Le début de la nouvelle saison à Dimaro. (4)

Suite et fin des aventures Napolitaines à Dimaro.

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Deux semaines déjà que notre Napoli prépare la saison à venir à Dimaro. Journée plutôt reposante pour le groupe, entraînement matinal plutôt léger, composé de renforcement musculaire pour l’ensemble du groupe, exercices de remise en condition physique pour les joueurs ayant une fatigue musculaire (D.Lopez, Romano, Reina et Strinic) ainsi qu’un exercice de possession de balle.

Après midi de libre pour le groupe, certains en ont profité pour se faire une partie de bowling.

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Un petit (pas tellement) nouveau fait son apparition à Dimaro, Nicolao Dimitru  que le Napoli fait voyager dans l’Europe depuis 5 ans rejoint le groupe après être revenu de son prêt au PAE Veria en Grèce. Au programme, entraînement personnalisé pour Strinic (toujours sur le coup d’une fatigue musculaire), travail offensif qui a pour but d’isoler Insigne, Mertens et Callejon pour les mettre en position de tir. Une opposition (Rafael, Maggio, Koulibaly, Henrique, David Lopez, Valdifiori, El Kaddouri, Dezi, Inler, Callejon, Romano vs Gabriel, Allegra,Albiol, Luperto, Ghoulam, Allan, Hamsik, De Guzman, Jorginho, Insigne, Mertens) qui se soldera par un 2-2 (Buts de Allegra-Mertens / Hamsik-Insigne). Petite frayeur tout de même durant cet opposition puisque Valdifiori a du être écarté du terrain, blessure à la cheville. Fin de séance conclue par une séance de tir pour Dumitru, Dezi, Allegra, Luperto, Bifulco et Romano face à Rafael et Gabriel.

Après-midi rassurante, Strinic reprend le travail avec ballon et Valdifiori est aussi présent. Il s’entraîne seul à l’écart du groupe mais semble déjà de retour en forme. Les gardiens seront mis à l’épreuve, travail des sorties, des relances mais aussi séance de penaltys. Séance conclue par la traditionnelle opposition riche en but (Gabriel; Allegra, Albiol, Luperto, Ghoulam; David Lopez, Inler, De Guzman; El Kaddouri, Mertens, Bifulco vs Rafael; Maggio, Koulibaly, Henrique, Dezi; Allan, Jorginho, Hamsik; Insigne; Gabbiadini, Callejon). Résultat final, 5/2. Les joueurs offensifs se sont mis en évidence, Insigne, Gabbiadini, Callejon et Mertens buteurs.

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Journée assez spéciale en ce 27 juillet puisqu’il s’agit de l’anniversaire de notre grand capitaine Marek Hamsik. Mais pas que. Gonzalo Higuain, qui a écourté ses vacances rejoint le groupe. Séance light, travail défensif pour les latéraux et exercices de phases offensives durant lequel Hamsik se blessera légèrement à la jambe gauche ..

Entraînement de l’après-midi entamé par un toro, suivi d’un travail de réception des longs ballons. Opposition où se mettront en évidence David Lopez, Callejon, Insigne et Ghoulam.

11742672_999202713443708_3124957875093744019_nSéance matinale du 28 juillet qui débute par un jogging collectif. La défense effectuera des exercices sur la défense lors des centres mais aussi sur le remontage de balle. Séance écourtée pour laisser le cardinal Crescenzio Sepe effectuer sa bénédiction annuelle pour le groupe.

11822489_999751273388852_5933528354223623875_nAprès midi relax pour le groupe, seulement une opposition sera au programme pour la séance. Callejon, Bifulco et Insigne animeront la séance grâce à leurs buts et leurs actions. Reina et Gabriel feront tout de même un peu plus que ce qui leur est demandé, il resteront pendant une demi-heure après l’entraînement pour travailler les ballons sur la ligne ainsi que les penaltys.

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Un vent nouveau souffle sur Dimaro, un transfuge surprise fait son apparition (Surprise au vu de la rapidité des négociations). Le Comte Vlad Chiriches, solide défenseur Roumain en provenance de Tottenham, est à Dimaro pour y passer sa visite médicale avec le club. Pour le reste de la séance, Romano et Dimitru travailleront avec Reina tandis que le reste du groupe s’entrainera à la défense sur champ réduit.

11251809_1000211513342828_1002872660123314909_nMatch face à Cittadella l’après midi, match qui selon Sarri devrait être le pire match joué par le Napoli en cette pré-saison au vu de la fatigue accumulée par les joueurs, et pourtant. L’équipe s’est imposée 5/1 en montrant de belles choses. Valdifiori montre de plus en plus que son rôle d’organisateur du jeu. Passeur décisif sur corner pour le 1/0 signé Albiol, il a aussi donné un caviar d’un autre monde pour Insigne, passe chirurgicale pour Insigne qui n’a plus eu qu’à lober le gardien. le football a l’air si simple lorsqu’il est joué comme ça. Allan a aussi su se montrer, son travail défensif sans relâche a montré toute sa détermination. Mertens s’est battu comme un beau diable, à l’image de son but, où il a poussé la défense adverse à la faute grâce à un pressing efficace. El Kaddouri sera le dernier buteur de la rencontre sur une passe précise de Callejon au point de penalty.

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Voici ce qui résumé cette fin de ritiro à Dimaro.

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#ForzaNapoliSempre

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3 bonnes raisons de croire en Maurizio Sarri

Arrivé sur la pointe des pieds en provenance d’Empoli, Maurizio Sarri n’était pas le plus connu des prétendants au poste d’entraîneur du Napoli, mais certainement un des plus talentueux. Napoli France vous livre les trois raisons d’espérer et de croire en la réussite de Sarri.

« Pousse toi, c’est moi qui vais ramener le Scudetto au San Paolo »

Éternel tifosi… du Napoli

Il y est né, il y a vécu jusqu’à que ses parents ne déménagent en Toscane et il a toujours supporté les Partenopei. C’est lui même qui le dit : « J’ai toujours supporté le Napoli. Petit, j’étais le seul, tous les autres supportaient le Milan, l’Inter, la Juve, la Fiorentina. Mais ça me semblait naturel de supporter la ville dans laquelle je suis né. Je n’ai jamais compris ceux qui supportaient une autre équipe. » Et quel tifosi n’a jamais rêvé d’être à la tête de son équipe de toujours, celle qui le fait rêver. Pari osé et risqué donc pour le président De Laurentiis, mais qui a tellement de la gueule, un tifosi du Napoli aux commandes du Napoli, l’histoire semble déjà prédestinée à un avenir radieux au pied du Vésuve.

Spécialiste des coups de pieds arrêtés

Point faible du Napoli : les coups de pieds arrêtés. Point fort de Maurizio Sarri : les coups de pieds arrêtés. Tiens, tiens… En bon perfectionniste et bosseur acharné qu’il est, Sarri sait que le moindre détail compte et intensifie le travail sur coups de pieds arrêtés. Et oui, terminé les corners à deux qui se transformaient en six mètres pour l’adversaire sous Benitez. Quand on voit les fins artificiers que l’on possède et qui sont capables de déposer le cuir là où ils le souhaitent (Insigne, Mertens, Gabbiadini), on se dit que l’on devrait avoir un ratio de buts sur phases arrêtées plus important que les saisons précédentes. L’histoire est écrite, Sebastiano Luperto offrira le Scudetto au Napoli sur corner à la 93è minute lors de l’ultime journée face à la Juventus. Dolce Vita.

Il a réussi partout

Le Mister gravit les échelons petit à petit sans réellement faire de bruit, mais avec une étonnante facilité, qui chaque année tape dans l’œil des clubs des échelons supérieurs. En l’espace de seulement quelques années il passe de la 6è division à la Série A. 15è du dernier exercice avec Empoli après les avoir fait monter la saison précédente, Sarri n’en était pas à son coup d’essai puisque en 2000 il avait fait monté son club de l’Eccellenza de la 6è à la 4è division en trois ans. Bis repetita avec Sangiovannese qu’il fait accéder à la Série C1 (3è div.) en seulement deux ans. Au total donc trois promotions entre 2000 et 2005. La suite ? Une série de piges pour des clubs mal en point qu’il réussi à redresser avant d’atterrir en 2012 à Empoli. Le Napoli peut donc donc légitimement prétendre à retrouver la Ligue des Champions dès cette saison, voire plus, on est en droit de rêver.

#ForzaNapoliSempre

Le début de la nouvelle saison à Dimaro (3)

Suites des aventures du Napoli en plein ritiro à Dimaro.

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Reprenons notre récit à la date du 20 juillet, la séance matinale débute aux alentours de 9 heure du matin. David Lopez, qui avait un soucis musculaire les jours suivants, revient s’entraîner avec le reste du groupe tandis qu’Hamsik et Strinic s’entraînent de leur côté pour récupérer de leurs quelques pépins physiques.

Séance matinale dédiée aux défenseurs, les milieux et attaquants sont quant à eux en exercices de renforcement musculaire. Dans un premier temps les défenseurs, divisés en deux groupes (Ghoulam, Luperto, Albiol et Christian Maggio + Henrique, Koulibaly, Britos et Allegra), vont s’entraîner) à la défense sur contre attaque avec ensuite un travail de récupération du ballon sur les ailes.

Un jeunot est venu bien connu est venu palier au sous-effectif Napolitain. Et oui, le talentueux Jacopo Dezi, vient montrer de quoi il est capable dans la défense Napolitaine quelque peu appauvrie. Appauvrie car oui, à la fin de la séance matinale un ange nous a quitté. Miguel Angel Britos n’est plus, il quitte le Napoli pour démontrer l’étendue de son talent en Premier League à Watford (Dans le cadre du transfert d’Allan au Napoli). Sans oublier de préciser l’autre départ, celui de Duvan Zapata qui est prêté durant deux saisons à l’Udinese.

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La séance de l’après-midi quelque peu chahutée, une pluie diluvienne s’abat sur Dimaro. Pas de blabla on rentre dans le vif du sujet, Sarri lance une opposition avec deux compositions en 4-3-1-2 (Gabriel; Maggio, Albiol, Luperto, Ghoulam; Inler, Valdifiori, David Lopez; Insigne; Callejon, Gabbiadini. vs Rafael; Allegra, Henrique, Koulibaly, Dezi; De Guzman, Jorginho, Romano; El Kaddouri, Mertens, Bifulco). Opposition qui se terminera sur le score de 1 à 0 pour l’équipe d’Insigne, grâce à une reprise de volée du droit de Valdifiori, imparable pour Rafael. La séance sera écourtée suite aux trombes d’eau qui s’abattent sur le terrain.

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Jour un peu spécial à Dimaro puisqu’en ce 21 juillet; la nouvelle recrue du club, Allan, arrive pour effectuer sa visite médicale et parapher par la même occasion son contrat qui le liera aux Partenopei. Spécial aussi parce que le Napoli va jouer son premier match de la saison face à l’équipe d’Anaune, l’occasion de voir comment ce nouveau Napoli version « Sarri » se comporte.

Séance matinale légère, pendant qu’Allan passe sa visite médicale, le reste du groupe travaille les phases offensives en vue du match de l’après midi.

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Le match de l’après midi face à Anaune fût une ballade de santé pour l’équipe. 8/0, le Napoli sous Sarri ça claque. Son instauration du 4-3-2-1 et même du 4-3-1-2 (alternance entre les deux systèmes) a fonctionné merveilleusement bien. L’association Insigne, en trequartista, avec Callejon et Gabbiadini a fait parler la poudre puisque 5 buts sont venus de ce trio infernal (Triplé d’Insigne et doublé de Gabbiadini). La deuxième mi-temps où l’on a pu voir les remplaçants ainsi que les jeunes s’illustrer, doublé de Mertens et but du jeunot Alfredo Bifulco. (Nous tenons toutefois à féliciter ces joueurs amateurs d’Anaune qui se sont bien battus).

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Lendemain de victoire pour l’équipe, séance d’entraînement matinale qui s’apparente à un décrassage. Course pour tout le monde dans un premier temps. Les milieux et attaquants monteront quand même sur le terrain pour effectuer un léger travail de possession mais rien de plus, le reste du groupe continuera à courir. Les dernières 30 minutes de la séance d’entraînement se feront sur les machines de renforcement musculaire. Précisons aussi que ce fut le premier entraînement de la nouvelle recrue Allan.

Après midi de libre pour la plupart du groupe. Seuls Allan, Dezi, Allegra et Hamsik sont présents à l’entraînement. Les jeunots Bifulco et Romano ont rejoint la séance un peu plus tard pour montrer à Giampaolo Saurini, leur entraîneur à la Primavera, de quoi ils sont capables.

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La séance matinale du 23 juillet divisée en deux, première partie où ce seront les défenseurs dans le feu de l’action. Deux quatuors défensifs créés Allegra-Koulibaly-Luperto-Dezi et Maggio-Albiol-Henrique-Bonomi (Présence de Bonomi car Ghoulam, fiévreux, est resté à l’hôtel). Ils travailleront les déplacements dans un premier temps et la récupération de balle dans un second temps. Exercice de récupération de balle en présence de Valdifiori qui a la charge de remonter le ballon à partir de la défense, on se fait une idée du rôle qu’aura Valdifiori cette saison (Métronome).

Les milieux et attaquants ont rentreront en jeu par la suite, pour travailler les phases offensives, le tout en modèle 4-3-1-2 (Lopez-Jorginho-Hamsik-Insigne-Gabbiadini-Mertens et Allan-Inler-De Guzman-Romano-El Kaddouri-Bifulco-Callejon).

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Ghoulam toujours absent, mais pas de soucis le reste du groupe est là. Sarri va de nouveau insister sur les deux systèmes que sont le 4-3-1-2 et le 4-3-2-1. Rafael se montrera en forme, ainsi que Gabbiadini et Callejon. Sarri ferra travailler les joueurs, en priorité, sur la défense lors des contre-attaque adverse ainsi que la défense sur les ailes.

 

« Today it’s matchday » comme on le dit si bien outre Manche, et oui en ce 24 juillet notre Napoli affronte une l’équipe de Feralpi Salo (Club de Lega Pro, équivalent de la division 3). Mais avant cela, nos joueurs vont s’entraîner pour préparer au mieux la rencontre du soir. Et pour se mettre en condition, une, désormais traditionnelle, opposition est créée. Gabriel-Maggio-Albiol-Koulibaly-Ghoulam-Lopez-Jorginho-Hamsik-Insigne-Callejon-Mertens vs Rafael-Allegra-Henrique-Luperto-Dezi-Allan-Valdifiori-Inler-De Guzman-El-Kaddouri Gabbiadini. Première composition d’équipe en 4-3-1-2 et deuxième en 4-3-2-1. Opposition remportée par l’équipe Hamsi (2/0) buts de Mertens et CSC d’Allegra. Un exercice de possession sera aussi effectué, Gabriel travaillera les sorties sur corner et Insigne et Callejon perfectionneront les coups-francs.

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Et donc, match contre Feralpi Salo le soir même. Match qui se doit d’être un peu plus relevé que celui face à Anaune. Même si, dès le coup d’envoi du match l’on a pu voir une nette domination Napolitaine, en étouffant l’adversaire. La passation de balle a été faite de manière parfaite, avec un Jorginho maître du milieu de terrain. Un Mertens qui a su créer les combinaisons avec ses compères Callejon et Insigne. Un Hamsik en grande forme (cf sa passe décisive pour Mertens). Au final c’est un Napoli triomphant qui l’a emporté 5/2: doublé de Mertens, Koulibaly, De Guzman et Insigne. Il y a encore du travail côté défense au vu des buts encaissés mais rassurons nous, le reste de la machine est en marche.

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Ce qui conclut ce troisième article relatant les aventures de nos Napolitains à Dimaro.

 

 

Le début de la nouvelle saison à Dimaro. (2)

On se retrouve aujourd’hui pour la suite des aventures de nos Napolitains en ritiro à Dimaro

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La séance matinale de ce 16 juillet est (encore) sous le signe de la défense. Les défenseurs s’adonnent à des courses de 100m sur le terrain, le tout visionné par un nouveau drone, bijou de technologie (110km/h de vitesse de pointe, 3 km de champ de vision ainsi que la reconnaissance faciale des joueurs). Les défenseurs seront ensuite soumis à un exercice visant à améliorer la communication avec le gardien, avec Reina en l’occurrence. Les autres gardiens travaillent de leur côté, Rafael est soumis à des exercices intensifs tandis que Gabriel se remet en forme dans la salle de musculation. La défense s’exercera ensuite aux déplacements latéraux. Le reste du groupe a quant à lui travaillé en salle de musculation.

L’entraînement de l’après-midi débute par une opposition sur terrain réduit avec deux compositions. (Reina, Henrique, Albiol, Luperto, Ghoulam, Inler, Valdifiori, Romano, Insigne, Mertens, Gabbiadini. contre Rafael, Maggio, Koulibaly, Britos, Strinic, Lopez, Jorginho, De Guzman, El Kaddouri, Callejon, Zapata.)

Des joueurs se mettent en évidence tels que Rafael, qui enchaîne les arrêts, et Gabbiadini qui en position d’attaquant enchaîne les buts. Sarri profitera de cette opposition pour faire travailler les joueurs sur différents aspects, la possession et la construction du jeu dans un premier temps et la récupération des ballons au niveau du grand rectangle adverse pour terminer. La séance se termine sur un travail des ballons aérien pour Jorginho, Britos, Mertens, De Guzman et Inler.

On notera également qu’Hamsik n’a pas participé aux entraînements du jour, on signale un problème musculaire pour le capitaine Napolitain. Signe d’une préparation intensive de Mister Sarri ?!

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Le soleil se lève sur Dimaro, 17 juillet plutôt tranquille pour l’équipe puisqu’une seule séance d’entraînement est au programme. La séance débute par un entraînement spécifique aux gardien, pour Reina et Rafael puisque Gabriel travaille le physique avec le reste du groupe. Précisons qu’Hamsik a pris part aux exercices physique avec le reste du groupe mais n’a pas travaillé sur le terrain, il traîne toujours son problème musculaire.

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La traditionnelle opposition se met en place avec deux compositions qui s’affrontent. La première en 4-3-1-2 (Reina, Maggio, Albiol, Britos, Ghoulam; Inler, Jorginho, De Guzman; El Kaddouri, Zapata, Insigne) et la seconde en 4-3-3 (Rafael, Henrique, Koulibaly, Luperto, Strinic, Lopez, Valdifiori, Romano, Insigne, Callejon, Gabbiadini). El Kaddouri ainsi que Gabbiadini, probablement les deux joueurs les plus impressionnants de ce ritiro, marquant encore. Belle surprise quand on sait que Gabbiadini n’avait qu’un rôle de joker de luxe sous Benitez et qu’El Kaddouri lui était tout simplement rejeté.. Belle revanche.

1437126584_254On assistera aussi à un but dantesque, signé Lorenzo Insigne. Sur un tir lobé de 30m. Les joueurs travailleront ensuite sur les ballons dans le dos ainsi que sur le travail défensif sur les phases arrêtées. La séance se termine sur des coups-francs tirés par Gabbiadini, Mertens et Insigne avec Gabriel dans le but.

Temps-libre l’après-midi, quelques joueurs en ont profité pour aller pêcher. Maggio, Insigne, Valdifiori, Gabbiadini, Luperto et Romano s’y sont adonnés.

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Cela fait désormais une semaine que nos Napolitains préparent cette nouvelle saison à Dimaro. On garde les bonnes habitudes, séance d’entraînement matinale relativement calme. Du renforcement musculaire pour commencer avec ensuite une séance de tirs, Callejon, Gabbiadini, Mertens et Insigne bombardent Rafael et Gabriel. Cette séance se terminera par un « bowling-foot », où les joueurs doivent tirer sur une bouteille d’eau située à 30 mètres, le seul ayant réussi à toucher la bouteille est Antonio Romano, le jeune joueur de la Primavera.

11403047_899967906734712_2587503856332063918_nL’après-midi, les joueurs s’affronteront (comme d’habitude) lors d’une opposition. (4-3-3) Reina, Maggio Luperto Albiol Ghoulam, Inler Valdifiori Romano Insigne Zapata et Callejon contre (4-3-2-1) Gabriel, Henrique Koulibaly Britos Strinic, Lopez Jorginho, De Guzman, El kaddouri Mertens et Gabbiadini. Toujours pas de trace d’Hamsik sur le terrain, il travaille seul en salle de gym. Les joueurs lors de cette opposition vont travailler en priorité le pressing et la possession de balle.

1437237764_88Effectif décimé pour entamer ce 8ème jour de ritiro, Strinic n’est pas présent (blessure) tandis qu’Hamsik, à nouveau lui, mais aussi David Lopez travaillent à l’écart du groupe pour des problèmes musculaires. Ils effectueront des allers-retours sur la piste d’athlétisme. Le groupe est donc en sous-effectif, alors il faut pallier aux manquements. Simone Bonomi (membre du staff) participe à la séance. L’équipe débute par une session sur la possession et continuera ensuite à travailler sur la défense des milieux ainsi que les déplacements attaquants/milieux. Les gardiens eux s’entraînent à l’aide d’une « machine à shoot », les gardiens ont été mis à rude épreuve durant cet exercice.

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Séance de l’après-midi sans nouvelle de Strinic (On apprend par la suite qu’il se remet en forme en piscine), Sarri va ensuite se concentrer sur le poste de milieu offensif, il va mettre en place un 4-3-1-2 où il va alterner entre El Kaddouri et Insigne au poste de trequartista. Insigne s’est mis en évidence, doublé pour lui lors de cet entraînement.

Les ballons dans le dos sont encore travaillés. Mais aussi les coups-francs, avec Valdifiori et Jorginho à l’oeuvre.

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Voici qui résume ces 4 derniers jours du ritiro. #ForzaNapoliSempre

Grazie Rafa ! Benvenuto Maurizio !

Cette saison 2015-2016 s’annonce comme celle de la recontrusction et du renouveau pour le Napoli. L’ère Benitez étant belle est bien terminée, le club se prépare à entamer un nouveau cycle de son histoire avec à sa tête un napolitain pure souche, Maurizio Sarri, car oui, les désirs des tifosi ont été entendus par le président De Laurentiis ; retrouver l’identité italienne du Napoli. Nouvel entraîneur donc, mais également nouveau directeur sportif. En effet Cristiano Giuntoli arrive en provenance de Carpi pour remplacer Bigon, désireux d’aller voir ailleurs.

L’occasion donc pour nous de faire un petit point sur le début de mercato napolitain.

Permalien de l'image intégréeMaurizio Sarri attentif durant le ritiro.

Conséquence directe de l’arrivée de Sarri, le Mister ramène dans ses filets son ex-milieu Mirko Valdifiori (Empoli) qui s’installe pour quatre saisons au pied du Vésuve. Le milieu international italien (1 sél.) devient donc la première recrue de l’ère Sarri. Fort d’une petite expérience internationale, Valdifiori vient renforcer notre milieu de terrain où nous perdons Walter Gargano (Monterrey, MEX) et où Jorginho et Inler n’ont pas su élever leur niveau de jeu tout au long de la saison.

Mais n’oublions pas la principale priorité de ce mercato, renforcer notre défense qui nous a souvent fait défaut au cours de cette saison. L’idéal serait donc de prendre un top gardien et deux défenseurs au coté de notre Kalidou Koulibaly, véritable révélation de la dernière saison de Série A.

Mardi 23 Juin 2015, le retour de Pepe Reina (Bayern Munich, ALL) au Napoli est désormais officiel pour le plus grand bonheur des tifosi qui n’auront plus a trembler sur chaque passe en retrait de Britos pour Rafael ou Andujar. L’espagnol en manque de temps de jeu au Bayern Munich retrouve donc son Napoli, et sans doute une place de titulaire. Dans une époque où football n’est que business selon certains, Reina a ainsi préféré le choix du cœur en revenant au San Paolo, plutôt que d’accepter un plus gros salaire en signant chez le rival Giallorossi, l’As Roma.

Dans un secteur offensif déjà bien garni, on est en droit de se demander si la principale recrue du mercato napolitain n’est pas le retour de prêt d’Omar El Kaddouri (Torino). Car comme on vous le disait dans l’article sur le début du ritiro, le marocain enchaîne les bons entraînements et paraît très en forme en ce début de pré-saison. A confirmer…

Permalien de l'image intégréeEl Kaddouri (à droite) aura-t-il enfin sa chance au Napoli ?

Concernant les prêts, Duvan a été envoyé 2 ans à l’Udinese contre une indemnité de 1,6 M d’€. Luigi Sepe repart pour une saison de prêt mais du coté de la Fiorentina cette fois ci. Bruno Uvini à quand à lui été envoyé aux Pays-Bas, à Twente. Chez les jeunes, Roberto Insigne et Gennaro Tuttino sont prêtés à Avellino. Enfin, nous enregistrons le prêt de Gabriel, jeune gardien de l’AC Milan.

Les rumeurs :

Arrivées :

  • Allan (Udinese) ; Officialisation imminente
  • Astori (Cagliari) ; Elle serait là, la première recrue défensive de Sarri
  • Perrotti (Genoa) ; Surement en cas de départ de Callejon
  • Bartra (Barca) ; Le dossier devrait bientôt se lancer

Départs :

  • Callejon -> Atletico Madrid
  • Britos -> Watford

#ForzaNapoliSempre

Le début de la nouvelle saison à Dimaro.

C’est devenu un rituel depuis 5 ans, le Napoli effectue son ritiro de début de saison dans la petite commune de Dimaro. C’est donc l’occasion pour ces fervents habitants de la province de Trente de voir à l’oeuvre leurs idoles. Ritiro plus que particulier, puisqu’il s’agit du premier de l’ère Sarri,

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C’est ce 11 juillet que nos Napolitains sont arrivés à Dimaro, 25 joueurs sont au rendez-vous et vont donc effectuer ce programme de pré-saison. (Albiol, Bifulco, Britos, Callejon, David Lopez, De Guzman, El Kaddouri, Jorginho, Gabbiadini, Ghoulam, Hamsik, Henrique, Inler, Insigne, Koulibaly, Luperto, Maggio, Mertens, Rafael, Reina, Romano, Sepe, Strinic, Valdifiori, Duvan Zapata.)

Les supporters étaient présents pour accueillir la délégation Napolitaine à la descente de car. A l’applaudimètre c’est le coach Maurizio Sarri le plus populaire. Des « Mister Mister Mister » s’échappèrent de la foule à tous moment.

La journée ne fait que commencer. Les joueurs à peine installés, que la première séance d’entraînement débute. Pas une grosse séance mais plutôt une sorte de mise en forme accompagnée d’un bain de foule. Cette mise en bouche a eu l’occasion de nous surprendre puisqu’une nouvelle méthode d’entraînement, made in Sarri, a fait son apparition. Sarri a compris le point faible du Napoli, c’est ainsi que sa nouvelle méthode d’entraînement (principalement pour la défense) se porte sur l’utilisation de drones. Méthode qui a eu le don d’impressionner les nombreux observateurs présents à cette session d’entraînement. C’est ainsi que les défenseurs se sont entraînés, seuls, pendant 50 minutes sous l’observation d’un drone.

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C’est maintenant que les choses sérieuses débutent, deuxième jour à Dimaro. Les joueurs effectuent un décrassage durant la matinée avant la présentation du nouveau maillot aux alentours de 11h00. Premier maillot de la griffe Kappa.

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Le premier (vrai) entraînement débute cette même après-midi. Sous le regard du président De Laurentiis, les joueurs s’échauffent; jeux avec ballon et footing au programme pour débuter la séance. A la suite de cet échauffement, De Laurentiis s’en alla auprès des assistants de Sarri pour admirer de plus près les phases défensives filmées par le drone.

Sarri a ensuite créé des oppositions entres les milieux et les attaquants. Au menu, travail sur le pressing, la vitesse d’exécution ainsi que le jeu à une touche de balle. L’on a pu aussi observer lors de ces oppositions que Sarri a fait une fixette sur le poste d’Insigne, le faisant constamment évoluer au poste de trequartista (milieu offensif). Poste où il n’a quasi jamais évolué sous l’ère Benitez.

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 Le soleil se lève sur Dimaro et le troisième jour du ritiro se profile. L’entraînement du matin débute et Sarri insiste encore sur la défense. Les défenseurs débutent l’entraînement à nouveau sous les yeux aguerris du drone. Les points ciblés sont les ballons remis vers l’arrière ainsi que le placement. Pour la suite (comme tous les entraînements matinaux), les joueurs s’entraînent dans la tente annexe au terrain d’entraînement. Du léger pour la matinée, c’est par la suite que les choses vont un peu plus se corser.

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La séance de l’après-midi démarre, à nouveau, quelques exercices physiques histoire de reprendre le rythme, et le gros du boulot arrive. Sarri divise le groupe en deux (enfin presque, puisque les gardiens travaillent de leur côté et les deux jeunots de la Primavera, Romano et Bifulco, font des tours de terrain), deux compositions d’équipes sont alors créées: Maggio, Koulibaly, Britos, Ghoulam, David Lopez, Valdifiori, De Guzman, El Kaddouri, Gabbiadini, Insigne en 4-3-1-2 et Henrique, Albiol, Luperto, Strinic, Hamsik, Jorginho, Inler, Insigne, Callejon, Zapata en 4-3-3. Et oui, les 4-2-3-1 c’est finit.

Le terrain est divisé en deux et les deux compositions prennent place, Sarri travaille en premier le jeu en première intention. Les joueurs sont en forme, le rythme est là. Des phases de jeu sont ensuite créées sur certains modèles de jeu. Débordement et jeu en pivot. Des joueurs se mettent en évidence (Duvan sur le jeu en pivot, El Kaddouri sur les débordements, Callejon-Insigne sur la finition, Jorginho sur la construction mais aussi le jeune Luperto sur les relances).

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La fin de l’entraînement se profile et Sarri organise une opposition entre les deux formations (Sur un terrain réduit). L’occasion de voir la forme de certains joueurs. L’équipe d’Hamsik l’emporte 7-4 au bout d’une lutte acharné. El Kaddouri, Duvan, Callejon, Gabbiadini, Mertens ainsi que Reina ont été performants.

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Les jours passent et visiblement se ressemblent. Car oui, Sarri a fait de la défense sa tâche principale. A nouveau sous l’observation du drone, les défenseurs s’exercent cette fois ci aux retours en défense, des allers-retours de 100m sont effectués. Un travail spécifique est aussi réalisé avec Rafael (en compagnie de la défense). La communication avec la défense, car c’est un facteur qui nous a beaucoup affecté la saison précédente. Le jeu sur la ligne ainsi que les sorties ont été travaillé.

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L’entraînement de l’après-midi débutera par des exercices physiques. Suivis par des simulations tactiques (en 4-3-2-1) avec un milieu Valdifiori-Jorginho, les deux compères montreront un jeu offensif mais aussi une belle régularité défensive. Deux nouvelles compositions sont alors testées: Henrique, Koulibaly, Britos, Strinic, Inler, Jorginho, Hamsik, Insigne, Gabbiadini, Mertens (4-3-3) et Maggio, Albiol, Luperto, Ghoulam, David Lopez, Valdifiori, De Guzman, El Kaddouri, Callejon, Zapata (4-3-1-2). Les joueurs seront testés sur la possession mais aussi la position sur le terrain.

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Jour 4. Vous devez vous douter ce que l’on va dire. Les défenseurs sont encore les cibles n°1, cette fois ci c’est le positionnement sur les touches défensives, défense sur phases arrêtées qui sont travaillés ainsi que le « piège du hors jeu » sont travaillés. Un bien pour un mal dirons nous.

La séance de l’après-midi verra un petit nouveau débarquer (au détriment de Luigi Sepe qui lui a quitté Dimaro la veille pour s’engager, en prêt, avec la Fiorentina). Le jeune gardien Brésilien du Milan AC, Gabriel, est arrivé en début d’après-midi sur le camp d’entraînement et à travaillé pour la plupart du temps sous la tente (Travail physique).

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Bzzzz, les drones sont à nouveau de sortie. Ils seront aujourd’hui à l’oeuvre pour observer la séance tactique. Séance où le travail défensif des milieux (en particulier Jorginho et Valdifiori) est de rigueur. Des séquences de jeu (avec possessions de l’adversaire) sont organisées. Vient alors la fameuse opposition des deux compositions sur terrain réduit. (Reina-Strinic-Koulibaly-Luperto-Maggio; López-Valdifiori-Hamsik; Callejon-Zapata-Insigne face à Rafael (+Gabriel à certains moments)-Henrique-Albiol-Britos-Ghoulam; Inler-Jorginho-De Guzman; El Kaddouri-Gabbiadini-Mertens). Certains joueurs se sont mis en évidence. Reina, El Kaddouri, Callejon, Duvan et Gabbiadini (Et oui, toujours les mêmes). Les joueurs rentrent au vestiaire tandis que pendant une vingtaine de minute, Mertens et Gabbiadini ont travaillé les phases arrêtées.

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Voici qui résume ces 4 premiers jours de ritiro à Dimaro. #ForzaNapoliSempre

La belle interview d’un tifoso depuis 1962

Témoigner pour ne pas oublier telle est la devise ! Peu d’entre nous, tifosi français du Napoli ou même italiens avons connue l’époque du Napoli du regretté Pesaola ou Vinicio par exemple. Une voie française à l’accent napolitain a accepté de nous livrer quelques beaux souvenirs, nous entraînant dans des récits émouvants bercés de nostalgie d’une époque où le calcio était tout autre…

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– Ciao Domenico, tout d’abord depuis combien de temps suis-tu le Napoli ?

Je suis le Napoli depuis la saison 1962/63, mais il ne faut pas oublier que les moyens de suivre à l’époque son club, n’ont rien à voir avec les actuels…

– Tu n’as pas loupé un match depuis toutes ces années ?

J’ai été abonné au San Paolo de 1968 à 1982, d’abord en curva B et ensuite en curva A, avec des nombreux déplacements à Rome, Milan, Turin, Florence et Gênes . Depuis cette date, dès que possible (je réside en France) je vais voir mon Napoli au San Paolo en moyenne 4 à 5 fois par an. A l’extérieur je le vois surtout à l’étranger lors des matches de coupe d’Europe (Toulouse, Bordeaux, Lisbonne,Liverpool, Munich, Marseille, etc. ) ou en match amical (Barcelone, Londres, etc.. ). Par contre je n’ai JAMAIS loupé un seul match du Napoli depuis plusieurs dizaines d’années grâce à la radio (RAI ondes moyennes), la télé ( j’avais fait installer une des premières paraboles de tout le département sur mon toit au début des années ’90) et ensuite internet, bien sûr.

– Comment était l’ambiance dans les travées à cette époque ?

L’ambiance était très bon enfant, instinctive, et surtout axée uniquement sur notre équipe, sans dérive sur l’actualité, la politique ou le social. Autre chose qui distinguait l’ambiance c’était l’humour, qui était manié de façon magistrale car improvisée et spontanée. Ce n’était pas un stade qui dépendait de l’inspiration ou des slogans préparés à l’avance par des autoproclamés… « chef ayatollah » , mais chacun des 90 000 spectateurs pouvait librement proposer un chant, un refrain, un encouragement et c’était l’état d’âme des autres spectateurs qui faisaient, ou pas, en sorte qu’il pouvait se répandre immédiatement à travers tout les gradins du San Paolo. Chaque spectateur pouvait avoir pour quelques secondes le « pouvoir » d’être un meneur de tifo. La napolitanité du stade était à la base de toutes réactions dans le bien comme dans le mal : on n’était pas là pour être au spectacle, on était plutôt tous des croyants qui assistaient à une messe païenne , si l’on veut, mais à la limite du religieux quand même. Le folklore et l’histoire de la ville se mêlaient : les abonnements avaient en couverture cartonnée les armoiries des Bourbons des Deux Sicile et de gros paquets de sel étaient jetés sur le terrain pour conjurer un éventuel mauvais œil… Un âne apeuré passait en revue les gradins habillé d’une armure azzurra avec le « N » blanc sur le dos, il déchaînait les tifosi à son passage. Dans les moments plus délicats d’une rencontre où le Napoli avait des difficultés à se faire valoir sur son adversaire du jour, dans la presque silencieuse résignation du stade, voilà que retentissait une charge sonné au clairon par « la trompette de Posillipo » qui, redonnait aux tifosi et aux joueurs un nouveau élan , et grâce à lui il y a eu bien des matches équilibrés qui ont basculé en notre faveur… Et puis il avait le tifo pyrotechnique : fusées, feux de bengale, bombe carta, n’importe quoi pouvait représenter la joie et la fête. Quelques manteaux brûlés, quelques touffes de cheveux en feu ou au pire quelques doigts en moins pour les artificiers peu expérimentés. Tout le monde savait très bien qu’on n’allait pas assister à une première au San Carlo ou à un « Te Deum » dans la cathédrale de Naples ! Jamais les tifosi adverses ont été visé par ces projectiles dans le stade, aucun d’entre nous qui avions un pistolet lance-fusées, ou des engins déflagrants n’avions pensé un seul instant le diriger vers les adversaires. Je me souviens qu’en curva la proportion des tireurs et de ceux qui ne tiraient pas était presque d’un 1 sur 2 ! A l’entrée des équipes sur le terrain c’était un « Niagara assourdissant » qui se reversait du deuxième anneaux au premier ou dans les fosses qui servaient magnifiquement bien de caisse de résonance. Les stewards, à l’époque, servaient uniquement pour déconseiller les rares spectateurs ignares de fréquenter le premier anneaux en tout début de match… quelle époque… Autre aspect important c’est la différence de moyenne d’âge des tifosi qui était beaucoup plus élevé que maintenant, rendant peut-être les gradins un peu plus responsable.

– Quelles étaient tes premières idoles napolitaines ?

La première fois que je suis entré dans le San Paolo c’était en juin 1965, grâce aux entrées gratuites pour les enfants de moins de 11 ans ( à l’époque c’était autre chose que maintenant…) pour un match amical de fin de saison entre le Napoli et le club brésilien du Vasco de Gama. Ce match je l’ai suivi debout sur le premier gradin des « Distinti inférieur ». On ne voyait qu’une partie du terrain, mais j’étais comblé car je pouvais voir de tout près l’argentin Juan Carlos Tacchi, magnifique attaquant (ailier gauche) d’un Napoli qui avait terminé sa saison malheureusement relégué en serie B. Cette saison avait vu débuter un jeune napolitain qui finira par devenir la principal icône du foot à Naples : Antonio « Totonno » Juliano : ça restera ma plus grande idole azzurra !

– Même si le San Paolo ne sonne pas creux comment expliquer que de plus en plus de sièges soient vides ?

C’est un changement d’époque commun à tous les stades du monde. Internet, mais surtout la pléthore de proposition foot sur les bouquets télés du monde entier, et en Italie en particulier, font qu’en général l’affluence dans les stades a nettement flanché . On y ajoute la conjoncture économique bien différente des possibilités d’une Italie en plein boom dans les années ’60, une objective monté de la violence dans les stades, et l’inutilité des clubs de chouchouter leurs spectateurs qui ne représentent désormais pas plus que quelques pourcentages dans le bilan financier de chaque club. On peut voir que la situation a totalement changé donc. On peut ajouter que tout les clubs italiens, jusqu’à peu, n’étant pas propriétaire de leur propre stade, se sont vu gérer leurs enceintes par leurs propriétaires public, avec une désuétude plus ou moins contrôlée, qui a porté à cette situation catastrophique des structures. L’embourgeoisement et la façon de vivre du tifoso de base a aussi changé : c’est difficile de laisser un dimanche sur deux sa famille ses amis, ou ses activités de loisir pour aller au stade. Sachant qu’entre le départ pour le San Paolo, le match et le retour à la maison, c’est pratiquement une journée entière que l’on consacre à son Napoli. D’ailleurs tous les stades du monde qui se construisent actuellement ont beaucoup moins de contenance de spectateurs que leurs prédécesseurs. Pour la saison 1974/75, peut-être la meilleur saison de toute l’histoire du Napoli selon moi, les abonnées furent 70 402 ( les institutions corrompues et l’ « habituelle chance « … de la Juventus nous avaient volé notre premier scudetto !). Pour celle de 2014/15, soit 20 ans après, les abonnées sont 8 198… presque 85% en moins ! La politique économique de De Laurentiis ne prévoit pas, parmi ses priorités, de faire quelques choses sur ce sujet ; bien plus juteux sont les contrats avec les télés et les radios. Avec un San Paolo relifté ou un tout nouveau stade, je ne pense pas que les choses redeviendront comme avant car tout les projets prévoient une capacité de 45/50 000 spectateurs maximum. Fini donc les 98 000 pour un Napoli-Milan il y a 40 ans, ou les 88 000 d’un Napoli-Real Madrid, notre baptême en Champion’s League (1-1) en septembre 1987…

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– Ça fait quoi de voir Maradona jouer au foot ?

Ça t’empêche de regarder autre chose ! Ce n’est pas une blague ! Au retour du stade tout le monde se précipitait pour revoir les actions principales à la télé car incapable de se souvenir d’autre chose que le pas chaloupé ballon aux pieds du monstre… ( Ça c’est pour le foot, mais pour la musique, par exemple l’extase de mon premier concert live de Carlos Santana fut de la même catégorie) Tu n’es plus un simple spectateur, mais tu deviens un témoin ! Je pense qu’en regardant Maradona au stade j’ai du commencer à perdre quelques dioptrie de ma vue, tellement mon regard sur cette divine silhouette était perçant…

– Parlons de quelques légendes du club que tu as pu avoir la chance d’admirer, Cané Altafini et Sivori étaient des véritables stars, décris-nous leurs qualités ?

Le bénéfice de l’âge m’a permis en effet d’avoir eu la chance de pouvoir admirer non seulement quelques légendes azzurre , mais aussi bien celles de nos adversaires d’un soir : Pelè, Zico, Riva, Rivera, Mazzola, Platini, Baggio, Totti, Battistuta, Rui Costa, et tant d’autres… Mais tu veux connaître quelques légendes de notre club alors : on a déjà vu Tacchi une aile gauche bien pimenté ! Ensuite fut le tour de la plus grande légende du Napoli car entièrement made in Naples à 200%, je veux parler d’Antonio Juliano dit « Totonno ». Un milieu de raison qui ne dédaignait pas de s’enfoncer avec un tir foudroyant dans les défenses adverses ( une partie de ses qualités je les revois en Hamsik…). Très intelligent tactiquement avec une bonne technique, c’est lui qui dictait le tempo et le jeu de l’équipe mais sa carrière internationale fut à l’ombre des Mazzola et Rivera qui, médiatiquement, avait la préférence des dirigeants de la squadra azzurra. Malgré cela il a participé à trois éditions de la coupe Rimet (coupe du monde) : pas mal pour un pestiféré à la cours du château noir-rayé qu’était la nazionale et ses valais les médias et la presse ! Puis bien-sûr José Altafini et Omar Sivori les deux renégats du Milan et de la Juventus qui en fin de carrière ont habitué les supporters napolitains à voir tout les matchs de leur propre équipe les yeux écarquillés d’étonnement et de joie par leurs « coups de magie » , surtout de la part de l’argentin. C’est à cette époque que le tifoso napolitain avait enfin compris ce que pouvait être le vrai foot et l’odeur subtile du scudetto pouvait enfin commencer à titiller nos papilles encore rustres. Oui j’ose l’affirmer : Sivori vient dans mon classement personnel des top-joueurs juste un poil derrière Maradona à cause de sa nonchalance et son caractère assez… « étincelant »… sur le terrain. Les deux lascars avaient signé un pacte de feu entre eux : José devait aider Omar à se venger de Heriberto Herrera, à l’époque l’entraîneur de la Juventus qui l’avait chassé du club turinois, et l’argentin devait lui rendre la pareil lors du match contre le Milan qui avait viré Altafini car trop vieux pour ses standards. Le pacte fut respecté : le Milan et la Juventus perdirent à Naples 1 à 0 et inutile de vous dire que les buteurs furent Sivori contre le Milan et Altafini contre la Juventus !!

– Que représente Juliano pour toi ?

Antonio Juliano pour moi c’est un homme d’honneur, travailleur, un leader sur le terrain et dans les vestiaires, motivateur, syndicaliste pugnace, fier, napolitain jusqu’au bout de ses lacets, une vie consacrée à son club, d’abord comme capitaine de l’équipe pendant plus de 505 matchs, et en suite DG du Napoli qui a réussi à porter Maradona avec une dextérité diplomatique de premier plan. C’EST l’icône du Napoli et ça la restera pour toujours pendant de nombreuses générations de tifosi. Trois coupes du monde disputée avec l’Italie (il est vice-champion du monde en 1970 et champion d’Europe en 1968 ), il aurait pu disputer beaucoup plus de matchs en Nazionale mais… il était napolitain et jouait pour le Napoli : depuis toujours condition rédhibitoire pour accéder aux places de premières files dans un pays où la couleur de son maillot est important… En 1969, notre légendaire président Ferlaino l’avait quasiment déjà vendu au Milan pour 800 millions de lires, ce qui était du pain béni pour les maigres caisses de la SSCN. Ayant très peur des réactions de la tifoseria, qui aurait sans doute déchaînée sa colère pour la cession du capitaine, Ferlaino demanda à Juliano de déclarer à la presse que c’était bien lui seul qui voulait partir pour un club plus prestigieux. Juliano ne se prêtera pas à ce jeu là et l’affaire avec le Milan échoua. Voilà, ce que j’appelle un gars bien, qui peut donner des leçons d’éthique et de fierté à bien des joueurs actuels… non, je ne vise personne… même si j’avoue que le nom de Quagliarella m’est passé à l’esprit… « Totonno» représente, pour nous tous le Napoli. En 1978 avec Di Marzio entraîneur (si, si justement celui de tuttomercato) on lui avait fait comprendre qu’à 35 ans il était temps de conclure sur le terrain sa carrière et on lui proposa la direction de la formation des jeunes pousses azzurre. « Si je dois arrêter de jouer c’est moi qui le décide , donnez-moi mon contrat et je vais me chercher un autre club ». Il parti faire sa dernière et fort bonne saison à Bologna après 16 années d’absolue fidélité, loyauté et engagement envers son Napoli. Encore un exemple de son caractère ? A l’époque quand il était directeur général du Napoli, fraîchement rappelé par l’éternel Ferlaino pour organiser la promotion en serie A ( c’était en 1998), notre club était relégué en serie B. Juliano appela Ulivieri sur le banc et bâti un effectif avec les moyens du bord en promettant une promotion au bout. Les choses n’iront pas comme espérées et au printemps, il porta sa démission à Ferlaino cinq minutes après celles d’Ulivieri. Il se considérait comme le seul responsable de cette situation (même si l’entraineur y avait beaucoup mit du sien…) . L’honneur, était sa principale qualité d’homme, le sérieux et la constance dans le travail le furent sur les terrains.

– Dino Zoff était un monstre sacré, lui as-tu pardonné son départ vers la Juve ?

Je n’ai jamais entendu quoi que ce soit de vindicatif ou de polémique de la part des supporters napolitains à l’égard de Zoff. Mieux, pendant les dizaines de fois ou il est revenu à Naples sous le maillot tant haïe de la Juventus, les virages du San Paolo au début de chaque mi-temps lors de l’approche aux cages du grand gardien, une immense ovation l’entourait toujours avec un chœur « Di-no….Di-no…..Di-no… !!! » à faire pâlir de rage notre propre gardien… Dino Zoff, en maillot gris et ses gants dans une main, se dirigeant vers ses buts, remerciant timidement en levant gêné l’autre bras, c’est une des images que je porterai toujours en moi. Un autre grand homme…

– Un petit mot sur le plus fidèle de nos fidèles : Bruscolotti ?

Qu’est-ce-qu’il peut me manquer ce joueur !! Et au Napoli aussi d’ailleurs surtout en ce moment… Impitoyable défenseur pas très doué techniquement mais avec une hargne, un respect et une modestie sur le terrain et dans les vestiaires qui reste encore inégalé. Il succéda comme capitaine à Juliano et rendra son brassard quelques années plus tard à Maradona : il y a pire comme curriculum ! La modestie et l’effacement de  » Palo ‘e fierro  » (poteau de fer) sur la scène médiatique, cachait le travail de capitaine tissant des solides liens extra-professionnels avec tous les joueurs de l’effectif et leurs familles. Épaulé par sa femme qui s’occupait de mettre à l’aise et de subvenir à toutes les demandes des… femmes des collègues de son mari. Le tout dans une sympathique ambiance de partage et d’hospitalité. Mémorables resteront les soirées spaghetti «aglio e olio» où l’effectif entier du Napoli s’entassait à la maison des Bruscolotti pour partager d’excellents moments où Maradona se déchaînait en dansant et en chantant….

– Quel(s) joueur(s) adverse(s) t’a forcé le respect ou l’admiration ?

Pendant un match pas trop de respect, mais certains forçaient notre admiration, j’en oublierais certainement beaucoup d’autres mais Riva, Rivera, Platini, Baggio, Del Piero sont surement dans la liste.

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– Parlons des entraîneurs, quels sont ceux qui t’ont le plus marqué ?

Surement Vinicio et Benitez. Le premier nous a fait découvrir que nous aussi on pouvait gagner en Italie et le deuxième que l’on pouvait essayer de le faire en Europe aussi. Le jeu «hollandais» du Napoli de Vinicio c’était un vrai spectacle à voir sur les terrains : vitesse, hargne et passion. Jamais dompté même quand le résultat était franchement lourd pour nous. Une course de Braglia, un chef d’œuvre de Clerici ou un tir tendu de Juliano et le match pouvait basculer pour nous, peu importe le score. C’était ce que j’appel du pur sport-spectacle, malgré que dans l’équipe, ils n’étaient pas tous de grands techniciens. Tout le monde mouillait son maillot jusqu’à la dernière goutte de sueur, ils avaient tous le feu sacrée. Grand mérite à l’entraîneur qui a fait devenir cette équipe en un vrai Napoli «furieux». Après neuf journées de championnat on était en tête : le Napoli, notre Napoli, mon Napoli devant tout le monde !!

C’était une formation vouée à l’attaque mais qui avait avec Bruscolotti, Vavassori et ensuite Burgnich des défenseurs hors paires (scandaleuse la non-convocation en Nazionale de ces deux très grands joueurs… mais : « ci può stare… »). Devant deux «petits vieux» brésiliens terribles ( 32 et 34 ans) comme Canè et Clerici aidés par les courses de dératé de Braglia sur la gauche. Le milieu très équilibré avec Juliano en cabine de régie, la superbe technique du « professore » Esposito et les poumons infatigables d’Orlandini. On fini à la troisième place. La saison suivante le Napoli fait vraiment trembler les grands rayés. L’impétuosité, la détermination et les prestations irréductibles de cette équipe lui vaudra une 2ème place à deux points derrière la Juventus ! Le match à Turin fut épique : le Napoli avait prit à la gorge la Juventus dès la première minute et le résultat fût de 1-1 (Causio, Juliano). Zoff, oui notre tant aimé Dino, qui avait rejoint la Juventus, fait un véritable miracle aérodynamique en allant chercher un magistral tir de loin de son «copain» Juliano sous la transversale; les 30 000 napolitains montés à Turin pour le match (y compris moi !) en étaient tous bouche bée, pour le tir, pour la parade et pour la malchance incroyable. Et puis bien-sûr, on se fait punir par Altafini  core ‘ngrato» qui marqua contre ses anciens camarades quelques instants plus tard… 2 à 1 pour la tant haïe Juve. Que de souvenirs magnifiques qui me font encore perler la joue de quelques larmes malgré les plus de 40 ans écoulés… Benitez , c’est d’un autre niveau : c’est la science du ballon rond de renommé mondial avec un jeu international, qui a accepté de venir construire une équipe et un club digne des hautes marches de l’élite continentale. L’ouverture d’esprit sur le monde du foot en général aura pour toujours changé au Napoli après sa venue. Malheureusement pour lui le club n’a pas pu suivre ni sur le mercato, ni sur les infrastructures pourtant vitales pour un grand club, ni sur un style de gestion internationale. Il va sûrement être obligé de partir, appelé par le Real Madrid en fin de saison (interview réalisée avant son départ) , ce qui confirme que l’on avait vraiment un très très grand monsieur sur le banc, peut-être même trop grand encore pour nous, mais la semence va surement éclore !

– Hormis Maradona qui est hors-concours, quel joueur du Napoli t’a le plus impressionné par ses qualités ?

De Juliano on en a déjà parlé. Careca, Cavani, Bruscolotti, Zoff, Sivori, Altafini et tant d’autres… mais tu me demande quelques noms pas un répertoire !

– Je ne vais pas te demander si tu es superstitieux car tu es napolitain, as-tu un rituel ou des habitudes pour conjurer le sort avant un match ?

J’ai un rituel, mais tu n’en sauras JAMAIS plus…

– Sans tomber dans le vieux cliché habituel as-tu déjà ressentis la pression ou la présence de la camorra au sein du club, ou dans le stade ?

La  » présence » de la camorra est ressentie dans chaque activité commerciale, professionnelle, politique du département ! Donc en aucun cas une spécificité de la SSCN. Comment la camorra « vit » avec le Napoli ? La revente des tickets de matchs, des «all inclusing» d’agences de voyages pour les matchs à l’étranger, monopole total de toutes activités commerciales autour du San Paolo les jours de match, partage des secteurs de revente de drogue dans les tribunes du stade, infiltration, création et «militarisation» de groupe de ultras. Le merchandising de la SSCN est sujet à des pressions énormes, les services dans le stade, les contrôleurs aux tourniquets, les stadiers en général sont et travail sous menaces permanentes qui souvent se concrétisent. Les paris clandestins, contrôlés par la camorra, c’est déjà une activité qui a monté d’un cran dans les années ’80 et a même failli arriver au sommet du club : grâce aux « couilles » et à la diplomatie de Ferlaino, l’ancien président, le danger fut évité. Le club a payé et lourdement payé, cette rigueur (grâce à la « fameuse» responsabilité objective aveuglement appliquée par ces messieurs de la FIGC et de la Lega, qui condamnèrent pratiquement le Napoli à rester sous le joug de la camorra…), en subissant fermetures du stade, pénalisations en points et économiques, jusqu’à arriver à « perdre un scudetto en 1988 » car l’effectif du club et le club lui même, avait été lourdement menacés en cas de deuxième scudetto pour les azzurri : les mises des paris pour un tel résultat étaient trop importantes à honorer en cas de victoire… L’ancien président Ferlaino et les quelques joueurs de l’époque l’ont confirmé sans trop d’esclandre bien des années plus tard ! C’était il y a presque 30 ans, et maintenant ? Les rapports trop étroits entre joueurs et figures pas très claires qui étaient de base il y a encore quelques années sont devenues épisodiques et restent dans le folklore du tifo napolitain, aussi parce que l’internationalisation de notre effectif est devenu importante. Actuellement, la camorra, semble active sur la filière des jeunes joueurs de la région et je crains un scandale qui pourrait éclater au grand jour. D’un autre coté, quand le calcio dans son ensemble a été gouverné pendant des décennies par des vermines comme Carraro ou Moggi, quelle valeur peut avoir l’emprise de la camorra sur une partie commerciale et secondaire du Napoli ?

– Regrettes-tu l’absence d’anciennes légendes comme Giordano ou Careca dans l’organigramme de la societa ?

Oui absolument, par contre sur les noms je ne vois pas en premier ceux de Giordano ou Careca. Je pense plutôt que Juliano, Vinicio, Cannavaro, seraient plus à même de porter de la …napoletanité et de bons conseils dans l’organigramme sociétaire anorexique de De Laurentiis.

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– On raconte souvent que le Napoli sous Vinicio était encore plus spectaculaire que celui « de Maradona », tu rejoins cette idée ?

Surement oui ! On ne voyait pas des « coups de génie » d’un joueur hors paire comme pouvait l’être un Maradonna ou un Careca, c’était l’ensemble de l’équipe qui était spectaculaire. L’Empoli de cette année peut donner l’idée de ce qu’était le Napoli de Vinicio, mais avec une moyenne de talent bien inférieur. Le verbe absolu était celui d’attaquer pour mieux défendre et ma foi les résultats n’étaient vraiment pas mauvais. La saison 1974/75 nous a vu terminer 2ème à deux petits points de la… Juventus avec plus de buts marqués et seulement trois buts encaissés de plus. Le public était ravi car ils allaient au San Paolo convaincu de voir des buts et une hargne de victoire des azzurri contre n’importe quel adversaire. Ils descendaient, d’ailleurs, sur le terrain comme s’il ne savaient pas le nom de leur adversaire, et le plus beau, c’était que ce n’était plus important car il fallait de toutes façons attaquer ! Ce n’était pas un jeu suicidaire, comme souvent le faisait Zeman, la défense avait des joueurs de qualité défensive peu commune ( Bruscolotti, Burgnich, La Palma, Vavassori) qui garantissaient une couverture adéquate au peu fameux gardien Carmignani. Le milieu était une machine infatigable réglée au millionième de millimètre. Esposito, Massa et Juliano (les trois, 100% purs napolitains !) venaient épauler sur les cotés avec Rampanti, à droite, et une force de la nature La Palma à gauche. Devant Clerici et Braglia étaient en perpétuel mouvement prêt à concrétiser. La joie, la rigueur et l’esprit d’équipe étaient l’emblème de cette équipe qui a fait comprendre pour la première fois aux tifosi azzurri que on pouvait le faire ! Et on aurait dut le faire en 1975 si Zoff et Altafini en avaient pas décidé autrement… Oui, c’est le Napoli que j’ai préféré depuis maintenant 50 ans, un Napoli travailleur, hargneux et… profondément napolitain.

– Le football d’avant était t-il différent de celui d’aujourd’hui ?

Bien sûr, tout à changé, la vitesse d’exécution est vraiment tout autre, les courses et le physique des joueurs sont nettement plus développés , mais hélas pas la technique de base et les éclairs de génie ! En Italie question tactique toute les équipes étaient alignées sur : « la première chose ne pas perdre ! » , un match nul c’est précieux (à l’époque la victoire ne rapportait « que » deux points !) ; voilà pourquoi les défenses étaient bien plus protégés que maintenant et c’est de là que l’on pouvait ou pas partir en contre dans un  schéma classique à l’italienne. Le jeu était beaucoup plus dur que maintenant et l’arbitre laissait beaucoup faire les défenseurs. Etre attaquant c’était vraiment un sale poste, les tibias et les péronés craquaient certainement plus souvent qu’aujourd’hui. Il y avait beaucoup moins de matchs dans une saison et les joueurs ne devaient pas être des supermans ou des rats de laboratoire pour finir leur année à leur poste de titulaire.

– Qu’est-ce qui t’énerves le plus dans le football actuel ?

Certainement les dimensions du business qui l’entoure et qui le régisse. Le foot actuel est une belle prostitué aux rythmes de travail insensés et qui a les chaines de télé comme souteneur insatiable.

– En tant que Napolitain quel est ton rapport avec la Nazionale et l’Italie en général ?

Assez distant à vrai dire… Depuis toujours ce n’est pas une équipe qui nous représente ou vraiment très peu. Bien sûr on s’y intéresse davantage quand «enfin» un joueur azzurro est convoqué en Nazionale, mais ce fut toujours trop rarement… Personnellement je me sens plus italien quand ce sont les jeunes Under 21 ou 18 et l’équipe olympique qui jouent, car leurs sélections sont un peu moins contaminées par des choix de lobby du pouvoir ou médiatique.

– Quelle a été ta plus grande joie de tifoso ?

Avoir put compter dans nos rangs le plus grand joueur de tout le temps, avec le grand changement (hélas éphémère) des mentalités en Italie vis à vis de Naples.

P.S. : Je t’avoue que le jour ou j’ai su que Benitez venait nous entraîner ce fut une de mes plus grande joie dans ma carrière de tifoso du Napoli.

– Et à l’inverse ta plus grande peine ?

Je ne te cache pas qu’il m’arrive encore d’être troublé et triste quand je pense à l’agonie subit par mon club lors de la saison 1997/98.

– Si tu devais en retenir qu’un en particulier, quel succès choisirais-tu entre le tout premier scudetto, le deuxième arraché au grand Milan ou la coupe UEFA ?

Comme si tu me demandais de choisir entre mon père et ma mère… Bon jouons le jeu c’est probablement le jour du scudetto, le vrai : le premier ! On ne peut pas décrire ce moment où tu es avec tout un peuple sur le toit du monde, en imaginant pouvoir le parvenir aussi dans d’autres domaines un peu moins futiles que le foot…

– Comment vois-tu l’avenir pour le Napoli ?

Si De Laurentiis reste seul maître à bord, je ne crois pas que l’équipe puisse faire beaucoup mieux que ce quelle a déjà fait. Si par contre, un organigramme complet et sérieux vient étoffer le club avec pourquoi pas un sponsor-actionnaire, je crois que l’avenir pourrait être bien plus fructueux, économiquement et sportivement. Mon rêve utopiste reste quand même un Napoli à actionnariat populaire, capable de peser lourd dans le CdA.

 

* Toute la rédaction de Napoli France remercie énormément et du fond du cœur Domenico pour nous avoir consacré de son temps pour répondre à cette interview, qui nous l’espérons vous a plu ! Forza Napoli sempre !

Merci Gargano

C’est désormais chose faite, huit ans après son arrivée au Napoli, Walter Gargano quitte donc le club direction le CF Monterrey au Mexique. C’est une longue page qui se tourne, un des derniers rescapés de l’époque Mazzarri, Gargano aura tout connu à Naples, les hauts les bas et même une résurrection inattendue. Du joueur méconnu au style si uruguayen, il aura gravit les échelons avec force courage et ténacité. Ligue des champions, brassard de capitaine, les portes de la Celeste, une Copa América remportée, le cœur de la sœur d’Hamsik mais aussi la controverse avec un échec à l’Inter et à Parme, les sifflets du San Paolo…

En août dernier personne ne pouvait imaginer que Walter resterait à Naples mais faute d’offres la petite teigne était contrainte de rester. Oui contrainte car Gargano est prit en grippe par le San Paolo après des déclarations malheureuses lors de son arrivée en prêt à l’Inter (« je suis désormais dans un grand club« ). A la surprise générale le beau-frère d’Hamsik ne part pas, mieux que ça il joue même les tours préliminaires de ligue des champions. Benitez lui fait confiance et semble apprécier son profil, sifflé à chaque touché de balle l’uruguayen redouble d’effort pour faire sa place, ou plutôt pour refaire sa place. Dans une équipe amorphe, livide et sans caractère Gargano va vite faire la différence par son envie sur le terrain. Le public napolitain ne peut que se résoudre à apprécier la mentalité affiché par le joueur qui va même sortir des prestations de haut vol qui éteindront vite les derniers sifflets d’un stade admiratif d’un tel état d’esprit. Cette fameuse « Garra charrua » comme on dit chez lui, c’est assurément l’image que laissera Gargano à tout les tifosi napolitains. Profil atypique de plus en plus rare dans un football aseptisé où le moindre contact est sanctionné d’une faute voir d’un carton. Petit, trapu, teigneux, hargneux, bagarreur, combatif, batailleur, guerrier, lutteur, agressif, accrocheur, pugnace, battant, opiniâtre, engagé, belliqueux, loyal, courageux, viril, gaillard, volontaire, infatigable, travailleur, valeureux, physique, robuste, tenace, coriace, autant d’adjectifs qui le définissent !

Ce pitbull massif et costaud aux allures de Gattuso aura donné son corps à la science, bave aux lèvres du début jusqu’à la fin du match. Il est un exemple à suivre pour toutes ces demi-starlettes qui se roulent par terre en hurlant des cris atroces comme si on avait égorgé leurs mères ou à tout ces mous du bulbe, feignants comme des couleuvres et nonchalant qui rendent leur maillot secs et bien pliés. Hommage donc à une espèce de footballeur en voie de disparition que représentait à merveille Walter Gargano. Certes il ne sera jamais sur les compilations Youtube de petits ponts ou de frappes en lucarne (quoique parfois il avait des crises de technicité !). Ses pieds carrés lui auront longtemps fait défaut dans un football qui demande désormais aux milieux de terrain travailleurs de savoir distribuer le jeu proprement. Ses contrôles du tibia et ses passes du pointu qui finissent en touche nous manqueront à coup sûr. Walter finira donc sa carrière au Mexique, dans un football de passionné qui lui ressemble et où les joueurs de l’ombre abattants le sale boulot sont mieux reconnus qu’en Europe. Merci pour ses huit années (plus exactement six) passées à nos côtés, malgré tout tu seras toujours un exemple collant parfaitement avec la mentalité du club et de la ville de Naples, muchos gracias…