Tous les capitaines du Napoli de 1926 à 2018

brassard

Dans son histoire le Napoli a compté pas loin de 26 capitaines différents. À Naples plus qu’ailleurs l’âme de guerrier est recommandée voire obligatoire, les capitaines se doivent alors de mouiller le maillot encore plus que les autres. Cette mentalité de battants très inscrite dans la culture napolitaine se rapproche de la fameuse grinta sud-américaine. Ce bout de tissu pour les vaillants a été porté pas des joueurs charismatiques et des légendes du club, nous allons ici vous les présenter en évitant de mentionner ceux qui ont porté que très rarement le capitanat.

 

Innocenti

Paulo Innocenti (1926-1933), le défenseur brésilien naturalisé italien aura été le tout premier capitaine de l’histoire du Napoli et ce dès sa première saison. En provenance de Bologne où il aura été champion d’Italie la saison précédente. Le défenseur fut un vrai leader charismatique, en témoigne ses 7 ans avec le brassard de capitaine de 1926 à 1933. Il aura joué 213 matchs et aura marqué 6 buts. Innocenti terminera sa carrière au Napoli et aimera ce club à tel point qu’il en deviendra l’entraîneur un peu plus tard. Innocenti après en avoir terminé avec le football, restera vivre à Naples jusqu’à la fin de sa vie.

 

 

sallustro

Attila Sallustro (1926-1937), né « par erreur » au Paraguay de parents napolitains il revient à 11 ans dans sa ville d’origine pour y devenir l’un des plus grands attaquants de l’histoire partenopea. Première véritable star de l’histoire napolitaine, »Veltro » ou « il divino » comme il était surnommé avec son compère d’attaque Antonio Vojak, affolera les compteurs. Avec 106 buts il est le troisième meilleur buteur de l’histoire du club derrière Hamsik et Maradona. Il sera par la suite le 2ème capitaine de l’histoire du Napoli où il gardera le brassard pendant 4 ans de 1933 à 1937. Il deviendra même le premier joueur du Napoli à être appelé en équipe nationale italienne. Pour l’anecdote: il n’a reçu son premier salaire de footballeur à Naples qu’à partir de sa sixième saison, son père trouvant honteux le fait d’être payé pour une activité sportive l’obligea à jouer gratuitement, pour le remercier le club lui offrit une belle moto de luxe en échange. Tout comme Innocenti il restera à Naples jusqu’à son dernier souffle, il sera même entraîneur du Napoli durant une courte période. Arès son décès en 1983, le stade San Paolo devait être renommé « Stadio Attilla Sallustro » mais au final les autorités religieuses du coin s’opposeront à changer le nom du saint « Paolo ».

 

 

Buscaglia

Carlo Buscaglia (1928-1938), pilier de la montée du club en Serie A, Buscaglia était l’une des idoles des tifosi pour son activité et sa grinta sans pareille sur le terrain. Capitaine pour sa dixième et dernière saison napolitaine en 1937-1938 il marquera par sa polyvalence incroyable. Capable de dépanner en tant que gardien de but (pas de remplacent à l’époque), ce milieu de terrain jouait également latéral, défenseur central et comme avant centre. Hélas, alors qu’il était le joueur le plus capé de l’histoire avec 259 matchs et 40 buts, il retourna dans son Piémont natal pour rejoindre la Juventus la saison suivante.

 

 

Sentimenti

Arnaldo Sentimenti (1934–1943 / 1945–1948), gardien de but du Napoli pendant 12 ans il marqua l’histoire en étant capitaine sur ses huit dernières saisons au pied du Vésuve. Sentimenti sera la gardien du Napoli durant de 8 saisons de 1938 à 1943 puis de 1945 à 1948. Gardien de valeur sur le terrain où il arrêta pas moins de 36 penaltys dont 9 d’affilés, mais également homme de valeur en dehors puisqu’il refusa une grosse offre de la Juventus pour rester à Naples qu’il considérait « comme sa seconde mère » pourtant à une époque où le Napoli jonglait entre la Serie A et la Serie B. Il aura joué 235 matchs avec le club azzurro. Sentimenti entraînera par la suite le Napoli et y finira paisiblement ses jours.

 

 

Di Costanzo

Egidio Di Constanzo (1941–1943 / 1945–1951), formé au Napoli, le jeune Di Constanzo aura joué 7 saisons au Napoli, 5 en Serie A et 2 en Serie B et aura joué surtout pas moins de 153 matchs pour un total de 7 buts. Au fil du temps le milieu italien sera reconnu pour ses qualités techniques et se montrera décisif au point d’être complimenté par l’ancien sélectionneur de l’Italie Vittorio Pozzo. Di Constanzo ne sera jamais appelé avec l’équipe nationale (à une époque où jouer à Naples était assez rédhibitoire pour être sélectionné…) mais sera par contre nommé capitaine du Napoli en 1948 et le sera jusqu’en 1951. Il gagnera la Serie B en 1949 durant sa période de capitaine. L’italien entraîna le Napoli quelques années plus tard et ne quittera plus jamais Naples, sa ville natale.

 

 

Amadei

Amedeo Amadei (1950–1956), l’attaquant italien. Plus jeune buteur de l’histoire de la Serie A et véritable légende de la Roma, il débarque au Napoli en provenance de l’Inter, il passera au total 6 années à Naples et jouera en Serie B. Amadei prendra le brassard de capitaine au bout d’un an et le gardera lors des saisons 1951 et 1953. Considéré comme l’un des meilleurs attaquants italien de l’histoire, Amadei prendra sa retraite au Napoli après 171 matchs joués et 47 buts marqués. Il poursuivra son aventure napolitaine directement après sa retraite en tant qu’entraîneur du Napoli de 1956 à 1961.

 

 

Pesaola

Bruno Pesaola (1952–1960), fils d’immigrés italiens et né en argentine, après avoir fait sa formation à River Plate, il demande la naturalisation Italienne lui qui se considérait comme un « napolitain né à l’étranger ». Petisso comme on l’appelle, arrive à Naples où il forme un redoutable duo avec Vinicio, attaquant reconnu pour sa finesse technique il joua 240 matchs avec le Napoli pour 27 buts. Homme charismatique et leader, sa forte personnalité a fait de lui la coqueluche du public, il prend le brassard l’année suivante après son arrivée pour ne plus le quitter jusqu’à son transfert au Genoa. Pesaola marqua considérablement l’histoire du club et est toujours resté très attaché à la ville de Naples, où il y finira ses jours en 2015. Il entraîna l’équipe partenopea à quatre reprises, la saison 1962-1963, de 1964 à 1968, la saison 1976-1977 et la dernière celle de 1982-1983. Il fit remonter le club en Serie A, et exploit pour l’époque, décrocha la coupe d’Italie quand l’équipe était encore en Serie B. Sa carrière d’entraîneur fut mouvementé avec plusieurs aller-retour dans des clubs, il remporta le scudetto avec la Fiorentina entre autre. A l’instar de Zeman ou Sarri, il était connu pour enchaîner clopes sur clopes sur le bord du terrain et savait transcender ses troupes grâce à sa forte personnalité.

 

 

Bugatti

Ottavio Bugatti (1953-1961), il se fait remarquer à la SPAL grâce notamment à ses premières sélections nationales. En 1953 malgré la concurrence de la Juve et de la Roma, le Napoli enrôle le gardien d’origine lombarde qui défendra les buts napolitains pendant 8 saisons. Agile et spectaculaire, Bugatti était une valeur sûre en Italie où il a été meilleur gardien du championnat en 1956 et capitaine de l’équipe pendant une saison en 1960 pour sa dernière année après la vente de Pesaola. Il quittera le Napoli avec le statut de joueur le plus capé de l’histoire du club bien qu’aujourd’hui il se situe à la 7ème place de ce classement. Il fini sa carrière à l’Inter puis entama une modeste carrière d’entraîneur, il dirigea notamment la primavera du Napoli.

 

 

Ronzon

Pierluigi Ronzon (1961-1967), très polyvalent il joua au Napoli à la fois au poste de milieu et de défenseur central. Il sera directement promu capitaine du Napoli, brassard qu’il gardera pendant 5 saisons jusqu’en 1966. Ronzon jonglera entre la Serie A et la Serie B avec le Napoli et fera même partie de l’équipe ayant réalisée l’exploit de remporter une coupe d’Italie tout en étant en Serie B lors de la saison 1961-1962, il marquera d’ailleurs le but décisif contre la SPAL en finale pour le 2-1. Ronzon sera un pilier de l’équipe mais son aventure Napoli se dégrade au fil des années. Sa mauvaise relation avec certains coéquipiers le pousse à demander de partir, chose que le club accepte puisqu’il signera ensuite à la Lazio pour y finir sa carrière. Ronzon aura disputé pas moins de 227 matchs avec le Napoli pour 15 buts marqués.

 

 

Juliano

Antonio Juliano (1962-1978), « Totonno » comme il était surnommé est l’uns des plus emblématique capitaine de l’histoire napolitaine avec pas moins de 505 matchs (deuxième joueur le plus capé de l’histoire) et 38 buts pour le milieu de terrain purement napolitain. Il portera le brassard de sa ville pendant 12 années (personne n’a fait mieux jusque là), de 1966 à son départ pour Bologne en 1978. Au cœur du jeu du magnifique Napoli de Vinicio dont il était l’organisateur vu sa bonne technique et son sens du jeu, réputé pour être travailleur et influant, il était l’un des meilleurs milieux italien de son époque. Il était réputé pour son leadership, ses contrôles de balle, sa vision de jeu et son endurance hors du commun mais pourtant il ne fut que très peu utilisé par la Nazionale avec seulement 18 matchs (à savoir que les joueurs du nord étaient souvent plus prioritaire à l’époque) mais il remportera malgré tout l’Euro 1968. Toujours très proche de rempoter ce scudetto tant désiré, il remporta néanmoins la Coppa en 1976 et surtout les cœurs des napolitains par sa loyauté, son engagement et son amour du maillot partenopeo. Une fois sa carrière fini il intègre le staff du Napoli où il fit notamment venir des joueurs comme Ruud Krol et un certain Diego Maradona. Il s’occupa aussi de la primavera du club, aujourd’hui il occupe un rôle de consultant dans les médias italiens.

 

 

Bruscolotti

Giuseppe Bruscolotti (1972–1988), surnommé Pal e Fierr par les tifosi (dû à sa force physique), l’emblématique latéral droit débarque au Napoli en provenance de Sorrento. Bruscolotti fera ses débuts lors de la victoire du Napoli 1-0 contre Ternana et au bout de 6 saisons au Napoli il obtiendra le capitanat avant de le laisser à Claudio Vinazzani en 1980, mais il le reprendra après le départ de ce dernier en 1983 et ce jusqu’à la fin de sa carrière en 1988. Bruscolotti renforcera sa légende au Napoli en ayant un rôle majeur en aidant le Napoli à remporter son tout premier scudetto de son histoire en 1987. Véritable leader du vestiaire et ami intime de Diego il était connu pour organiser des repas chez lui pour toute l’équipe et être le meneur du vestiaire. Bruscolotti sera réputé pour sa puissance, son gabarit et sa ténacité. Défenseur rugueux également connu pour son habilité au marquage, son leadership, ses tacles, son fair-play et surtout pour son agressivité qui lui vaudra sa notoriété. Il avouera d’ailleurs avoir toujours refusé d’être entraîneur ou dirigeant à cause de ses coups de sang et sa nervosité. La légende du Napoli reste à ce jour le joueur le plus capé du club avec 515 matchs et 11 buts inscrits.

 

Maradona

Diego Armando Maradona (1984–1991) surnommé El Pibe de Oro, LA légende du Napoli arrive en provenance du FC Barcelone et est présenté devant pas moins 75 000 tifosi. Dribbleur hors pair, Maradona était capable d’éliminer les plus grands défenseurs de son époque grâce à un toucher de balle unique. Petit de taille Maradona était difficile à saisir. En plus d’être un grand buteur, il était capable de marquer des buts improbables. N’étant pas qu’un buteur, Maradona était aussi un passeur et un des meilleurs, voir le meilleur stratège. Diego Maradona fera ses débuts avec le Napoli et aura un tel impact sur l’équipe, sur le club et sur la ville que le vétéran et joueur le plus capé du club, Bruscolotti, n’a pas d’autre choix que de lui remettre son brassard de capitaine, brassard que l’argentin portera 5 saisons de 1986 à son départ en 1991. Alors que la Serie A est dominée par les grands clubs du nord la Juventus, le Milan AC et l’Inter de Milan, Diego Maradona chamboule tout et après avoir remporté la Coupe du Monde 1986, il remporte le Scudetto en 1987 avec le Napoli, chose qui n’était jamais arrivée dans le Mezzogiorno, insuffisant pour Diego qui ajoutera à cela la Coupe d’Italie pour faire le doublé Coupe-Championnat. La légende de Maradona augmentera de manière considérable après cela, au point de voir le petit argentin être mêlé à la religion par les tifosi napolitain. Donner le premier scudetto au Napoli pour Maradona n’était visiblement pas assez, il remportera 2 ans plus tard la Coupe UEFA en éliminant les Girondins de Bordeaux, la Juventus, le Bayern et Stuttgart, finale où Diego aura tellement éclaboussé de son talent qu’il se verra attribuer la note de 10/10. Cette coupe sera la 1ère et unique coupe d’Europe remportée par le Naples. Le Napoli remporte un an plus tard son second scudetto en 1990 devant le grand Milan AC et écrase littéralement la Juventus de Turin 5-1 en Supercoupe d’Italie la même année. Diego Maradona quittera le Napoli suite à une suspension de 15 mois après plusieurs scandales, cela ne change rien à sa légende pour tifosi du Napoli et le club qui retire son numéro 10 en déclarant que c’est le numéro de Maradona. La désormais légende du Napoli aura joué 259 matchs pour 115 buts faisant de lui le second meilleur buteur de l’histoire du club derrière Hamsik.

 

 

Ferrara

Ciro Ferrara (1984–1994), une décennie au club, capitaine, grand talent de sa génération et né à Naples, il est aussi tifoso du club. Buteur lors d’une finale européenne remportée et pourtant peu populaire auprès des napolitains, c’est là tout le paradoxe de Ciro Ferrarra. La raison de cette impopularité est simple, son départ à la Juventus en 1994 qui n’a jamais été digéré par les tifosi. Ciruzzo, comme on l’appelait, n’en reste pas moins un capitaine emblématique du Napoli. Il grandit au sein centre de formation avec un certain Fabio Cannavaro, très jeune il intègre l’équipe type au poste de latéral droit mais pouvait également évoluer en charnière centrale. Défenseur à l’ancienne très rugueux dans les duels, athlétique et doté d’une bonne technique, il s’imposa alors très vite comme un cadre incontournable de l’équipe (en prenant le brassard à partir de 1991 pendant 3 ans jusqu’en 1994) et de la Nazionale. Deux scudetti, une coupe d’Italie et une coupe de l’UEFA avant donc de partir chez l’ennemi juré. Malgré cette trahison son amour pour sa ville natale et son club reste intact, par la suite il entame une carrière d’entraîneur (Juve-Sampdoria) sans grand succès (aujourd’hui en Chine). Ciro Ferrara aura disputé 322 matchs et inscrit 15 buts.

 

 

Bordin

Roberto Bordin (1993-1997), parcours atypique pour celui qui a vu le jour en Libye et à que rien ne destinait une carrière au haut niveau. Bordin commença à faire ses gammes dans les divisions inférieures avant de faire ses preuves avec l’Atalanta, alors entraîné par un certain Marcelo Lippi, qui l’emmena avec lui à Naples la saison suivante avec pour objectif de rebâtir un Napoli compétitif. Cependant Bordin arrive dans un Napoli encore bien trop secoué suite au départ de Maradona, mais le milieu de terrain fit une très belle première saison au point d’hériter du brassard de capitaine qu’il gardera durant 3 saisons de 1994 à 1997, soit son départ. Avec 108 matchs au compteur sous le maillot napolitain il devra ensuite quitter le club pour subir une opération suite à des problèmes de santé. Il entama ensuite une modeste carrière d’entraîneur. Bordin restera toujours attaché au Napoli et rendra même visite à Sarri lors d’une pré-saison.

 

 

Ayala

Roberto Ayala (1995-1998), le célèbre défenseur argentin débarque en Italie en provenance de River Plate, prêté par Parme car le club italien avait dépassé son quota de joueur non-européens. À la suite de cela le Napoli obtient 50% des droits du joueur. Après une bonne première saison, le Napoli décide d’acheter le joueur et lui offre le brassard durant une saison, sa dernière au Napoli, la saison 1997-1998. Petit pour un défenseur central (1m77) il était réputé pourtant pour avoir l’un des meilleurs jeu de tête au monde. Malgré les bonnes performances de l’argentin, le Napoli descendra en Serie B à la fin de la saison 1997-1998, saison réputée comme l’une des pires de l’histoire du club. Ayala quittera le Napoli pour rejoindre le Milan AC et gagner le scudetto. L’argentin aura disputé 96 matchs et aura inscrit 1 but.

 

 

Baldini

Francesco Baldini (1995-2001/2002-2003), histoire complètement folle qu’est celle de Baldini. Ce défenseur central prêté puis acheté définitivement à la Juve était réputé pour être un joueur très rugueux et assez limité. Il forme tout de même une charnière centrale correcte avec Ayala, il héritera du brassard de capitaine pour deux ans après le départ de ce dernier. C’est là que les ennuis commencent pour lui, le club vit alors une situation dramatique qui le pousse lentement vers la faillite avec plusieurs descentes en Serie B. Le climat est très tendu et Baldini est prit en grippe par les tifosi pour son niveau. Hélas un groupe de 6 ultras agités armés de barres de fer décident d’en découdre avec lui en le pourchassant en scooter à la sortie d’un match. Les ultras l’attaquent en explosant les vitres de sa voiture, le joueur est blessé par les éclats mais arrive tout de même à prendre la fuite, Gomorra avant l’heure. Malgré cette agression et ce climat houleux qui l’obligera à partir, Baldini ne cessera de clâmer son amour pour la ville et ses habitants. Baldini aura disputé 195 matchs et inscrit 2 buts avant de filer au Genoa.

 

 

Taglialatela

Giuseppe Taglialatela (1990–1991 / 1993–1999) tout jeune, et formé au Napoli, le gardien originaire d’Ischia n’a pas eu sa chance dès le début. En effet « Pino » comme il est surnommé n’est alors que le troisième gardien du Napoli derrière Claudio Garella et Raffaele Di Rusco. Le Napoli décidera donc de le prêter pour engranger de l’expérience, d’abord à Palermo en Serie C puis à Avellino en Serie B. Taglialatela est courtisé par des clubs de Serie A mais revient au Napoli en 1990 où il fera ses débuts lors de la défaite 1-0 contre la Juve. Le gardien napolitain ne jouera que 3 matchs et sera encore prêté à Palermo, Ternana et Bari avant de retourner une seconde fois au Napoli en 1993 et sera cette fois titulaire dans l’équipe première. Il sera gardien numéro 1 pour plusieurs années et sera même capitaine pour la saison 1998-1999. Considéré comme un des meilleurs gardien d’Italie, Taglialatela est courtisé par les grands clubs italiens, mais le Napolitain refuse et se dit prêt à rester malgré la crise. Les saisons suivantes sont moins glorieuses car le Napoli est en Serie B lors de la saison 1997-1998. Le napolitain quittera le club un an plus tard pour la Fiorentina. Il aura disputé pas moins de 203 matchs. Taglialatela était constant, pouvait sortir des réflexes incroyables, était agile et athlétique. Le napolitain était surnommé « pipistrello » et « batman ». Il était également connu pour être un spécialiste des penaltys, il en a sauvé pas moins de 11 sur un total 28 (il détient le plus haut pourcentage de penalty arrêté dans l’histoire de la Serie A avec 42.9%).

 

 

Magoni

Oscar Magoni (1999-2002), milieux de terrain athlétique et rugueux, le bergamasque Magoni est issu d’une grande famille de sportifs. Il choisit de se lancer dans le football amateur puis devient pro en signant à l’Atalanta (1992), équipe avec laquelle il obtiendra la promotion en Serie A. Il confirme avoir un honnête niveau en première division et signe à Bologna puis au Genoa avant de partir vers le sud au Napoli où il restera trois saisons pour 116 matchs et 6 buts. Malheureusement pour lui il débarque dans les années noires du club qui connait de graves soucis économiques. L’historique président Ferlaino doit vendre le club pour éviter la faillite. Bien qu’il n’ait pas marqué le club napolitain, Magoni aura obtenu le brassard pour une saison seulement, la saison 2002/2003, sa dernière au club. Magoni débarque lorsque le club est en Serie B et monte en première division, puis le club en pleine tourmente enchaîne les entraîneurs avec Zeman, Mondonico (entre autres) et descend. Oscar fera une dernière saison en Serie B comme capitaine avant de repartir dans le nord. Il entama après la fin de sa carrière une modeste pige d’entraîneur.

 

 

Stellone

Roberto Stellone (1999-2003), à l’été 1999, le buteur italien signe au Napoli en Serie B dans un deal en copropriété. Sa première saison est une réussite, ses 10 buts permettent à Naples de retrouver la Serie A. Le Napoli décidera à l’issue de cette saison d’acheter tous les droits pour le joueur. Stellone débute en Serie A avec le Napoli en inscrivant un but contre la Juve lors d’une défaite 2-1, sa saison sera limitée car il ne jouera que 3 matchs en tout à cause d’une blessure. Il verra lors de cette saison le Napoli chuter et retourner en Serie B, l’attaquant italien restera malgré tout pour les saisons 2001-2002 et 2002-2003 où il inscrira 19 buts en 51 matchs. Il manquera plusieurs matchs à cause d’une nouvelle blessure. Suite à ses bonnes performances le Napoli lui donnera le brassard de capitaine pour une seule saison, la saison 2002-2003 mais sera prêté en 2004 à la Regina suite à de nouveaux problèmes financiers du club. Malheureusement pour lui, Stellone ne reviendra jamais de son prêt car le club achètera deux attaquants : David Di Michele et Emiliano Bonazzoli. Ne pouvant avoir de place et du temps de jeu dans l’équipe, Stellone sera vendu au Genoa en Serie B. L’attaquant italien aura disputé 102 matchs et aura inscrit 33 buts. Aujourd’hui Stellone est un entraîneur reconnu à la tête de Palerme en Serie B.

 

 

Marcolin

Dario Marcolin (2003-2004), peu se souviennent de lui car il débarque dans l’un des pires moment de l’histoire du club. Il signe en janvier 2003, ne reste qu’une saison et demie en ayant le brassard de capitaine. Pourtant Dario Marcolin et son expérience (il a alors 32 ans) vont servir au Napoli, assurant deux maintiens consécutifs de l’équipe, alors en Serie B. Milieu de terrain élégant positionné devant la défense, doté d’un bon pied gauche et d’une belle vision du jeu. Leader naturel par son intelligence et son calme il prit vite le brassard de capitaine. Hélas à la fin de la saison le club est déclaré en faillite, le président Salvatore Naldi doit vendre le club, qui est donc racheté par un certain Aurelio De Laurentiis, mais l’équipe doit repartir de la troisième division et se sépare donc de ses cadres dont Marcolin. Par la suite il devient adjoint de Mancini à l’Inter et de Mihajlovic également, il fut l’entraîneur de plusieurs équipes de Serie B et est désormais consultant pour divers médias napolitains.

 

 

Scarlato

Gennaro Scarlato (1996–1999/ 1999–2000 / 2004–2005) Le défenseur natif de Naples est formé au club et remporte la coupe d’Italie avec la primavera. Le jeune napolitain sera appelé avec les pros et en équipe d’espoir d’Italie, il était considéré comme l’un des talents italiens les plus prometteur par l’entraîneur de l’époque Vudajin Boskov. Il est ensuite ciblé par le club de Chelsea mais n’ayant pas trouvé l’accord, Scarlato restera à Naples où il débutera lors de la saison 1996-1997, en 1997 plus précisément car le jeune joueur se fera une double fracture du tibia le mettant sur la touche pour six mois. Scarlato reste deux saisons au Napoli en jouant environ 30 matchs mais est prêté à Vicenza en échange de Davide Mezzanotti. Il évitera la relégation avec Vicenza et retournera au Napoli pour quelques mois mais n’entrant pas dans les plans de l’entraîneur, il sera vendu au Torino. En 2004 il fait son retour au Napoli pour la troisième fois donc sous la forme de prêt. Il débarque dans le « Napoli Soccer » qui est alors en Serie C où il héritera du brassard de capitaine pour la saison 2004-2005. Suite à de mauvaises relations avec l’entraîneur du Napoli, Edoardo Reja, le napolitain quittera le club pour Crotone et ne reviendra plus jamais au club. Le défenseur napolitain n’aura joué que 78 matchs pour 4 buts.

 

 

montervino

Francesco Montervino (2003-2004, 2004-2009), milieux de terrain (jouant milieu offensif, relayeur et sentinelle) pouvant également dépanner comme latéral et défenseur central, ses qualités sont assez simples, une énorme dose de testostérone, une grinta hors du commun, un buffle, un gladiateur, prêt à mourir sur le terrain. Montervino était connu pour sa capacité à récupérer les ballons et sa conservation de balle. Il a marqué les esprits par sa rage, sa hargne et son énergie dépensée sur le terrain. En 2003 il débarque d’Ancone, avec qui il avait pourtant obtenu la montée, dans un Napoli en pleine crise sportive et financière mais rien n’effraye le vaillant Montervino. Il est prêté six mois à Catane lors de sa première saison napolitaine et lorsque le club est rétrogradé il décide de rester malgré tout. Le club ne compte plus que quatre joueurs dans son effectif il faut alors tout reconstruire. S’en suit deux années en Serie C où il hérite du brassard de capitaine lors de la saison 2005-2006, saison où il remportera le championnat, la montée en Serie B puis s’enchaîne celle en Serie A, Montervino aura tout connu du renouveau du Napoli dont il est un fier symbole. Après sa deuxième saison en Serie A Donadoni ne semble pas compter sur lui, il signe alors chez le voisin de la Salernitana. Le milieu box-to-box fera même ses débuts européens en Europa League avec le Napoli, Montervino aura gravi les échelons en même temps que son club en passant de la 3ème division italienne à la coupe d’Europe. Montervino aura au final porté 166 fois le maillot napolitain pour 6 buts et un nombre incalculable de tacle pas toujours très réglementaires.

 

 

iezzo

Gennaro Iezzo (2005-2011), natif de Castellammare di Stabia à quelques kilomètres de Naples, Iezzo quitte Cagliari et la Serie A pour le Napoli et la Serie C lors de la saison 2005-2006 où il contribuera à la montée du Napoli en Serie B en ayant seulement concédé 18 buts en 32 matchs. Sa grosse saison lui permettra d’hériter du brassard de capitaine pour une saison, la saison 2006-2007, saison où il est le protagoniste de la montée du Napoli en Serie A en étant le gardien ayant concédé le moins de buts (25 buts en 39 matchs) faisant du Napoli la meilleure défense du championnat devant la Juve. Lors de la saison 2007-2008 en Serie A, Iezzo se blesse au genou et devra laisser sa place à Matteo Gianello jusqu’en Avril et reviendra lors de la 33ème journée puis laissera les derniers matchs de la saison à Nicolas Navarro. Lors de la saison 2008-2009, Iezzo fera ses débuts européens contre Panionios en coupe Intertoto. Pour finir, durant de ses deux dernières saisons au Napoli, Iezzo aura un rôle de second gardien au profit de Morgan De Sanctis et ne jouera aucun match de Serie A, se contentant de 3 matchs de coupe d’Italie. Son contrat expire à l’issue de la saison 2010-2011 et quittera le Napoli pour jouer en amateur et prendre sa retraite. Iezzo aura disputé pas moins de 104 matchs et n’aura concédé que 84 buts, Iezzo comme Montervino et Grava, sera un des rares joueurs ayant joué au Napoli de la 3ème division italienne à la coupe d’Europe.

 

 

cannavaro

Paolo Cannavaro (1998-1999 / 2006-2014), né à Naples, formé à Naples comme son illustre frère Fabio, Paolo vivra longtemps dans l’ombre de son frangin avant de se faire un nom et une place éternelle dans les cœurs de tous napolitains. Paolino comme on le surnomme fera ses débuts professionnels à l’âge de 17 ans lors de la saison 98/99. Mais le club étant dans une situation compliquée il est vendu à Parme pourtant en pleine bourre à l’époque. Il y rejoint son frère aîné et restera de nombreuses années à Parme avec un prêt d’une saison à l’Hellas. A l’été 2006 il décide de rejoindre son Napoli pourtant en Serie B et en pleine reconstruction. Un choix payant puisqu’il deviendra tout de suite un pilier de l’équipe et du vestiaire. Il emmène le club de son cœur en Serie A signant ainsi le retour du Napoli au premier plan. Il devient alors capitaine naturel et incontesté de l’équipe à partir de la saison 2007-2008 et ce pour 7 années. Il incarne le symbole de la reconquête du Napoli en participant aux coupes d’Europe et en luttant pour les toutes premières places de Serie A. Cannavaro est alors au top de sa forme, il est incontestablement l’un des meilleurs défenseurs central de Serie A mais il sera injustement ignoré de la Nazionale pendant toutes ces années pour des motifs soit disant tactiques. Capitaine charismatique et joueur indispensable il enchaîne les très bonnes saisons jusqu’à l’arrivée de Benitez à l’été 2013. L’entraîneur espagnol va vite mettre Paolo sur le banc sans que l’on comprenne pourquoi, il s’agirait d’une brouille avec son agent et le président, quoiqu’il en soit il se voit contraint de quitter Naples au mercato hivernal pour Sassuolo. Après plusieurs saisons chez les neroverdi il part en janvier 2018 rejoindre son frère en Chine pour être entraîneur adjoint. Au total Cannavaro aura disputé 278 matchs avec le Napoli pour 9 buts. Très chaleureusement applaudit à chacun de ses retours au San Paolo avec Sassuolo il restera éternellement « Il Capitano » et symbolise la grande remontée du Napoli au premier plan en soulevant notamment la coupe d’Italie 2012 gagnée face à l’invincible Juventus.

 

 

hamsik

Marek Hamsik (2007 -) le jeune joueur slovaque débarque au Napoli à l’été 2007 pour 5,5M. Hamsik sera décrit dans la foulée par De Laurentiis comme étant le futur du club. Hamsik débutera sur l’aile, mais jouera à d’autres postes comme milieu offensif, attaquant de soutient et poursuivra milieu relayeur. Connu pour sa vision du jeu, ses dribbles et sa technique, Hamsik démontra par la suite être un joueur capable de marquer des buts, et de les amener. Joueur ambidextre, Marek démontra toute son habilité balle au pied et sera même le métronome de l’équipe. Il sera également connu pour son leadership (qui lui vaudra le brassard de 2013 à aujourd’hui) pour son endurance, et pour son intelligence balle au pied. La légende et Ballon d’Or 2003 Pavel Nedved déclare même qu’Hamsik est son héritier et que ses caractéristiques et son style de jeu se rapprochaient du sien. Hamsik finira lors de sa première saison meilleur buteur de l’équipe napolitaine, au fil des années le joueur slovaque de l’année recevra de multiples offres de grands clubs comme le Milan AC et la Juventus, offres repoussées par Hamsik qui rentrera dans le coeur des tifosi pour sa loyauté. Hamsik remportera son premier trophée avec le Napoli, la Coupe d’Italie 2012, victoire contre la Juve 2-0 où il inscrira le but du break, le premier trophée du club depuis 20 ans. Hamsik ne s’arrêtera pas là car il remportera également la coupe d’Italie et la supercoupe d’Italie en 2014 contre la Fiorentina et la Juve. Hamsik ne cessera de prolonger avec Naples et fêtera même ses 10 ans au club en battant le record de buts de la légende Maradona en 2017 en inscrivant son 116ème but contre la Sampdoria. Hamsik aura joué pas moins de 501 matchs et inscrit 119 buts avec le Napoli, et ce n’est pas loin de se terminer (du moins espérons-le).

 

Article écrit par Aldo DS et Don_Baldi.

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10 bonnes raisons de croire en Adam Ounas au Napoli.

Tout droit venu de Bordeaux après un passage controversé en Ligue 1, le néo napolitain a tout pour réussir à Naples, on vous explique pourquoi !

1 – Parce que, les tifosi.

La réputation des tifosi napolitains n’est plus à faire, la chaleur du San Paolo n’a laissé personne indifférent, jusqu’aux grands champions. Avec un public pareil, et surtout après ses belles déclarations sur la ville et le club, il va avoir un soutien de poids derrière lui, hein Kalidou ?

Soccer: Serie A; Napoli-Carpi

Si c’est pas du soutien ça …

2 – Parce que, le groupe.

On peut dire que là-dessus, on est gâtés. Le groupe est sûrement le plus soudé de ces dix dernières années, les images de Dimaro peuvent en témoigner assez facilement. Il y retrouvera des repères comme son compatriote Faouzi Goulham ou Amadou Diawara avec qui il a semble t-il, déjà tissé de beaux liens. Un plus pour son intégration.

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3 – Parce que, Maurizio Sarri.

Le style du maitre à jouer napolitain est très complexe et facilement reconnaissable par son identité très prononcée, les ailiers y sont très exploités et qui se dépensera sans compter saura se voir récompenser. Ca s’annonce bien pour un feu follet comme lui. Avec Sarri c’est assez simple, tu ne bosses pas tu ne joues pas, il saura donc lui amener cette discipline dont Adam aura cruellement besoin s’il veut passer un cap en Italie. A toi de jouer Adam.

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4 – Parce que, son temps de jeu.

Avec tout le respect pour nos amis bordelais, le Napoli vise d’autres objectifs : l’Europe, la Coupe d’Italie, le Scudetto … Il en faudra du turnover, Adam saura donc trouver facilement son temps de jeu. Rajoutons à ça que son concurrent direct à ce poste, José Callejón, a montré certaines limites face au but la saison passée malgré son importance tactique essentielle. Trois buts et trois passes décisives en matchs de préparation, il met déjà la pression sur l’espagnol. Il aura clairement une carte à jouer.

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José Callejón, mentor mais en première ligne.

5 – Parce que, Insigne, Mertens …

De Zola à Insigne et Mertens en passant par Diego, les petits au Napoli sont une tradition. Qui ne fantasme pas à voir un joueur d’un mètre soixante dribbler tout le terrain du San Paolo ? Demandez à Didier Roustan !

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6 – Parce que, pas de pression.

Malgré qu’il soit déjà la nouvelle coqueluche des tifosi napolitains, on ne peut pas dire que son transfert ai fait un énorme bruit sur le marché européen. Tant mieux ! Après ses soucis à Bordeaux, c’est exactement ce qui lui fallait, un nouveau départ loin des controverses. Il ne reste plus qu’à lui de se jeter corps et âme dans le travail dorénavant.

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Tu crois franchement qu’il ressent la pression là ?

7 – Parce que, l’histoire serait belle.

Oui, on en parlait juste au-dessus, mais après son « faux pas » en Ligue 1 ce serait beau de le voir réussir en Italie, tout le monde a le droit à une deuxième chance non ?

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8 – Parce que, l’équilibre du Napoli.

Ce Napoli a une chance énorme, c’est un mix presque parfait entre anciens, internationaux et jeunes prodiges … Il va pouvoir apprendre avec des promesses de son rang telles que Rog, Diawara, Zielinski auprès de vieux briscards comme Maggio ou Reina et s’inspirer de joueurs au top de leurs formes comme Hamsik ou Insigne. Pas mal non ?

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“ – Là tu te places de le half-space droit et t’es en position pour rafaler des mères ” ‘‘ – Ah ok. ”

9 – Parce que, la Serie A.

La Serie A, ce n’est pas la Ligue 1. Attention, on ne dit pas là que c’est mieux ( ou juste un peu ), mais c’est différent. Un joueur qui réussi en Ligue 1 ne réussi pas forcément en Serie A, et vice-versa. Le style est nettement moins physique et beaucoup plus adapté pour des joueurs très techniques avec une baisse de niveau global des défenses ces dernières années. Le nombre de buts inscrits n’a rien à envier aux autres grands championnats, à lui d’y contribuer maintenant.

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Meilleure attaque, tu connais.

10 – Parce que, on veut qu’il réussisse.

Bah oui, Adam c’est la famille.

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Interview de Raul Albiol « Finir ma carrière à Naples ? Peut-être. »

Après 4 saison pleines au Napoli, le défenseur espagnol Raul Albiol arrivé en provenance du Real Madrid a su s’imposer comme étant le patron de la défense napolitaine. Plusieurs rumeurs l’envoyaient en Espagne mais le défenseur a décidé de resté au Napoli, l’occasion pour lui de donner une interview. 

– Raul, c’est ta 5ème année au Napoli, la bonne pour le scudetto ?

– Oui, on sait qu’on a une équipe compétitive pour le scudetto. Ça sera difficile mais si on refait comme la phase retour avec de la continuité tout sera possible. Il y a la Juve, la Roma, le Milan et l’Inter. On veut gagner et joueur en Champions League.

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– Comment le Napoli a grandi entre la première année de Sarri et maintenant ? 

– On a grandi techniquement et mentalement. On l’a montré sur la phase retour. On est très bien préparé pour le scudetto.

– C’est gratifiant de recevoir des éloges pour produire le plus beau jeu d’Italie et peut-être même de l’Europe ?

–  On joue un beau football mais c’est le moment de gagner quelque chose d’important. Nous devons être mauvais. On doit penser à gagner et à atteindre les objectifs en gagnant des trophées. L’équipe le sait. L’année dernière on a bien joué mais on a fini 3ème.

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– Qu’est-ce qu’il faut pour le rush final ?

– Nous devons poursuivre notre travail. Vous devez savoir souffrir et travailler avec humilité. Nous devons croire que nous sommes forts. Nous devons faire un effort pour atteindre l’objectif final.

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–  Vous commencez la préparation comme vous avez terminé la saison, avec sérénité, concentré sur l’objectif, vous marquez beaucoup de buts.

– Oui mais je ne fais pas confiance en ça. On peut se faire trahir par les attentes. En été il y’a beaucoup de travail et il y a les barrages de Champions League, il y a un risque de produire des erreurs.

– La défense a souffert avec 39 buts encaissés. Comment améliorer ça ?

– Au final on a eu 86 points. Avec une mauvais défense tu ne peux pas faire ça. C’était une grosse saison. On peut s’améliorer. Notre style de jeu est offensif. L’objectif est de marquer plus de buts et d’en encaisser moins.

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– Reina est important au Napoli à quel point ?

– Reina est important pour nous. C’est un expert. C’est sa 4 ème saison au Napoli, se battant sur et en dehors du terrain. Il a les qualités pour notre style de jeu. Il est fondamental et on espère qu’il restera avec nous.

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– La Juve est toujours sous le choc de sa défaite en finale de Champions League, La Roma est plus faible et les 2 Milans malgré les dépenses doivent apprendre à jouer ensemble. Le Napoli par contre joue avec les mêmes joueurs. Est-ce un avantage ?

– C’est un avantage d’avoir la même équipe. Mais on est prudent. Certains pensent qu’on a bien fait et que le titre nous revient. Au lieu de ça on devrait avoir plus de points et travailler encore plus que la saison dernière.

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– Au passage, combien la Juve a perdue en vendant Bonucci ?

– C’était un joueur important pour eux. Mais c’est difficile car c’est pas un joueur qui change l’équipe. L’attaque peut changer l’équipe. C’est plus facile de remplacer un défenseur qu’un attaquant.

– L’année dernière, à ce moment là, il y avait de la dépression à Dimaro. Aujourd’hui il y a de l’enthousiasme et il y a un véritable assaut des tifosi qu’on avait jamais vu avant. Cela montre que les gens croient en vous. 

– Pour nous c’est important que les tifosi soient là. On veut donner de la joie à tout le monde. Tout les clubs veulent gagner le scudetto. Une seule équipe pourra célébrer et on espère que ce sera la notre.

– En tant que défenseur, comment explique tu l’exploit de Dries Mertens ?

– On savait qu’il était fort. La première année avec Benitez il a fait la différence sur le banc. Il a surpris tout le monde mais on savait qu’il était fort. Avec ses caractéristiques, il a été bien intégré et a marqué énormément de buts.

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– L’attente vient aussi des familles, à quel point ça compte pour toi ?

– C’est très important. Je veux rester avec ma famille le plus longtemps possible. Pour mon travail j’ai besoin de sérénité à la maison et je l’ai.

– Une femme, 5 enfants et votre frère Miguel, comment vous vous déplacez ?

– Avec un bus.

– Pourquoi tu n’a pas joué contre Carpi ?

– Sarri devait reposer un défenseur et c’était moi. Les autres fois c’était les autres. Un peu de turnover.

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– Ça fait peur un peu de concurrence saine ?

– Non au contraire c’est meilleur pour tout le monde. L’entraîneur peut se sentir à l’aise car on est tous à un haut niveau. Au final on a tous les qualités pour remmener du bénéfice à l’équipe.

– Beaucoup de rumeurs t’envoyant en Espagne. Mais quel sera ton futur ?

– Je suis bien ici, je pense à faire une grosse saison. Après on verra. Je veux gagner le scudetto et après on verra pour mon futur.

– Pourrais tu finir ta carrière à Naples ?

– Finir ma carrière à Naples ? Peut-être. Ou en Espagne. Nous verrons. Maintenant je veux embrasser ma famille.

La lettre d’Edinson Cavani aux Tifosi du Napoli.

Edinson Cavani (104 buts avec le Napoli) était à Naples récemment. N’ayant pas la force de s’exprimer de vive voix devant les tifosi du Napoli (selon lui), l’attaquant de l’Uruguay a donc décider d’écrire une lettre aux fans du Napoli.

 » Les émotions. L’avion atterrit, de là haut je pouvais voir Naples, mon Naples se rapprocher. En une poignée de secondes, j’ai revécu des émotions uniques.  »

 » Sur scène je n’étais pas capable d’exprimer tout ce que je ressentais, la gratitude envers vous tous qui m’ont accueilli avec cette chaleur et cette affection.  »

 » Les émotions, de recevoir cette reconnaissance du football italien.  »

 » Les émotions, après avoir réalisé que ces personnes ont compris ma décision professionnelle et qui m’ont accueilli sans rancœur, comme si le temps s’était arrêté et que rien n’avait changé.  »

 » Les émotions, en voyant dans les yeux des napolitains cette lumière appelée espoir et qui allume ces rêves de victoire, où ici ils respirent le football et vivent pour l’équipe.  »

 » Les émotions et les frissons, quand je regarde mes buts et les images de tels succès qu’on a vécu ensemble.  »

 » Merci Naples, on se reverra encore… » .

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Lettre d’amour de Marek Hamsik pour ses 10 ans au Napoli.

Marek Hamsik, il capitano est au Napoli depuis 10 ans et il a profité de cette occasion pour faire une déclaration d’amour à ce club et à cette ville.

À Naples, nous n’avons pas seulement un manager de football. Nous en avons trois millions. 

Chaque homme, femme et enfant sait ce qu’il y a de mieux pour le Napoli. Chaque garçon de quatre ans au parc sait comment nous pouvons marquer plus de buts. Chaque femme de 90 ans qui s’occupe de son jardin peut vous dire pourquoi nous devons changer notre dispositif de jeu.

Ce sentiment … cette passion, c’est dans leur sang.

À Naples, le football est comme une religion, dont le San Paolo est l’église. Le Napoli est le seul club majeur de la région, et les napolitains en font partis intégrante. Le football c’est la chose à laquelle ils pensent lorsqu’ils se réveillent, c’est ce dont ils parlent toute la journée, et c’est ce dont ils rêvent la nuit. Parfois, c’est comme si le football est la seule chose qui compte pour eux.

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Je sais ce que c’est. Le football est mon quotidien depuis 29 ans. Alors, cette sensation qui traversent les veines de tous les Napolitains ? Et bien, c’est en moi aussi. C’est en moi depuis que j’ai 7 ans, lorsque j’ai regardé deux brésiliens courir dans la Californie.

La Coupe du monde de 1994 s’est déroulée aux États-Unis, et à Banská Bystrica, la ville où je vivais, les matchs étaient diffusés vers 11 heures. Mes parents étaient trop fatigués de par leur travail que pour me surveiller, alors je m’asseyais seul devant la télévision de notre salon. La télévision slovaque montrait beaucoup de matches du Brésil. Cette équipe était tellement rapide. Je n’avais jamais vu ça auparavant.

Le Brésil avait ces deux avant-centres, Romário et Bebeto. J’étais fasciné par eux. Les dribbles, les passes, la vitesse – je voulais les voir le plus souvent possible. Le football que les brésiliens prônaient était différent de tout ce que j’avais pu voir en Slovaquie, où même dans les grands affiches Européennes que je regardais derrière ma télévision. C’était fluide et créatif. 

À cette époque là je jouais au football depuis déjà trois ans. Mes parents m’ont acheté ma première paire de crampons avant même que je ne commence à jouer. Quand j’ai débuté, mon entraîneur m’a mis au milieu de terrain. Il me disait que je devais souvent monter plus haut dans le jeu. J’ai immédiatement adoré le rôle numéro 10. Ce rôle m’a permis d’être plus créatif, et j’ai ainsi pu avoir une meilleure vision du jeu.

Et donc, quand je regardais le foot à télévision, j’essayais d’observer particulièrement les joueurs qui évoluaient au même poste que moi. Je regardais des mecs comme Zinedine Zidane et Pavel Nedvěd. Ils étaient rapides, mais pas trop, tout comme moi. Ils ont été de grands passeurs et avaient une parfaite vision du jeu . Je voulais être comme eux. Je me donc suis assuré que, quelle que soit l’équipe où je jouerais, je puisse évoluer à cette position.

J’avais 15 ans quand je suis parti de chez moi. J’ai déménagé à Bratislava, la capitale de la Slovaquie, pour rejoindre le Slovan Bratislava. C’était un club reconnu dans tout le pays, c’était totalement différent de ce qu’il y avait là où j’habitais. Tant au niveau du jeu que des infrastructures. Mais je n’y suis pas resté bien longtemps. Deux ans plus tard, je déménage à plus de 800 kilomètres, pour un nouveau club, un nouveau pays et un nouveau mode de vie – en Italie, à Brescia.

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J’ai dû m’éloigner de mon pays, la Slovaquie. Mais je me suis ainsi rapproché de mon objectif qui était de devenir footballeur professionnel.

Brescia est une petite ville du nord de l’Italie. M’adapter à ce nouveau style de vie ne fût pas difficile: je me suis tout de suite senti comme chez moi. Les gens étaient très sympathiques et accueillants, c’était comme si j’étais là depuis toujours. Durant mes deux premiers mois en Italie je devais suivre des cours à l’école, ce qui n’a pas été facile pour moi puisque je ne parlais pas l’Italien. Mais le sentiment de camaraderie m’a beaucoup aidé. Chaque enfant de mon école voulait que je me sente comme à la maison. Ils m’invitaient chez eux pour dîner et m’emmenaient avec eux pour me faire connaître un peu mieux la ville – le tout en essayant du mieux qu’ils pouvaient de me décrire les aliments que nous mangions dans les endroits que nous visitions.

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Peu à peu, la mode de vie à l’Italienne est rentré en moi. Et sur le terrain, j’ai également ajusté mon jeu. J’ai commencé à jouer avec l’équipe A de Brescia, et là la qualité du football était bien meilleure que tout ce que j’avais pu pratiquer auparavant. Trois ans plus tard, je partais une nouvelle fois. Cette fois là ce ne fût pas un changement aussi radical que la fois où j’ai quitté ma Slovaquie natale. Et ce parce ce que je suis resté en Italie. Le Napoli m’a acheté à Brescia en 2007.

Mon premier jour au Napoli fût était aussi le premier jour d’Ezequiel Lavezzi. Les officiels du club nous ont montré le San Paolo et nous ont ensuite présenté la presse. En quelques heures j’ai pu me rendre compte à quel point ce que je voyais là était unique. Je savais déjà à ce moment précis que je ne vivrais pas cette sensation là ailleurs

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J’ai vu des photos des ex gloires du Napoli accrochées dans les travées du stade. Des légendes comme Maradona, Ferrara et Bruscolotti. J’ai aussi vu les trophées: les titres de  Serie A et ainsi que ceux de la Coppa Italia. Il était évident que Naples était une ville particulière et que le club du Napoli était unique.

Lorsque j’ai commence à me chercher une maison dans la ville, quelques jours seulement après avoir signé mon contrat, les habitants semblaient déjà connaître mon nom et mon histoire. Je n’arrivais pas à le croire. Cet amour que j’ai pu ressentir à Brescia n’était presque rien comparé à la passion des tifosi du Napoli. À l’époque de Brescia je n’étais qu’un jeune garçon que personne ne connaissait vraiment. Mais à Naples, je ne pouvais pas prendre un café sans rencontrer un tifoso du Napoli qui m’accostait.

« Tifoso du Napoli » n’a presque pas de sens à Naples. Si vous êtes originaire de Naples, vous devez supporter le Napoli.

Mais c’est quand nous avons gagné la Coppa Italia en 2012 que j’ai vu la réelle ferveur de ce club. Cela faisait 25 ans que Napoli n’avait plus rien gagné, et après cette victoire à Rome contre la Juventus, j’ai pu voir une facette différente de la ville. C’était … fou. Je pense que c’est la meilleure manière possible pour décrire ce que c’était. C’était une belle folie. Quand nous sommes rentrés de Rome, il y avait des attroupements de personnes dans toutes les rues, des drapeaux suspendus aux fenêtres de toute la ville – c’était magique. C’est là que j’ai compris que gagner ici est bien mieux que de gagner partout ailleurs. Parce que, en tant que footballeurs, nous n’avons pas simplement gagné un titre. Mais nous, en tant que peuple, avons gagné. C’est ce qui le rend si spécial.

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Depuis, les matchs de la Ligue des Champions et d’Europa League m’ont montré encore un autre côté de la ville de Naples. Des équipes de toute l’Europe viennent jouer ici et vous pouvez voir sur les visages des adversaires qu’ils sont éblouis par la beauté et la ferveur de nos fans. Nous n’avons peut-être pas le plus grand stade d’Europe, ni même d’Italie, mais nos tifosi le font sentir plus grand que la vie.

Se tenir debout sur la pelouse du San Paolo et écouter résonner l’hymne de la Champions League.. c’est ce qu’il y a de plus beau pour moi.

J’ai tout ce dont j’ai toujours eu envie à Naples, et même en Italie. Le football est une part importante de moi, et pouvoir jouer pendant 10 ans dans un club comme celui-ci est un grand honneur. Mais la raison pour laquelle je reste ici dépasse le cadre du football. À Naples, je fais partie d’une communauté – d’une famille – qui occupe une place toute particulière dans mon cœur. L’argent et les titres sont secondaires pour moi. Je dois ressentir quelque chose de particulier au fond de moi. Et Naples m’a donné cela, et pour ça je vous en serais toujours reconnaissant. Je vous remercie pour tout.

Signé Marek Hamsik

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Interview de Marek Hamsik : « Si je gagne le scudetto j’aurais un ÉNORME tatouage sur le dos. »

Plus de 435 matchs pour 110 buts marqués, l’homme à la crête Marek Hamsik termine sa 10ème saison au club. On ne le présente plus à Naples car c’est l’idolo. Sa fidélité n’est pas passé inaperçue aux yeux des tifosi. Il Capitano a donné une interview. Les thèmes que le milieu slovaque aborde sont son numéro, son meilleur but, le record de Maradona, ses tatouages etc…

Jouer avec le Numero 17

Je suis né le 27/07/1987, y’a 3 chiffre 7 donc je voulais un chiffre avec le 7 et à Brescia le 7 et le 27 étaient déjà pris donc le 17 et je ne l’ai plus jamais quitté. J’ai même un tatouage du numéro 17.

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Son but préféré 

J’en ai plus d’un. Contre le Milan AC, quand j’ai débuté dans notre stade, contre la Juventus quand on gagne 3-2 à Turin et le plus important de tous celui en finale de coupe d’Italie contre la Juventus où on gagne 2-0. Ces buts sont les plus chers à mon cœur.

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Ses idoles de jeunesse

J’en ai 2. Pavel Nedved pour le chemin similaire que nous avons prit dans nos carrières et Zinedine Zidane pour sa classe.

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Etre le capitaine du Napoli

C’est un sentiment incroyable et un honneur qui est difficile à décrire. Naples est une ville qui vit football et le représenter est un honneur et une responsabilité. Je suis heureux de porter le brassard.

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Son tatouage le + important

Ceux de mes enfants. C’est un choix facile. C’est mes enfants et je les aimes tellement.

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Ce qui lui manque quand il part de Naples

Un peu de tout car il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire ici et qui vous rendent heureux. Il y a la mer, la chaleur, la bonne humeur et de la bonne nourriture. C’est pourquoi je suis ici depuis 10 ans, parce que Naples est rentré dans mon cœur.

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Etre proche de battre le record de Diego Maradona

J’espère le battre bientôt. Ce sera très important pour moi, quelque chose d’historique aussi parce que je suis un milieu de terrain. J’aurais ma place dans l’histoire du club. Même si on me dépassera assez rapidement, je veux avoir le plaisir de battre le record.

NAPOLI:FESTA AL SAN PAOLO PER LA SUPERCOPPA CON 25.000 TIFOSI

Ce qu’il ferait si il gagnait le scudetto avec le Napoli

J’en aurais un ENORME tatouage. J’ai beaucoup de place sur le dos pour ça. J’espère l’avoir. Je veux avoir ce scudetto sur la peau.

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Sa vie après le football

Je pense que je retournerais chez moi. Je suis parti depuis si longtemps, j’avais 14 ans. Quand j’en aurais fini avec le football je retournerais chez moi pour y vivre avec ma famille.

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Sa nourriture napolitaine préférée 

J’aime tout, la pizza, les pâtes, la mozzarella. Quand mes amis viennent de Slovaquie, on mange toujours de la Pizza et de la Mozzarella. Je sais que c’est pas traditionnel mais j’aime beaucoup aussi le riz au parmesan.

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Interview de Maurizio Sarri : « L’année prochaine, on a l’intention de s’améliorer et ça signifierait beaucoup si nous pouvons le faire. »

:On ne le présente plus, l’homme du renouveau du Napoli Maurizio Sarri entraîne le Napoli depuis maintenant 2 saisons. Son beau football offensif n’est pas passé inaperçue en Europe et l’entraîneur originaire de Naples a donné une interview en abordant les thèmes suivant : les tifosi, la saison, le scudetto etc.

Sur la saison 

On est fiers de notre saison. 83 points y’a quelques années ça signifiait que tu gagnais le scudetto. Chaque année il y a des équipes avec une moyenne de points incroyable. Nos tifosi ont eu une fête et ça veut dire qu’ils étaient heureux. On s’est améliorés malgré les difficultés rencontrées et nous avons joué un bon match (contre la Fiorentina) malgré les aspects mentaux qui auraient pu rendre cela difficile.

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Sur le scudetto la saison prochaine

On doit se concentrer sur nous même. On a l’air de s’améliorer. On a un rêve et nos tifosi aussi. Les critiques n’entrent pas de nos rêves. On a obtenus plus de points que la saison dernière dans une saison difficile. La blessure de Milik nous a fait perdre des points à l’extérieur et on a aussi joué la Ligue des Champions. L’année prochaine, on a l’intention de s’améliorer et ça signifierait beaucoup si nous pouvons le faire.

Sur ce qu’il manque

Vous avez une capacité incroyable à me mettre en colère vous. On a le record total de points obtenus dans l’histoire du club et vous me demandez ce qu’il manque ? Laisse tomber.

Sur les tifosi

Ils sont incroyables, quand on est bons ils sont là et quand on est dans une période difficile ils sont là aussi. Je suis reconnaissant pour eux et pour la ville.

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Sur le match

J’avais des craintes car dans le passé la Fiorentina nous a toujours donné du mal sur la possession. On a été capable de marquer très rapidement et ça nous a facilité les choses. Je pense que malgré le résultat ils ont bien joué, ils nous ont fait faire plus d’erreurs que d’habitude.

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Avoir remplacé Mertens alors qu’il voulait être le meilleur butteur du championnat

J’avais demandé comment Dzeko avait marqué de buts et on m’a dit 27. Si j’avais su le vrai nombre j’aurais jamais sorti Mertens mais je ne peux pas compromettre les objectifs de l’équipe pour des cas individuels. De toute façon, il a eu une saison étonnante. Si on peut lui offrir ce record alors on va essayer mais il était bien de donner du temps de jeu à Pavoletti.

Dans ses mouvements, Mertens devient de plus en plus un vrai butteur. Il attaque au but comme un vrai avant centre. Il pourrait probablement jouer dans ce rôle avec d’autres équipes mais notre style de jeu est l’idéal pour lui.

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Sur ce qui doit être changé la saison prochaine

Celui qui se charge des tirages au sort. Je pense pas qu’il y ait une autre équipe qui a joué 2 finalistes dans 2 compétitions différentes.

Interview de Faouzi Ghoulam : « L’une des meilleures choses que vous pouvez faire est de jouer pour le Napoli. »

Maintenant 4 ans que l’international algérien Faouzi Ghoulam défend les couleurs du Napoli, le latéral gauche a donné une interview à KissKissNapoli la radio du club en abordant divers sujet, le scudetto, les napolitains, ses coéquipiers etc. 

Sur le match contre le Torino

On essaie de prendre du plaisir et on essaie de faire en sorte que les tifosi en prennent aussi. On joue notre jeu, on aurait pu tuer le match plus tôt. Il était important de gagner pour nous rapprocher de notre objectif.

Sur la force des 3 devant

On est heureux d’avoir 3 joueurs talentueux comme eux devant mais il ne faut pas oublier tous les autres joueurs talentueux de l’équipe.

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Sur la 2ème place

C’est notre objectif. On fera de notre mieux pour gagner les 2 prochains matchs. On se concentre sur le prochain match qui sera notre dernier à la maison. On va essayer de divertir les tifosi pour le dernier match à domicile.

Sur le fait d’être le 3ème meilleur arrière latéral passeur décisif d’Europe

Je suis heureux. C’est ma meilleure saison en terme de passes décisives. Si ça aide l’équipe à gagner alors je suis heureux. Je suis d’abord un défenseur, ça doit être la 1ère chose à laquelle je puise, puis en suite j’attaque.

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Sur un scudetto au Napoli

On peut en parler mais je pense que ça serait vraiment difficile d’imaginer comment ça se passerait. Nous devrons tout donner l’année prochaine et nous verrons ce qui se passera. Si nous combattons pour le titre vers la fin de saison, nous serons en mesure de sentir l’atmosphère et la pression de toute la ville. C’est comme un rêve. Parfois les rêves deviennent réalité et quand ils se réalisent, c’est encore plus beau que prévu. 

Sur les chances de l’équipe de l’année prochaine

On doit bien finir notre saison et continuer sur la même base en septembre. On a de bons résultats en cette 2ème partie de saison. On doit faire la même chose l’année prochaine dès le début et gagner à domicile comme à l’extérieur. La ville mérite le titre et on essayera de leur donner.

Sur Sarri et le staff

On travail énormément au Castel Volturno avec le staff.  On doit les remercier eux et Sarri pour le grand travail qu’ils effectuent pour nous préparer à bien jouer.

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Sur Pavoletti étant le plus fou de l’équipe

C’est vrai, c’est le plus fou de l’équipe. C’est un bon gars et c’est un grand joueur, c’est quelqu’un de bien pour rester avec. Il est l’un des nôtres. La ville et l’équipe l’ont accepté. Il nous aide à rester compact et nous le remercions pour ça. Celui qui rentre dans notre groupe fait partie de la famille. On est ensemble depuis 3 – 4 ans maintenant. Pour jouer ensemble ça aide et pour prendre les nouveaux sous nos ailes.

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Sur sa femme exprimant son bonheur à Naples

Il est vrai pour tout le monde. Quiconque vient ici pleure deux fois : Quand ils arrivent et quand ils partent. Cette ville est incroyable. Ça peut sembler difficile au début pour un joueur à cause de la pression et des attentes. Mais je pense que l’une des meilleures choses que vous pouvez faire est de jouer pour Naples.

Sur la déception de ne rien gagner cette année

Il y a de la déception. Nous voulons gagner pour ces personnes plus que pour nous même. On ressent le besoin des tifosi de gagner. On doit gagner pour eux. Chaque année on essayera de gagner pour eux. J’aime les gens mais le plus important est de toujours travailler dur sur le terrain. C’est ce qu’ils attendent de nous. Des erreurs peuvent arriver. Leur soutien est très important pour nous.

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Session questions/réponses de José Callejon et Raul Albiol.

Nos 2 joueurs espagnols José Callejon et Raul Albiol étaient en live sur Facebook pour répondre à différentes questions des tifosi du Napoli.

Albiol – Gagner un scudetto à Naples ?

Gagner un scudetto à Naples c’est l’équivalent de gagner une coupe du monde parce que cette ville a besoin de le gagner après des années et des années d’attente. Ici les gens vivent pour le football. Le gagner serait incroyable pour les tifosi et pour nous les joueurs.

Callejon – Les matchs les plus intenses du Napoli ?

Il y en a quelques uns. La coupe d’Italie, la supercoupe et aussi les 2 matchs contre le Real Madrid qui étaient comme un retour à la maison.  On ne s’est pas qualifié mais on a fait un grand match. Même nos tifosi ont pris du plaisir.

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Albiol – Qui est le plus fou de l’équipe ?

C’est évident. Il est arrivé en Janvier. Leonardo Pavoletti « Pavoloso » est le plus fou de l’équipe.

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Callejon – Quelle est la chose qui t’as fait la plus grosse impression à Naples ?

Les napolitains. Ils sont très similaires des espagnols du sud de là où je viens. Ils t’ouvrent les portes de leurs maisons pour toi. Puis la mer. C’est magnifique ici et quand je peux j’y vais toujours.

Albiol – Quelle est la chose que tu aime le plus à Naples ?

J’aime tout. Les gens sont très chaleureux. Ils vous arrêtent à chaque fois pour vous dire de belles choses.  Je suis ici depuis 4 ans et je suis très heureux. Nous avons fait de bonnes choses cette année sur le terrain et nous voulons continuer.

Callejon – Que manges-tu le plus ?

Du poisson, j’aime beaucoup et j’en mange souvent. Il y a beaucoup de bonne nourriture ici comme la mozarella, des taralli et des cornetti au nutella. Par contre il faut faire attention car tu peux rapidement prendre du poids.

Albiol – Comment est ta relation avec les autres ?

Mauvaise avec Jorginho ! (il chambre Jorginho qui est dans la salle d’interview). Jorginho est super. Je m’entendais avec tout le monde dès le 1er jour. (Jorginho prend Albiol dans ses bras et lui fait un bisou). Jorginho est super. 1495038637_445[1].jpg

Albiol – Quelles sont les émotions de jouer au San Paolo ?

C’est génial, en particulier quand c’est plein. Nos adversaires savent que c’est un stade historique et que les tifosi sont toujours derrière l’équipe. C’est important pour nous les joueurs. C’est particulièrement incroyable dans les grands matchs.

Callejon – Que prendras-tu avec toi en Espagne quand tu y retournera un jour ?

Mes 2 enfants. Les 2 sont nés ici à Naples. Ils sont napolitains et viendrons avec moi (rires). Les gens, les lieux, les émotions que j’ai vécu ici, je les amènerais tous avec moi. Les gens traitent le football ici comme une religion. Quand nous partirons nous prendrons tout cela avec nous.

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Albiol – Avec qui tu t’entends le plus ?

Personne ! Je suis toujours seul (rires). Je m’entends avec tout le monde même si je connais mieux José (Callejon) et Pepe (Reina). Je suis là depuis 4 ans maintenant, alors je m’entends bien avec tout le monde. Je n’ai jamais eu de problèmes avec personne. Je suis un bon gars.

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La vidéo de la session questions/réponses : https://www.youtube.com/watch?v=hOVL5vAeW5I

Le résumé du mercato hivernal Napolitain

Ce mercato hivernal n’aura pas été fortement agité mais il faut dire que le Napoli n’était pas en réelle nécessité de renforts. Alors du côté de Naples on a préféré assurer quelques coups en attirant au club quelques jeunes pépites.

Au rayon des arrivées:

  • Leonardo Pavoletti : Achat direct pour un montant de 18M€ (Genoa)

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  • Leandrinho : Achat direct pour un montant de 590.000€ (Ponte Preta)

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  • Alessio Zerbin : Achat direct pour un montant de 200.000€ (Gozzano)

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  • Andrew Delly Marie-Sainte : Prêt jusqu’en fin de saison avec option d’achat (Prato)

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Total: 18.790.000€


Au rayon des départs:

  • Nikita Contini : Prêt jusqu’en fin de saison (Taranto)

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  • Roberto Insigne : Prêt jusqu’en fin de saison (Latina)

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  • Raffaele Maiello : Prêt jusqu’en fin de saison (Frosinone)

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  • Igor Lasicki : Prêt jusqu’en fin de saison (Carpi)

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  • Eddy Gnahoré : Prêt jusqu’en fin de saison prochaine (Perouse)

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  • Manolo Gabbiadini : Vente définitive pour 17M€ (Southampton)

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  • Omar El Kaddouri : Vente définitive pour 1,2M€ (Empoli)

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  • Antonio Negro : Prêt jusqu’en fin de saison (Latina)

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Total: 18.200.000€


Si l’on fait les comptes, le Napoli n’a dépensé que 570.000€. L’argent des ventes de Gabbiadini et El Kaddouri a pu permettre au club de recruter un vice-Milik avec Pavoletti et des jeunes talents à des coûts dérisoires (Leandrinho, Zerbin, Andrew Delly Marie-Sainte). Des jeunes joueurs du club en manque de temps de jeu, ou simplement à la recherche d’expérience au niveau professionnel, partent en prêt jusqu’en fin de saison voire jusqu’en fin de saison prochaine pour Eddy Gnahoré.

Voilà qui résume le mercato hivernal 2017 du Napoli. #ForzaNapoliSempre