Napoli – Trabzonspor: L’après-match

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C’est encore dans l’euphorie du 0/4 ramené de Turquie que le Napoli disputait la phase retour de ce 16ème de finale de l’Europa League. L’issue du match était quasi actée d’avance, le Napoli vainqueur au final. Mais il fallait quand même se méfier de l’eau qui dort.

Le match n’a pas tardé à s’emballer, l’on a vu un Napoli offensif, des joueurs demandeurs de ballons. Bref, tout ce que l’on veut voir sur un terrain de football. Les occasions ont fusé en ce début de partie, Callejon, Mertens, Higuain ou encore De Guzman se sont heurtés plusieurs fois au très bon gardien Turc, Arikan.

C’est à la 19ème minute que le Napoli a marqué le seul et unique but de ce match, signé De Guzman. Et quel but (Enfin, surtout l’ouverture), longue passe d’environ 45 mètres de Mertens, Callejon contrôle et tir, repoussé par le gardien et ensuite De Guzman en opportuniste qui remet le ballon dans la direction du but.

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Ensuite plus rien, pour nous en tout cas. Les visiteurs se sont montrés offensifs en cette deuxième partie de la première mi-temps, on retiendra un tir d’Atik qui frôle le poteau (Glissade de Britos à la base de l’action..), d’un coup-franc d’Ekici qui a rasé la transversale de Rafael et d’un but en position de hors-jeu d’Atik, encore lui.

La deuxième mi-temps entamée, les deux équipe n’ont pas forcé. Le Napoli a quant à lui assuré cette petite victoire, se montrant offensif mais aussi très défensif. Pas de réels coups d’éclats dans ces 45 dernières minutes. Si ce n’est les nombreux ratés (Exploits du gardien Turcs) sur de nombreuses tentatives de Callejon, ce n’était pas la soirée de notre ailier Espagnol.

Le fin du match sifflée, le Napoli peut fêter cette qualification (bien mérité). Au cumulé le Napoli l’emporte 5/0 face aux Turcs de Trabzonspor.

Si nous devions faire un rapide topo du match: la défense a tenue (de belles statistiques en attestent), JorginhoInler ce n’est toujours pas ça, Callejon malchanceux face au but, Mertens en feu (Des passes d’un autre monde).

 

Le Napoli affrontera au prochain tour (8èmes de finale) le Dinamo Moscou de Mathieu Valbuena. Le Dinamo qui a défait les Belges d’Anderlecht (3/1) au tour précédent de l’Europa League.

 

#ForzaNapoliSempre

Duvan Zapata, la machine à buts

Pour commencer les statistiques : 882 minutes jouées cette saison, 7 buts toutes compétitions confondues, 2 passes décisives, un ratio d’un but toutes les 81 minutes en championnat. Autant dire des chiffres impressionnants pour le colombien qui, comme la saison dernière, marque à quasi-chaque apparition sur le terrain, zoom sur le phénomène.

Duvan c’est avant toute chose un physique de déménageur, une gueule terrifiante au premier abord et un sourire angélique. Mais à Naples il est surtout le remplacent d’Higuain, et c’est bien là tout le problème pour le colombien car sans la star argentine, ses statistiques déjà impressionnantes, pourraient être d’avantage gonflées. Gonflés son ses bras, ses cuisses et ses abdos, Duvan possède un physique d’un autre temps pour un footballeur et il en joue, à l’image de son but hier contre Sassuolo où sont résumées toutes ses qualités. De la hargne, de la combativité, un mental à ne rien lâcher, là où 90% des footballeurs moderne se seraient rouler par terre en réclament la civière après son choc, lui se relève à une vitesse folle (au milieu de six défenseurs) et enchaîne une frappe qui ne laissera aucune chance à Consigli. Le stade explose, Duvan célèbre à sa manière avec un regard à la scarface, inimitable. Moins de dix minutes plus tard, là aussi Zapata démontre toute sa palette de jeu en pivot en gardant la balle, grâce une nouvelle fois à sa puissance, et sert sur un plateau Marek Hamsik qui n’a plus qu’à conclure, le match est plié, Duvan a offert trois points très importants au Napoli.

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Pourtant nombreux étaient les tifosi à craindre l’absence de Gonzalo Higuain dans un match décisif, mais comme à chaque fois le numéro 91 a répondu présent en marquant. Malgré son faible voir très faible temps de jeu, l’ancien d’Estudiantes ne rechigne jamais, pas un mot plus haut que l’autre, aucune plainte ni déclaration réclamant plus de confiance de la part du coach, un état d’esprit irréprochable. D’autant plus que du temps de jeu on lui en proposait et pas qu’un peu puisqu’une dizaine de clubs (et pas des moindres, Benfica, le Shakhtar etc…) ont toquaient à la porte pour s’attacher les services du goleador cet hiver. Mais niet, Benitez et le président ont refusé toutes les offres, signe que Zapata aura le droit à un plus grand rôle à l’avenir ou faute d’un autre vice-Higuain ? Quoiqu’il en soit Zapatone pourra continuer à enfiler des buts comme des perles à chaque apparition il ne récoltera malheureusement que les miettes qu’Higuain dédaignera bien lui laisser. Il profitera encore du turn-over de Benitez pour prouver une fois de plus sa valeur, peut-être qu’il sera envoyé en prêt une année afin de confirmer tout son talent.

Du talent il n’en manque pas, seulement ne vous attendez pas à voir des triples passements de jambes à la Ronaldo ou des roulettes à la Zizou. Non Duvan n’est pas spécialement à l’aise dans les dribbles chaloupés, c’est d’ailleurs un peu son talon d’Achille, il perd pas mal de ballons à cause de son déchet technique. C’est un avant-centre pur et dur, loin d’avoir le pied carré cependant, ses points fort sont l’énorme puissance qu’il dégage, son jeu en pivot, le domaine aérien mais également la vitesse. Car oui malgré ses dimensions, Zapatone est doté d’une belle pointe de vitesse, on l’a notamment vu lorsqu’il arrive à se retourner face au but avec de l’espace devant lui, il est capable de grande percées balle au pied. Il pèse énormément sur les défenses adversaires, ce qui lui permet de trouver le chemin des filets et ce qui est surement la clé de son efficacité diabolique. Il libère des espaces pour ses partenaires et est un solide point d’appuis lorsqu’il faut allonger le jeu. Inépuisable et travailleur, s’il n’aura sans doute jamais la science des appels et la technique d’un Higuain il est son parfait remplacent, une option et un profil unique, voir rare en Europe. Jeune et donc plein d’avenir sa côte sur le marché des transferts s’élève à chaque but marqué par le bomber, super Z n’a pas fini de faire parler de lui.

Après-match, Napoli 2-0 Sassuolo

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 » Ils t’ont enlevé ton maillot, mais pas ta passion. Bon retour à la maison capitaine ! « 

C’est dans une ambiance tendue en vue de l’enjeu mais aussi riche en émotions que le San Paolo a accueilli son ancien capitaine charismatique, Paolo Cannavaro. Après le match nul de la Roma hier, et la victoire de la Lazio face à Palerme, autant dire que le Napoli était presque dans l’obligation de gagner ce soir, mais faudrait-il encore battre le trio offensif Floro Flores – Zaza – Berardi qui, on le sait, peut vite surprendre même les grosses écuries …

Ce n’était pas la première fois qu’une belle occasion se présentait en championnat, mais souvent nous les avons laissé passer, et ce soir, on s’est vite imaginé que cette fois-ci encore, les choses n’allaient pas bien se passer. L’équipe entame le match du bon pied, sans être forcément le meilleur, Zapata s’échauffe avec les défenseurs neroverdi, il se procurera même la plus belle occasion de la première période à la 40e après une passe splendide d’Hamsik. Hamsik, qui lui est vite rentré dans son match, proposant beaucoup de mouvements vers l’avant, même si il fera quelques fautes techniques, sans lesquelles, il aurait même pu ouvrir le score. Gabbiadini et Callejón quant à eux, donnent des solutions, mais personne aucun n’aura l’occasion de se montrer vraiment décisif. Du côté de Sassuolo, comme attendu, le trident offensif va vite faire des siennes, et montrer à notre défense qu’ils ne sont pas venus pour rien. C’est le jeune Berardi qui va se procurer la plus belle occasion, à la 29ème minutes, après avoir complètement effacé Koulibaly sur sa première ( seule ? ) erreur du match, le jeune espoir va enrouler une belle frappe dans la lucarne opposée d’Andujar, mais sa rasera le poteau. Le gros coup dur pour les neroverdi, au bout de 9 minutes, Antei se blesse dans un duel avec Zapata, il sera remplacé par Biondini. Pire, à la 19ème minute, c’est au tour du plus concerné par cette rencontre, Paolo Cannavaro de se blesser, il sortira sous une pluie d’applaudissements, au profit de Bianco.

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C’est la mine triste que Cannavaro va laisser sa place dans son San Paolo.

De retour des vestiaires, les Napolitains ont bien compris que s’ils n’ouvraient pas le score rapidement, c’est les neroverdi qui repartiront heureux, et ce sera alors à eux d’encaisser les foudres d’un San Paolo révolté. C’est encore une fois Zapata qui va sonner la révolte, avec une très belle occasion à la 49ème minute suite à un centre parfait de Maggio, que l’attaquant Colombien va venir placer sa tête et chercher le petit filet opposé, ça passera d’un rien à côté. C’est peut-être ce qu’on peut reprocher à ce Napoli aujourd’hui, de laisser complètement Zapata seul en attaque, sans vraiment venir l’aider à êtres véritablement dangereux devant les buts de Consigli. Côté défense, c’est Koulibaly qui mène la danse, le Français s’est montré infranchissable, même s’il devait garder le jeune Zaza, qui n’est jamais chose facile. Raul Albiol lui, s’est montré efficace, sans être incroyable, il a vite fait sortir Zaza de son match, en provoquant des fautes stupides, qui ont plus ou moins énervés l’italien. Maggio et Ghoulam  sont sûrement les moins bons ce soir, avec beaucoup de passes ratées, mais ce n’était pas un match facile pour les deux ailiers qui devaient apporter des solutions offensives, tout en contentant le napolitain Floro Flores, et Berardi, rien que ça …

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Il faudra finalement attendre la 61ème minute pour entendre le San Paolo exulter de joie, comment expliquer le but ? En un mot, par la hargne. Hamsik va remonter une grande partie de la motié de terrain adverse, avant de servir Zapata qui va contrôler, manquer sa frappe ( ou glisser ), puis se relever avec la puissance qu’on lui connait, et finalement déclencher une frappe forte à ras-de-terre qui ne laissera aucune chance au gardien. Le Napoli marque enfin, l’équipe peut se libérer. Pour ça Benitez va faire entrer Mertens pour Gabbiadini qui aura fait un bon match, mais sans imposer son empreinte, l’italien semblait plutôt fatigué, après un match plein en Europa League. Zapata va continuer son énorme travail de sape sur Acerbi, et sa repayera immédiatement, car à peine 10 minutes plus tard, le colombien servira sur un plateau Marek Hamsik qui ne fera aucune pitié devant Consigli et le fusiller avec une frappe enroulée magique.

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Après son but, Hamsik est aller célébrer dans les bras d’Insigne, venu voir le match.

Comme nous n’aimons pas les fins de matchs faciles, c’est l’arbitre qui va se charger de nous combler. A la 72e minute, Mertens effectue, certes un tacle répréhensible, mais sans être dangereux ou méchant, et prendra quand même un carton rouge, le belge retourne aux vestiaires, il aura joué 5 petites minutes … A 10 contre 11, le Napoli doit se concentrer à rester derrière, même si ça nous joue souvent des tours, mais cette fois-ci, il y avait une différence, une bonne défense certes, mais Andujár dans les buts aussi. A la 77e minute l’argentin va effectuer un arrêt de classe mondiale et permettre à l’équipe de passer une fin de match plus tranquille que prévue, on vous laisse juger par vous-même …

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A part une occasion dangereuse de Callejón à la 87e minute, les tifosi n’auront plus rien à se mettre sous la dent. Le match se termine, le Napoli aura su rester solide dans un match qui pouvait vite tourner au traquenard, et qui aurait redonné le sourire aux Romains … On effectue donc la bonne opération du week-end en Serie A, puisque le second poste occupé par la Roma ne se trouve plus qu’à 3 points, et nous revoyons la Lazio à 5 points derrière ! #ForzaNapoliSempre

Notre homme du match : Duván Zapata

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Les buts et moments forts du match :

Avant-match Napoli – Sassuolo

Si l’enjeu de ce match est important pour le Napoli, l’intérêt sera sans doute ailleurs. En effet, cameramans et photographes auront le viseur pointé vers le numéro 28 de Sassuolo. Paolo Cannavaro, le napolitain pur souche et ancien capitaine est de retour au San Paolo, un grand moment de nostalgie et de tristesse pour tout amoureux du Napoli.

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Si les azzurri se sont largement fait pardonner leur déroute sicilienne en Turquie, ils doivent cependant grandement se méfier de l’adversaire du jour. Le Sassuolo de Di Francesco est en effet l’une des équipes les plus joueuses de la botte avec des joueurs de grand talent comme Berardi, Sansone ou Zaza qu’on ne présente plus. Les neroverdi connaissent à l’instar du Napoli, des résultats en dents de scie, mais ils ont largement prouvé leur valeur en faisant match nul contre la Roma et la Juve mais également en battant le Milan ou l’Inter. Le Napoli est donc prévenu, surtout lorsque l’on connait la qualité d’attaque des visiteurs et les fébrilités défensives des partenopei. Pour les hommes de Benitez l’objectif reste le même, conserver cette troisième place et tenter d’aller chercher la seconde qui reste toujours accessible. Il faudra prouver devant son public que la déroute de Palerme n’était qu’un faux-pas. Il faudra également un grand hommage de la part du club pour la légende Cannavaro que le public, lui, n’a certainement pas oublié.

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Les convoqués pour demain soir sont :

Gardiens: Rafael, Andujar, Colombo. Défenseurs: Maggio, Mesto, Strinic, Ghoulam, Britos, Koulibaly, Albiol, Henrique. Milieux: Gargano, Jorginho, Inler, David Lopez, De Guzman, Hamsik,. Attaquants: Gabbiadini, Mertens, Callejon, Duvan.

Beaucoup d’interrogations concernant la composition napolitaine. Notamment qui défendra les cages ? Après avoir fait la boulette de trop, Rafael semble être passé derrière Andujar dans la hiérarchie qui a joué jeudi en Europa League. Benitez lui même doit encore cogiter, qui mettre également en attaque ? Higuain suspendu après avoir reçu trois cartons jaunes de protestation, n’est pas disponible. Zapata devrait logiquement lui succéder en pointe, le doute subsiste entre Callejon et un Gabbiadini en feu ! Hamsik devrait faire son retour dans le onze de départ, pour ce qui est du poste d’ailier gauche là aussi il y a ballottage entre De Guzman et Mertens.

Beaucoup moins d’incertitudes en revanche pour Di Francesco. A l’exception des deux latéraux Vrsaljko et Peluso, il dispose de son effectif au complet et alignera son équipe type. Une seule hésitation entre Taider et Missiroli au milieu de terrain, Longhi et Gazzola pour substituer les deux latéraux blessés. Et bien évidemment Cannavaro (qui s’est vite adapté à la défense à quatre pour répondre à de vieux débats…) au centre de la défense applaudit, respecté et admiré par tout un stade, toute une ville !

L’arbitre de la rencontre sera Davide Massa, coup d’envoi à 19h00. #ForzaNapoliSempre

 

Où t’es Reina où t’es ?

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Il nous manque, Pepe Reina, le seul l’unique. Ses sauvetages héroïques, ses joies, son amour pour le club, etc. Enfin bref, tout nous manque chez lui.

On se souvient de lui la saison dernière. Promis à un avenir sur le banc du côté de la Mersey, il a préféré rejoindre le Napoli pour un prêt d’une saison.  Il n’a pas eu du mal à se faire une place dans le groupes, son côté blagueur a facilité son intégration dans le groupe (Son côté Espagnol aussi m’enfin bon..).

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Il s’est rapidement imposé en tant que titulaire. De Sanctis étant partis à Rome, il ne nous restait plus que Rafael (Arrivé dans le même temps) et le bon vieux Roberto Colombo. On le connaissait déjà de part sa belle et longue carrière à Liverpool et c’est donc serein que nous étions lorsqu’il a débuté dans les cages.

Des exploits il en a fait chaque semaine. Nous sauvant au moins 2 balles de but par match.

Jugez vous même de ses exploit:

 

Son plus bel exploit reste peut-être le penalty arrêté face à Balotelli qui rappelons le n’avait alors là jamais raté de pénalty de sa carrière.

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Cette saison il l’a joué à fond. Se démenant de la première à la dernière seconde de jeu. Il nous sauva des points tout au long de la saison. Nous offrant même un titre, sorte de récompense pour sa magnifique saison.

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Arrivé en fin de saison, le voilà parti (Retour à Liverpool). On le savait de nouveau sur le départ et nous les supporters pensions à un transfert définitif de Pepe au Napoli. On l’annonçait un temps à Barcelone, son club formateur, mais c’est finalement au Bayern de Munich qu’il est parti. Il voulait rester au Napoli mais comme il l’a si bien fait comprendre dans les médias:  » Ce n’est pas lui qui a décidé. ». Tout laisse à penser que le président De Laurentis, Bigon, Benitez et cie ont préférer miser sur le jeune et talentueux (A l’époque) de Rafael. Le fait que Reina avait un gros salaire a surement aussi pesé dans la balance, même si l’on sait qu’il aurait accepté de réduire son salaire. Tout ça par amour pour le club.

Depuis la Bavière, Pepe n’en oublie pas le Napoli. Tweetant assez souvent au sujet des matchs Napolitains et exprimant sa joie à chaque coup d’éclat de notre équipe.

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Maintenant nous le regrettons ce bon vieux Reina (Surtout en voyant les compétences de Rafael). Encore plus désolant quand nous savons qu’il n’a pas encore joué avec le Bayern (En compétition officielle néanmoins).

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Durant le mercato hivernal nous avons pensé pouvoir le rapatrier en terre Napolitaine. Nenni, on garde le trio Rafael-Andujar-Colombo. On le sait pourtant que Pepe veut revenir, tout les journalistes Napolitains le disent:  » Pepe Reina veut revenir au Napoli ».

Si ce n’était pas cette saison alors ce ne sera plus jamais malheureusement. Nous voyons mal Reina revenir la saison prochaine. Il aura alors 33 ans, là n’est pas le problème majeur; ce « problème » plutôt le retour de Luigi Sepe (Prêté par le Napoli à l’Empoli). Fantastique avec les Azzurri de l’Empoli cette saison, Sepe est promis à un avenir de titulaire au Napoli. Et ce déjà pour la saison prochaine. Nous aurons alors là notre trio de gardien composé de Sepe, Rafael et Andujar. Le seul moyen d’espérer un retour de Reina est de voir Rafael ou Andujar partir. Son côté conquérant manque à notre Napoli actuel, sa rage de vaincre, son charisme, ses prises de risque, son côté leader.

Quoi qu’il en soit, nous ne t’oublions pas Pepe ! #ForzaNapoliSempre

 

 

 

Palermo – Napoli : L’après match

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Que diriez-vous d’un viol le soir de la Saint Valentin ? Le Napoli visiblement consentant s’est fait humilier ce soir au stadio Barbera de Palerme !
Tout semblait pourtant propice à une belle soirée, une belle pelouse, une belle ambiance et deux équipes en forme, le spectacle était promis d’entrée. Seulement tout va très vite mal tourner, sur une frappe lointaine de Lazaar, Rafael commet une boulette monstrueuse qui fera sans aucun doute le tour du web. Les images sont terribles pour le gardien brésilien qui n’en est pas à son premier coup d’essai (voir l’article). C’est alors que le Palermo-show va commencer, Dybala, Vasquez, Quaison et compagnie vont humilier les napolitains tour à tour à coup de grands ponts de une-deux et de dribbles à gogo. Les siciliens se régalent, le Napoli est à la rue, sans réaction, morbide, amorphe, les adjectifs manquent face à ce manque de roubignoles ! C’est ensuite sur une géniale contre attaque conclue par Vazquez, que les locaux vont faire le break.

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Nous ne sommes qu’à la 36ème minute de jeu et il n’y a déjà plus aucun suspens tant l’écart entre les deux formations semble immense. Au retour des vestiaires Benitez procède à des changements, Gabbiadini, puis ensuite Gargano et Zapata entreront en jeu, seuls ces trois derniers pourront sortir du match la tête haute. Mais rien n’y changera, c’est sur une nouvelle action splendide que Palermo va alourdir la marque, Dybala humilie Strinic avant de délivrer un centre remis de la tête pour Rigoni qui enflamme le Barbera. Zapata et Gabbiadini tenteront leurs chances pour sauver l’honneur, c’est finalement l’ancien de la Sampdoria qui sur un coup-franc anodin trompe la vigilance de Sorrentino. Score final 3-1. Difficile d’ajouter quoique ce soit tant la prestation des napolitains vu indigente ce soir. Benitez doit remobiliser ses troupes au plus vite pour le match d’Europa League jeudi soir.
#ForzaNapoliSempre

La conférence de presse de Rafael Benitez avant Palerme – Naples

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« J’exprime le concept de toujours penser match après match. Si nous allons chercher la cinquième victoire consécutive en championnat ce sera positif autant que pour moi que pour l’équipe, mais nous devons seulement nous concentrer sur ce match contre Palerme que nous voudrons gagner, ensuite nous penserons au prochain match».

Entre le championnat et l’Europa League, trois match rapprochés vous attendent, avez-vous préparé un programme précis pour faire tourner les joueurs ?

« Je crois que chaque joueur de cette équipe est arrivé à un tel niveau qu’il peut jouer mais aussi se trouver toujours prêt. J’ai confiance en tous mes hommes et je choisirai la formation adéquate à chaque match en pensant à toujours obtenir le maximum. L’équipe est sur une série positive et nous sommes optimiste. Si nous réussissons à allonger cette série, nous serons encore plus confiants et conscients de notre force».

À Palerme il y aura donc un turnover ?

« Nous devons exploiter notre groupe. Il en a toujours été ainsi pour moi et pour mon staff. J’ai des grands professionnels à ma disposition qui contrôlent quotidiennement les conditions individuelles des joueurs. Tous les éléments auront déterminés les minutes à donner à chaque joueurs, ensuite vous pouvez appeler ça turnover ou rotation, le sens reste d’impliquer tous les joueurs pour arriver à la fin de la saison en faisant le maximum sur chaque front ».

A quel match vous attendez-vous à la Barbera ?

« Certainement un match délicat et pas facile. Palerme est une équipe organisée, qui a des qualités et beaucoup d’enthousiasme. Nous devons montrer toute notre force athlétique mais aussi jouer avec beaucoup d’intelligence tactique. Ce sera un match très intense. Nous sommes bien et je pense que même demain nous pourrons faire un match de grande qualité ».

Sur Naples qui, pour le moment semble avoir sécurisé la troisième place :

« Je ne crois pas et je ne regarde pas le classement maintenant. Avec les trois points de chaque match, ça peut vite changer et dans n’importe quel sens. Je ne crois pas que nous avons la troisième place d’assurée. Notre tâche est de chercher à gagner le prochain match puis le suivant et à poursuivre avec cette mentalité ».

A quoi peut-on voir que l’équipe s’améliore et dans quel compartiment de jeu doit-elle encore faire des efforts ?

« Elle s’améliore et ça se voit, il y a plus de confiance et cette notion de sacrifice, et ça grâce à nos derniers résultats positifs. Nous devons nous améliorer dans les deux phases de jeu. Je veux que l’équipe marque plus de buts et exploite mieux les occasions, ainsi que nous devons travailler pour subir moins en phase défensive. Même lorsque les choses vont bien je suis toujours le moins satisfait possible parce que je suis un perfectionniste et veux que l’équipe puisse toujours pratiquer un football de très haut niveau. Pour arriver à certains de nos objectifs nous devons tous savoir rester unis et compactes, autant lorsque nous attaquons que lorsque nous défendons. Ce n’est pas facile mais nous pouvons le faire ».

Sur Rafel : 

« Rafel est un bon gardien, mais c’est un rôle très particulier, dans lequel on doit réellement ressentir de la confiance. Forcément, une erreur du gardien se voit plus qu’une erreur d’un joueur de champ ».

Rafael, un peintre ou un futur grand ?

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Rafael Cabral Barbosa, ou plus simplement Rafael, est arrivé il y a deux ans maintenant à Naples avec l’étiquette du « futur Taffarel ». Si ces comparaisons sont souvent dénuées de sens et sans valeur, le gardien brésilien était cependant suivit par plusieurs grosses écuries européennes. Après avoir tout gagné avec Santos, son club formateur, et goûté aux joies de la seleçao, il décida de partir à la conquête de l’Europe. Mais voilà, après deux saisons dont une première passée en grande partie à l’infirmerie, le constat est plus que mitigé pour le portier. Comme veut l’expression, il est « capable du pire comme du meilleur », l’ennuie c’est qu’à Naples il vaut mieux faire le meilleur pour s’éviter les foudres des tifosi, et Rafael est déjà l’auteur de plusieurs bourdes significatives. Au point qu’un grand nombre de supporters lui préférerait Andujar le gardien remplacent, plus sûr et plus charismatique que le jeune brésilien. Si la concurrence du vieux gardien argentin n’est pas très menaçante, plane en revanche, au-dessus de sa cage l’ombre de Sepe, le très prometteur gardien du coin, prêté à l’Empoli cette saison. Il est écrit d’avance que les deux gardiens seront en concurrence l’an prochain et rien ne prédit franchement que Rafael ait de l’avantage sur le napolitain d’origine.

Pourtant tout semblait bien parti pour l’ancien de Santos, arrivé pour être titulaire il impressionne et rassure tout le monde lors de son premier match contre Galatasaray, puis débarque vers la fin du mercato Pepe Reina, qui sera logiquement le numéro un dans la hiérarchie. Une année d’apprentissage aux côtés d’un gardien expérimenté ne peut qu’être bénéfique et Rafael profite alors des rares rencontres où il est aligné pour montrer son talent. Notamment ce fameux match contre Swansea où il est en feu et stoppe toutes les tentatives galloises, malheureusement sur un choc anodin le constat est sans appel : rupture des ligaments croisés, six mois d’arrêt. Une longue convalescence et un départ de Reina plus tard, le voilà fin prêt à garder les buts du Napoli pour la saison à venir. Seulement tout va mal s’enchaîner, les résultats sont très mauvais et Rafael n’arrange en rien les choses, voir même il en est en partie responsable. Le San Paolo commence à s’inquiéter sur le niveau réel de son gardien de but, et voit que du côté d’Empoli Sepe brille de mille feux. Les doutes sont de plus perceptibles mais Rafael va largement se faire pardonner lors de la Super-Coppa au Qatar. A lui seul (avec une grande aide d’Higuain également) il offre le succès face à l’ennemi de toujours, la Juventus, il stoppe plusieurs tirs au but dont celui décisif qui offre la victoire définitive, il est porté en héro, Napoli est en fête.

rafaelsupercoppaL’ivresse de la victoire passée, Rafael retombe quelque peu dans ses travers, des buts bêtement encaissés par faute de concentration ou manque de communication avec sa défense. Des prestations quasi-schizophréniques où l’on a bien du mal à déterminer son niveau exact. Quoiqu’il en soit il doit emmagasiner de la confiance, s’affirmer d’avantage, plus communiquer et surtout bien sûr, ne plus répéter les boulettes. Car personne ne pourra remettre en cause ses qualités de gardien, doté de très bon réflexes, Rafael a les moyens de faire une belle carrière mais lui seul pourra redresser la barre. Le problème semble plus mental qu’autre chose mais le temps joue en sa défaveur, car le retour au club de Sepe pourrait lui jouer des tours si avant cela il ne s’est toujours pas imposer comme gardien indétrônable.

Napoli – Udinese : L’après match

C’est avec une formation de départ sans surprise (à l’excepté d’une énième titularisation incompréhensible de ce fichu Britos) que les partenopei démarrent la rencontre tambours battants. L’Udinese n’a pas le temps de respirer que déjà, Dries Mertens ouvre le score à la 8ème minute de jeu d’une belle combinaison avec Higuain. Treize minutes plus tard, c’est sur une toute aussi belle action, que le nouveau de la classe, Gabbiadini, va faire le break sur un service cinq étoiles du capitaine Hamsik. L’écart est fait, le Napoli déroule, le San Paolo laisse éclater sa joie, le soleil brille, on se dit alors que l’après-midi sera tranquille et sans frayeur. Mais c’est vite oublier les lacunes défensives de ce Napoli qui retombe dans ses travers. Les hommes de Stramaccioni, piqués au vif, se rebellent et par une première chaude alerte trouve la barre par l’intermédiaire d’Allan. Les napolitains se contentent de défendre bas et subissent les assauts de plus en plus pressant des frioulans. Ce qui devait arriver arriva, sur une ouverture anodine, Cyril Théréau profite d’un marquage lâche de Britos et d’une sortie hasardeuse de Rafael pour réduire la marque.

A la pause Benitez demande à ses troupes de perdre moins vite le cuir et de faire tourner en attendant l’ouverture. En effet le Napoli impose un faux rythme pour calmer les hardeurs des visiteurs. Le match devient ennuyeux et pauvre techniquement. Rien n’a signaler jusqu’au but contre son camp du malheureux Théréau, encore lui. Don Rafé voyant que le match est plié en profite pour faire ses changements, entrées de Callejon, Jorgnho et De Guzman. Ce dernier aurait pu faire trembler les filets à deux reprises mais sans succès. A noter seulement un coup-franc de Bruno Fernandes bien repoussé par Rafael. Plus rien ne sera marqué, le Napoli enchaîne donc une nouvelle victoire continuant une belle série de succès et reste à quatre longueurs de la Roma.

L’homme du match : Dries Mertens 

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Le petit belge se réveille enfin ! Auteur du premier but sur un beau une deux avec Higuain et à l’origine du but contre son camp de l’Udinese, le petit diablotin retrouve une efficacité perdue depuis belle lurette. Actif dans le jeu et moins individuel qu’à l’accoutumé, Mertens pêche cependant encore dans les excès de simulations parfois agaçantes.

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