pour lui, le club vit alors une situation dramatique qui le pousse lentement vers la faillite avec plusieurs descentes en Serie B. Le climat est très tendu et Baldini est prit en grippe par les tifosi pour son niveau. Hélas un groupe de 6 ultras agités armés de barres de fer décident d’en découdre avec lui en le pourchassant en scooter à la sortie d’un match. Les ultras l’attaquent en explosant les vitres de sa voiture, le joueur est blessé par les éclats mais arrive tout de même à prendre la fuite, Gomorra avant l’heure. Malgré cette agression et ce climat houleux qui l’obligera à partir, Baldini ne cessera de clâmer son amour pour la ville et ses habitants. Baldini aura disputé 195 matchs et inscrit 2 buts avant de filer au Genoa.

 

 

Taglialatela

Giuseppe Taglialatela (1990–1991 / 1993–1999) tout jeune, et formé au Napoli, le gardien originaire d’Ischia n’a pas eu sa chance dès le début. En effet « Pino » comme il est surnommé n’est alors que le troisième gardien du Napoli derrière Claudio Garella et Raffaele Di Rusco. Le Napoli décidera donc de le prêter pour engranger de l’expérience, d’abord à Palermo en Serie C puis à Avellino en Serie B. Taglialatela est courtisé par des clubs de Serie A mais revient au Napoli en 1990 où il fera ses débuts lors de la défaite 1-0 contre la Juve. Le gardien napolitain ne jouera que 3 matchs et sera encore prêté à Palermo, Ternana et Bari avant de retourner une seconde fois au Napoli en 1993 et sera cette fois titulaire dans l’équipe première. Il sera gardien numéro 1 pour plusieurs années et sera même capitaine pour la saison 1998-1999. Considéré comme un des meilleurs gardien d’Italie, Taglialatela est courtisé par les grands clubs italiens, mais le Napolitain refuse et se dit prêt à rester malgré la crise. Les saisons suivantes sont moins glorieuses car le Napoli est en Serie B lors de la saison 1997-1998. Le napolitain quittera le club un an plus tard pour la Fiorentina. Il aura disputé pas moins de 203 matchs. Taglialatela était constant, pouvait sortir des réflexes incroyables, était agile et athlétique. Le napolitain était surnommé « pipistrello » et « batman ». Il était également connu pour être un spécialiste des penaltys, il en a sauvé pas moins de 11 sur un total 28 (il détient le plus haut pourcentage de penalty arrêté dans l’histoire de la Serie A avec 42.9%).

 

 

Magoni

Oscar Magoni (1999-2002), milieux de terrain athlétique et rugueux, le bergamasque Magoni est issu d’une grande famille de sportifs. Il choisit de se lancer dans le football amateur puis devient pro en signant à l’Atalanta (1992), équipe avec laquelle il obtiendra la promotion en Serie A. Il confirme avoir un honnête niveau en première division et signe à Bologna puis au Genoa avant de partir vers le sud au Napoli où il restera trois saisons pour 116 matchs et 6 buts. Malheureusement pour lui il débarque dans les années noires du club qui connait de graves soucis économiques. L’historique président Ferlaino doit vendre le club pour éviter la faillite. Bien qu’il n’ait pas marqué le club napolitain, Magoni aura obtenu le brassard pour une saison seulement, la saison 2002/2003, sa dernière au club. Magoni débarque lorsque le club est en Serie B et monte en première division, puis le club en pleine tourmente enchaîne les entraîneurs avec Zeman, Mondonico (entre autres) et descend. Oscar fera une dernière saison en Serie B comme capitaine avant de repartir dans le nord. Il entama après la fin de sa carrière une modeste pige d’entraîneur.

 

 

Stellone

Roberto Stellone (1999-2003), à l’été 1999, le buteur italien signe au Napoli en Serie B dans un deal en copropriété. Sa première saison est une réussite, ses 10 buts permettent à Naples de retrouver la Serie A. Le Napoli décidera à l’issue de cette saison d’acheter tous les droits pour le joueur. Stellone débute en Serie A avec le Napoli en inscrivant un but contre la Juve lors d’une défaite 2-1, sa saison sera limitée car il ne jouera que 3 matchs en tout à cause d’une blessure. Il verra lors de cette saison le Napoli chuter et retourner en Serie B, l’attaquant italien restera malgré tout pour les saisons 2001-2002 et 2002-2003 où il inscrira 19 buts en 51 matchs. Il manquera plusieurs matchs à cause d’une nouvelle blessure. Suite à ses bonnes performances le Napoli lui donnera le brassard de capitaine pour une seule saison, la saison 2002-2003 mais sera prêté en 2004 à la Regina suite à de nouveaux problèmes financiers du club. Malheureusement pour lui, Stellone ne reviendra jamais de son prêt car le club achètera deux attaquants : David Di Michele et Emiliano Bonazzoli. Ne pouvant avoir de place et du temps de jeu dans l’équipe, Stellone sera vendu au Genoa en Serie B. L’attaquant italien aura disputé 102 matchs et aura inscrit 33 buts. Aujourd’hui Stellone est un entraîneur reconnu à la tête de Palerme en Serie B.

 

 

Marcolin

Dario Marcolin (2003-2004), peu se souviennent de lui car il débarque dans l’un des pires moment de l’histoire du club. Il signe en janvier 2003, ne reste qu’une saison et demie en ayant le brassard de capitaine. Pourtant Dario Marcolin et son expérience (il a alors 32 ans) vont servir au Napoli, assurant deux maintiens consécutifs de l’équipe, alors en Serie B. Milieu de terrain élégant positionné devant la défense, doté d’un bon pied gauche et d’une belle vision du jeu. Leader naturel par son intelligence et son calme il prit vite le brassard de capitaine. Hélas à la fin de la saison le club est déclaré en faillite, le président Salvatore Naldi doit vendre le club, qui est donc racheté par un certain Aurelio De Laurentiis, mais l’équipe doit repartir de la troisième division et se sépare donc de ses cadres dont Marcolin. Par la suite il devient adjoint de Mancini à l’Inter et de Mihajlovic également, il fut l’entraîneur de plusieurs équipes de Serie B et est désormais consultant pour divers médias napolitains.

 

 

Scarlato

Gennaro Scarlato (1996–1999/ 1999–2000 / 2004–2005) Le défenseur natif de Naples est formé au club et remporte la coupe d’Italie avec la primavera. Le jeune napolitain sera appelé avec les pros et en équipe d’espoir d’Italie, il était considéré comme l’un des talents italiens les plus prometteur par l’entraîneur de l’époque Vudajin Boskov. Il est ensuite ciblé par le club de Chelsea mais n’ayant pas trouvé l’accord, Scarlato restera à Naples où il débutera lors de la saison 1996-1997, en 1997 plus précisément car le jeune joueur se fera une double fracture du tibia le mettant sur la touche pour six mois. Scarlato reste deux saisons au Napoli en jouant environ 30 matchs mais est prêté à Vicenza en échange de Davide Mezzanotti. Il évitera la relégation avec Vicenza et retournera au Napoli pour quelques mois mais n’entrant pas dans les plans de l’entraîneur, il sera vendu au Torino. En 2004 il fait son retour au Napoli pour la troisième fois donc sous la forme de prêt. Il débarque dans le « Napoli Soccer » qui est alors en Serie C où il héritera du brassard de capitaine pour la saison 2004-2005. Suite à de mauvaises relations avec l’entraîneur du Napoli, Edoardo Reja, le napolitain quittera le club pour Crotone et ne reviendra plus jamais au club. Le défenseur napolitain n’aura joué que 78 matchs pour 4 buts.

 

 

montervino

Francesco Montervino (2003-2004, 2004-2009), milieux de terrain (jouant milieu offensif, relayeur et sentinelle) pouvant également dépanner comme latéral et défenseur central, ses qualités sont assez simples, une énorme dose de testostérone, une grinta hors du commun, un buffle, un gladiateur, prêt à mourir sur le terrain. Montervino était connu pour sa capacité à récupérer les ballons et sa conservation de balle. Il a marqué les esprits par sa rage, sa hargne et son énergie dépensée sur le terrain. En 2003 il débarque d’Ancone, avec qui il avait pourtant obtenu la montée, dans un Napoli en pleine crise sportive et financière mais rien n’effraye le vaillant Montervino. Il est prêté six mois à Catane lors de sa première saison napolitaine et lorsque le club est rétrogradé il décide de rester malgré tout. Le club ne compte plus que quatre joueurs dans son effectif il faut alors tout reconstruire. S’en suit deux années en Serie C où il hérite du brassard de capitaine lors de la saison 2005-2006, saison où il remportera le championnat, la montée en Serie B puis s’enchaîne celle en Serie A, Montervino aura tout connu du renouveau du Napoli dont il est un fier symbole. Après sa deuxième saison en Serie A Donadoni ne semble pas compter sur lui, il signe alors chez le voisin de la Salernitana. Le milieu box-to-box fera même ses débuts européens en Europa League avec le Napoli, Montervino aura gravi les échelons en même temps que son club en passant de la 3ème division italienne à la coupe d’Europe. Montervino aura au final porté 166 fois le maillot napolitain pour 6 buts et un nombre incalculable de tacle pas toujours très réglementaires.

 

 

iezzo

Gennaro Iezzo (2005-2011), natif de Castellammare di Stabia à quelques kilomètres de Naples, Iezzo quitte Cagliari et la Serie A pour le Napoli et la Serie C lors de la saison 2005-2006 où il contribuera à la montée du Napoli en Serie B en ayant seulement concédé 18 buts en 32 matchs. Sa grosse saison lui permettra d’hériter du brassard de capitaine pour une saison, la saison 2006-2007, saison où il est le protagoniste de la montée du Napoli en Serie A en étant le gardien ayant concédé le moins de buts (25 buts en 39 matchs) faisant du Napoli la meilleure défense du championnat devant la Juve. Lors de la saison 2007-2008 en Serie A, Iezzo se blesse au genou et devra laisser sa place à Matteo Gianello jusqu’en Avril et reviendra lors de la 33ème journée puis laissera les derniers matchs de la saison à Nicolas Navarro. Lors de la saison 2008-2009, Iezzo fera ses débuts européens contre Panionios en coupe Intertoto. Pour finir, durant de ses deux dernières saisons au Napoli, Iezzo aura un rôle de second gardien au profit de Morgan De Sanctis et ne jouera aucun match de Serie A, se contentant de 3 matchs de coupe d’Italie. Son contrat expire à l’issue de la saison 2010-2011 et quittera le Napoli pour jouer en amateur et prendre sa retraite. Iezzo aura disputé pas moins de 104 matchs et n’aura concédé que 84 buts, Iezzo comme Montervino et Grava, sera un des rares joueurs ayant joué au Napoli de la 3ème division italienne à la coupe d’Europe.

 

 

cannavaro

Paolo Cannavaro (1998-1999 / 2006-2014), né à Naples, formé à Naples comme son illustre frère Fabio, Paolo vivra longtemps dans l’ombre de son frangin avant de se faire un nom et une place éternelle dans les cœurs de tous napolitains. Paolino comme on le surnomme fera ses débuts professionnels à l’âge de 17 ans lors de la saison 98/99. Mais le club étant dans une situation compliquée il est vendu à Parme pourtant en pleine bourre à l’époque. Il y rejoint son frère aîné et restera de nombreuses années à Parme avec un prêt d’une saison à l’Hellas. A l’été 2006 il décide de rejoindre son Napoli pourtant en Serie B et en pleine reconstruction. Un choix payant puisqu’il deviendra tout de suite un pilier de l’équipe et du vestiaire. Il emmène le club de son cœur en Serie A signant ainsi le retour du Napoli au premier plan. Il devient alors capitaine naturel et incontesté de l’équipe à partir de la saison 2007-2008 et ce pour 7 années. Il incarne le symbole de la reconquête du Napoli en participant aux coupes d’Europe et en luttant pour les toutes premières places de Serie A. Cannavaro est alors au top de sa forme, il est incontestablement l’un des meilleurs défenseurs central de Serie A mais il sera injustement ignoré de la Nazionale pendant toutes ces années pour des motifs soit disant tactiques. Capitaine charismatique et joueur indispensable il enchaîne les très bonnes saisons jusqu’à l’arrivée de Benitez à l’été 2013. L’entraîneur espagnol va vite mettre Paolo sur le banc sans que l’on comprenne pourquoi, il s’agirait d’une brouille avec son agent et le président, quoiqu’il en soit il se voit contraint de quitter Naples au mercato hivernal pour Sassuolo. Après plusieurs saisons chez les neroverdi il part en janvier 2018 rejoindre son frère en Chine pour être entraîneur adjoint. Au total Cannavaro aura disputé 278 matchs avec le Napoli pour 9 buts. Très chaleureusement applaudit à chacun de ses retours au San Paolo avec Sassuolo il restera éternellement « Il Capitano » et symbolise la grande remontée du Napoli au premier plan en soulevant notamment la coupe d’Italie 2012 gagnée face à l’invincible Juventus.

 

 

hamsik

Marek Hamsik (2007 -) le jeune joueur slovaque débarque au Napoli à l’été 2007 pour 5,5M. Hamsik sera décrit dans la foulée par De Laurentiis comme étant le futur du club. Hamsik débutera sur l’aile, mais jouera à d’autres postes comme milieu offensif, attaquant de soutient et poursuivra milieu relayeur. Connu pour sa vision du jeu, ses dribbles et sa technique, Hamsik démontra par la suite être un joueur capable de marquer des buts, et de les amener. Joueur ambidextre, Marek démontra toute son habilité balle au pied et sera même le métronome de l’équipe. Il sera également connu pour son leadership (qui lui vaudra le brassard de 2013 à aujourd’hui) pour son endurance, et pour son intelligence balle au pied. La légende et Ballon d’Or 2003 Pavel Nedved déclare même qu’Hamsik est son héritier et que ses caractéristiques et son style de jeu se rapprochaient du sien. Hamsik finira lors de sa première saison meilleur buteur de l’équipe napolitaine, au fil des années le joueur slovaque de l’année recevra de multiples offres de grands clubs comme le Milan AC et la Juventus, offres repoussées par Hamsik qui rentrera dans le coeur des tifosi pour sa loyauté. Hamsik remportera son premier trophée avec le Napoli, la Coupe d’Italie 2012, victoire contre la Juve 2-0 où il inscrira le but du break, le premier trophée du club depuis 20 ans. Hamsik ne s’arrêtera pas là car il remportera également la coupe d’Italie et la supercoupe d’Italie en 2014 contre la Fiorentina et la Juve. Hamsik ne cessera de prolonger avec Naples et fêtera même ses 10 ans au club en battant le record de buts de la légende Maradona en 2017 en inscrivant son 116ème but contre la Sampdoria. Hamsik aura joué pas moins de 501 matchs et inscrit 119 buts avec le Napoli, et ce n’est pas loin de se terminer (du moins espérons-le).

 

Article écrit par Aldo DS et Don_Baldi.

10 bonnes raisons de croire en Adam Ounas au Napoli.

Tout droit venu de Bordeaux après un passage controversé en Ligue 1, le néo napolitain a tout pour réussir à Naples, on vous explique pourquoi !

1 – Parce que, les tifosi.

La réputation des tifosi napolitains n’est plus à faire, la chaleur du San Paolo n’a laissé personne indifférent, jusqu’aux grands champions. Avec un public pareil, et surtout après ses belles déclarations sur la ville et le club, il va avoir un soutien de poids derrière lui, hein Kalidou ?

Soccer: Serie A; Napoli-Carpi

Si c’est pas du soutien ça …

2 – Parce que, le groupe.

On peut dire que là-dessus, on est gâtés. Le groupe est sûrement le plus soudé de ces dix dernières années, les images de Dimaro peuvent en témoigner assez facilement. Il y retrouvera des repères comme son compatriote Faouzi Goulham ou Amadou Diawara avec qui il a semble t-il, déjà tissé de beaux liens. Un plus pour son intégration.

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3 – Parce que, Maurizio Sarri.

Le style du maitre à jouer napolitain est très complexe et facilement reconnaissable par son identité très prononcée, les ailiers y sont très exploités et qui se dépensera sans compter saura se voir récompenser. Ca s’annonce bien pour un feu follet comme lui. Avec Sarri c’est assez simple, tu ne bosses pas tu ne joues pas, il saura donc lui amener cette discipline dont Adam aura cruellement besoin s’il veut passer un cap en Italie. A toi de jouer Adam.

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4 – Parce que, son temps de jeu.

Avec tout le respect pour nos amis bordelais, le Napoli vise d’autres objectifs : l’Europe, la Coupe d’Italie, le Scudetto … Il en faudra du turnover, Adam saura donc trouver facilement son temps de jeu. Rajoutons à ça que son concurrent direct à ce poste, José Callejón, a montré certaines limites face au but la saison passée malgré son importance tactique essentielle. Trois buts et trois passes décisives en matchs de préparation, il met déjà la pression sur l’espagnol. Il aura clairement une carte à jouer.

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José Callejón, mentor mais en première ligne.

5 – Parce que, Insigne, Mertens …

De Zola à Insigne et Mertens en passant par Diego, les petits au Napoli sont une tradition. Qui ne fantasme pas à voir un joueur d’un mètre soixante dribbler tout le terrain du San Paolo ? Demandez à Didier Roustan !

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6 – Parce que, pas de pression.

Malgré qu’il soit déjà la nouvelle coqueluche des tifosi napolitains, on ne peut pas dire que son transfert ai fait un énorme bruit sur le marché européen. Tant mieux ! Après ses soucis à Bordeaux, c’est exactement ce qui lui fallait, un nouveau départ loin des controverses. Il ne reste plus qu’à lui de se jeter corps et âme dans le travail dorénavant.

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Tu crois franchement qu’il ressent la pression là ?

7 – Parce que, l’histoire serait belle.

Oui, on en parlait juste au-dessus, mais après son « faux pas » en Ligue 1 ce serait beau de le voir réussir en Italie, tout le monde a le droit à une deuxième chance non ?

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8 – Parce que, l’équilibre du Napoli.

Ce Napoli a une chance énorme, c’est un mix presque parfait entre anciens, internationaux et jeunes prodiges … Il va pouvoir apprendre avec des promesses de son rang telles que Rog, Diawara, Zielinski auprès de vieux briscards comme Maggio ou Reina et s’inspirer de joueurs au top de leurs formes comme Hamsik ou Insigne. Pas mal non ?

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“ – Là tu te places de le half-space droit et t’es en position pour rafaler des mères ” ‘‘ – Ah ok. ”

9 – Parce que, la Serie A.

La Serie A, ce n’est pas la Ligue 1. Attention, on ne dit pas là que c’est mieux ( ou juste un peu ), mais c’est différent. Un joueur qui réussi en Ligue 1 ne réussi pas forcément en Serie A, et vice-versa. Le style est nettement moins physique et beaucoup plus adapté pour des joueurs très techniques avec une baisse de niveau global des défenses ces dernières années. Le nombre de buts inscrits n’a rien à envier aux autres grands championnats, à lui d’y contribuer maintenant.

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Meilleure attaque, tu connais.

10 – Parce que, on veut qu’il réussisse.

Bah oui, Adam c’est la famille.

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Interview de Raul Albiol « Finir ma carrière à Naples ? Peut-être. »

Après 4 saison pleines au Napoli, le défenseur espagnol Raul Albiol arrivé en provenance du Real Madrid a su s’imposer comme étant le patron de la défense napolitaine. Plusieurs rumeurs l’envoyaient en Espagne mais le défenseur a décidé de resté au Napoli, l’occasion pour lui de donner une interview. 

– Raul, c’est ta 5ème année au Napoli, la bonne pour le scudetto ?

– Oui, on sait qu’on a une équipe compétitive pour le scudetto. Ça sera difficile mais si on refait comme la phase retour avec de la continuité tout sera possible. Il y a la Juve, la Roma, le Milan et l’Inter. On veut gagner et joueur en Champions League.

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– Comment le Napoli a grandi entre la première année de Sarri et maintenant ? 

– On a grandi techniquement et mentalement. On l’a montré sur la phase retour. On est très bien préparé pour le scudetto.

– C’est gratifiant de recevoir des éloges pour produire le plus beau jeu d’Italie et peut-être même de l’Europe ?

–  On joue un beau football mais c’est le moment de gagner quelque chose d’important. Nous devons être mauvais. On doit penser à gagner et à atteindre les objectifs en gagnant des trophées. L’équipe le sait. L’année dernière on a bien joué mais on a fini 3ème.

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– Qu’est-ce qu’il faut pour le rush final ?

– Nous devons poursuivre notre travail. Vous devez savoir souffrir et travailler avec humilité. Nous devons croire que nous sommes forts. Nous devons faire un effort pour atteindre l’objectif final.

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–  Vous commencez la préparation comme vous avez terminé la saison, avec sérénité, concentré sur l’objectif, vous marquez beaucoup de buts.

– Oui mais je ne fais pas confiance en ça. On peut se faire trahir par les attentes. En été il y’a beaucoup de travail et il y a les barrages de Champions League, il y a un risque de produire des erreurs.

– La défense a souffert avec 39 buts encaissés. Comment améliorer ça ?

– Au final on a eu 86 points. Avec une mauvais défense tu ne peux pas faire ça. C’était une grosse saison. On peut s’améliorer. Notre style de jeu est offensif. L’objectif est de marquer plus de buts et d’en encaisser moins.

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– Reina est important au Napoli à quel point ?

– Reina est important pour nous. C’est un expert. C’est sa 4 ème saison au Napoli, se battant sur et en dehors du terrain. Il a les qualités pour notre style de jeu. Il est fondamental et on espère qu’il restera avec nous.

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– La Juve est toujours sous le choc de sa défaite en finale de Champions League, La Roma est plus faible et les 2 Milans malgré les dépenses doivent apprendre à jouer ensemble. Le Napoli par contre joue avec les mêmes joueurs. Est-ce un avantage ?

– C’est un avantage d’avoir la même équipe. Mais on est prudent. Certains pensent qu’on a bien fait et que le titre nous revient. Au lieu de ça on devrait avoir plus de points et travailler encore plus que la saison dernière.

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– Au passage, combien la Juve a perdue en vendant Bonucci ?

– C’était un joueur important pour eux. Mais c’est difficile car c’est pas un joueur qui change l’équipe. L’attaque peut changer l’équipe. C’est plus facile de remplacer un défenseur qu’un attaquant.

– L’année dernière, à ce moment là, il y avait de la dépression à Dimaro. Aujourd’hui il y a de l’enthousiasme et il y a un véritable assaut des tifosi qu’on avait jamais vu avant. Cela montre que les gens croient en vous. 

– Pour nous c’est important que les tifosi soient là. On veut donner de la joie à tout le monde. Tout les clubs veulent gagner le scudetto. Une seule équipe pourra célébrer et on espère que ce sera la notre.

– En tant que défenseur, comment explique tu l’exploit de Dries Mertens ?

– On savait qu’il était fort. La première année avec Benitez il a fait la différence sur le banc. Il a surpris tout le monde mais on savait qu’il était fort. Avec ses caractéristiques, il a été bien intégré et a marqué énormément de buts.

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– L’attente vient aussi des familles, à quel point ça compte pour toi ?

– C’est très important. Je veux rester avec ma famille le plus longtemps possible. Pour mon travail j’ai besoin de sérénité à la maison et je l’ai.

– Une femme, 5 enfants et votre frère Miguel, comment vous vous déplacez ?

– Avec un bus.

– Pourquoi tu n’a pas joué contre Carpi ?

– Sarri devait reposer un défenseur et c’était moi. Les autres fois c’était les autres. Un peu de turnover.

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– Ça fait peur un peu de concurrence saine ?

– Non au contraire c’est meilleur pour tout le monde. L’entraîneur peut se sentir à l’aise car on est tous à un haut niveau. Au final on a tous les qualités pour remmener du bénéfice à l’équipe.

– Beaucoup de rumeurs t’envoyant en Espagne. Mais quel sera ton futur ?

– Je suis bien ici, je pense à faire une grosse saison. Après on verra. Je veux gagner le scudetto et après on verra pour mon futur.

– Pourrais tu finir ta carrière à Naples ?

– Finir ma carrière à Naples ? Peut-être. Ou en Espagne. Nous verrons. Maintenant je veux embrasser ma famille.

La lettre d’Edinson Cavani aux Tifosi du Napoli.

Edinson Cavani (104 buts avec le Napoli) était à Naples récemment. N’ayant pas la force de s’exprimer de vive voix devant les tifosi du Napoli (selon lui), l’attaquant de l’Uruguay a donc décider d’écrire une lettre aux fans du Napoli.

 » Les émotions. L’avion atterrit, de là haut je pouvais voir Naples, mon Naples se rapprocher. En une poignée de secondes, j’ai revécu des émotions uniques.  »

 » Sur scène je n’étais pas capable d’exprimer tout ce que je ressentais, la gratitude envers vous tous qui m’ont accueilli avec cette chaleur et cette affection.  »

 » Les émotions, de recevoir cette reconnaissance du football italien.  »

 » Les émotions, après avoir réalisé que ces personnes ont compris ma décision professionnelle et qui m’ont accueilli sans rancœur, comme si le temps s’était arrêté et que rien n’avait changé.  »

 » Les émotions, en voyant dans les yeux des napolitains cette lumière appelée espoir et qui allume ces rêves de victoire, où ici ils respirent le football et vivent pour l’équipe.  »

 » Les émotions et les frissons, quand je regarde mes buts et les images de tels succès qu’on a vécu ensemble.  »

 » Merci Naples, on se reverra encore… » .

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