Naples face à l’Espagne

Ce jeudi le Napoli se déplace en Espagne pour y affronter Villarreal à l’occasion du 16è de finale aller d’Europa League. L’occasion pour Napoli France de revenir sur l’historique des confrontations entre Naples et les clubs espagnols en coupe d’Europe.

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Le Réal pour la première

L’histoire européenne du Napoli face aux clubs espagnols débute en Septembre 1987 face à l’immense Real Madrid, certes pas encore « galactiques », mais tout de même constitué de grands talents tels qu’Hugo Sánchez ou Emilio Butragueño. Tout juste auréolée d’un premier Scudetto, la bande à Maradona s’incline 2-0 au match aller au Bernabéu. Le match retour se soldera sur un match nul 1-1, Butragueño (45è) répondait au but de Francini (9è). Ce match marqua la deuxième affluence historique du San Paolo, puisque pas moins 83 800 spectateurs ont pu assister à ce match de gala.

Daniel Fonseca, roi de Valence

Saison 1992/1993, Naples affronte le Valence de Guus Hiddink en trente-deuxième de finale de la Coupe UEFA. Les napolitains plièrent l’affaire dès le match aller en allant s’imposer 5-1 en terres espagnoles. Revenu à 1-1 juste après la mi-temps, les espagnols se retrouvèrent à 10 avec l’expulsion de Quique Flores. A partir de là le match changea complètement et le Napoli déroula grâce à un quintuplé de Daniel Fonseca que rien ne pouvait arrêter ce soir de Septembre 1992. Dans un match retour sans grand enjeu, les napolitains se sont imposés 1-0, grâce à un but de… Fonseca (!), et validèrent leur billet pour le tour suivant où ils furent éliminés par le Paris SG d’Artur Jorge.

Le quintuplé de Daniel Fonseca en vidéo !

Villarreal à charge de revanche

El Madrigal… S’il y a bien un stade espagnol que les Napolitains commencent à connaître, c’est bien celui de Villarreal. En effet, ce seizième de finale marquera les 5ème et 6ème confrontations entre les deux clubs en l’espace de seulement cinq ans.

L’acte 1 était déjà un seizième de finale d’Europa League, saison 2010/2011. Après un match nul et vierge au San Paolo, les napolitains se déplaçaient donc pour aller chercher la qualification au match retour. Avec l’ouverture du score d’Hamsik (16è), les azzuri pensaient tenir leur exploit mais Villarreal cloua l’affaire juste avant la pause avec 2 buts en l’espace de 3 minutes. Nilmar et Giuseppe Rossi venaient anéantir les espoirs napolitains. A charge de revanche donc cette année.

L’acte 2 ne fût qu’une double confrontation de phase de groupe de Ligue des Champions 2011/2012. Cette année là, le Napoli sortait deuxième du groupe de la mort derrière le Bayern, mais devant Manchester City et Villarreal. Les napolitains ont remporté leur deux matchs face aux espagnols, à chaque fois sur le score de 2-0. Hamsik et Cavani faisaient trembler les filets du San Paolo, alors qu’Hamsik (encore lui) et Inler permettaient de ramener les trois points de Villarreal.

Le mauvais souvenir de San Mamés

Déjà deux saisons que le San Paolo n’a plus goûté à la saveur des grands matchs européens du mardi soir avec en fond la frissonnante hymne de la Ligue des Champions. A cause du pénalty raté d’Higuain contre la Lazio, vous nous direz. Oui. Mais non. Enfin. Pas que.

Car lors du troisième tour préliminaire en Août 2014, c’est en confiance et sans réelles craintes que le Napoli aborde cette double confrontation face à Bilbao. Mais après le nul au San Paolo (1-1, Muniain répond à Higuain), les Basques sont en position favorable pour obtenir la qualification. Au match retour, Hamsik (47è) ouvre le score et donne de l’espoir à tout le peuple napolitain. Rafael repoussa tant bien que mal les attaques des Basques mais en l’espace de 15 minutes, Bilbao mit fin à tout espoir napolitain grâce à un doublé d’Aduriz (61è,69è) et un troisième but d’Ibai Gomez (75è).

En espérant que cette année soit la bonne pour que le San Paolo retrouve la Champions League.

BONUS :  Le retourné de Cavani face au Barca avec les commentaires de Carlo Alvino.

Le bilan du Napoli contre les clubs espagnols :

10 confrontations

4 victoires, 3 nuls, 3 défaites

Buts pour : 13

Buts contre: 10

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Reina le patron

Nous sommes en pleine saison 2014/2015, en Bavière, Pepe Reina regarde le match du Bayern comme à son habitude depuis le banc. Il fait un temps dégueulasse c’est l’hiver, c’est l’Allemagne. Neuer enflamme la galerie à coups de parade, c’est le meilleur gardien du monde, et Pepe lui depuis son banc sort son portable et bloque un instant sur son fond d’écran. Son crane rasé tout bronzé, en arrière plan le Vésuve, le soleil, la mer, l’odeur de pizza, la passion, Naples, par fierté il ne le montre pas mais dans sa tête Pepe chiale. Ça en est trop il décide alors de retourner à Naples qu’il avait quitté l’an dernier faute d’arrangement au niveau salarial. Son mentor Benitez qui l’avait fait venir de Liverpool n’est plus là mais qu’importe José Manuel (oui c’est son vrai prénom) retrouve le sourire et surtout une place de titulaire. Depuis le début de saison il est difficile de juger réellement son niveau tant le divin chauve a peu de travail à effectuer. On se souvient surtout de sa parade à l’ultime seconde contre l’Inter déviant la gonfle sur le poteau et sauvant deux points ultra précieux. A défaut de pouvoir faire gagner d’avantage de point il n’en fait pas perdre, les boulettes de Rafael et Andujar semblent désormais qu’un lointain souvenir. Reina est une garantie à son poste, il rassure sa défense et recadre les joueurs avec sa voix qui porte. L’autre gros avantage du numéro 25 c’est son jeu au pied qui ferait pâlir plus d’un joueur de Ligue 1. Caractéristique qui dans le football moderne devient de plus en plus importante surtout pour le jeu prôné par Sarri, il fait souvent office de cinquième défenseur.

reina

Tout comme Higuain il est également une vitrine internationale. Connu et reconnu dans le monde entier comme l’un des tous meilleurs gardiens, son palmarès plaide pour lui, il contribue au développement sportif et économique du club. Mais Reina contribue surtout au bien et à l’équilibre du vestiaire, model d’exemplarité hors et sur le terrain il est un leader naturel. Ses cojones comme on dit chez lui, son charisme, son expérience (33 ans) et son assurance le propulsent comme le leader du vestiaire. Sa mentalité exemplaire le légitime comme vice capitaine lorsque qu’Hamsik sort. Il lie le groupe avec sa bonne humeur, créer l’unanimité autour de sa personne et fédère la sympathie. Sa jovialité soude le groupe, élément nécessaire pour un vestiaire qui retrouve le sourire après la morosité de Benitez. En bref il est fondamental pour le bien de l’équipe. Adulé par tous les tifosi pour son attachement à la ville et aux coutumes napolitaines il est adopté par tout un peuple. Lui qui prône constamment son amour pour la ville et qui est toujours là sous la curva pour chanter et haranguer les tifosi, il ne pouvait pas rêver mieux. Une chose est sûre avec Reina en chef de troupe le Napoli peut rêver grand.

Hysaj la bonne surprise

Depuis l’excellent début de saison napolitain s’il y en a bien un qui défraie la chronique, comme on dit dans le jargon, et dont on attendait rien c’est bien Hysaj. Arrivé l’été dernier comme un illustre inconnu pour la plupart des tifosi napolitains, beaucoup étaient septiques à son sujet. Surtout après ses premières prestations comme latéral gauche (afin de dépanner, Ghoulam étant suspendu et Strinic blessé) maladroit, à contretemps, timide et en manque de repères. Les doutes s’installent mais Hysaj s’acclimate vite et retrouve son poste de prédilection à droite, à partir de là tout va rentrer dans l’ordre. Il réussit d’entrée à mettre le vétéran Maggio sur le banc de touche et s’impose très vite comme l’un des tous meilleurs terzini du championnat, rien que ça. Fils d’immigré albanais, son père a risqué sa vie en traversant l’Adriatique à bord d’un zoodiaque pour devenir maçon en Italie et sortir sa famille de la pauvreté. De quoi forger un caractère pour le petit Elseid qui se forme donc en Italie et attire tout de suite les recruteurs de la Fiorentina mais c’est finalement les voisins toscans, Empoli, qui l’embauchent.

Il fait ses débuts professionnels avec un certain monsieur Sarri qui l’embarque à l’été 2015 dans ses valises au pied du Vésuve contre 5M d’euros. Entre temps l’albanais est devenu titulaire au sein de son équipe nationale qualifiée pour l’Euro en France où il pourra faire l’étalage de son talent et en surprendra plus d’un. Des qualités il n’en manque pas, dynamique, doté d’une grosse pointe de vitesse, polyvalent (il peut jouer sur les deux côtés), volontaire et combatif il est infranchissable. Même les plus virevoltants ailiers de la botte n’ont toujours pas réussi à le passer. Un marquage appliqué, il est également très fort dans les un contre un et possède une grosse activité avec des allers-retours incessants durant 90 minutes. Dans les temps qui courent voir un latéral qui sait défendre est presque une anomalie, c’est donc un plaisir de le voir évoluer malgré quelques lacunes techniques qui l’empêchent de peser d’avantage offensivement. Cependant Hysaj monte à bon escient et son intelligence tactique ainsi que sa lecture du jeu le rendent difficile à marquer pour ses adversaires. Rappelons qu’il n’a que 22 ans et donc encore une belle marge de progression, s’il continue d’enchaîner les grosses prestations nul doute qu’il attirera l’oeil de gros clubs européens vu le niveau médiocre des latéraux actuellement…