Tous les capitaines du Napoli de 1926 à 2018

brassard

Dans son histoire le Napoli a compté pas loin de 26 capitaines différents. À Naples plus qu’ailleurs l’âme de guerrier est recommandée voire obligatoire, les capitaines se doivent alors de mouiller le maillot encore plus que les autres. Cette mentalité de battants très inscrite dans la culture napolitaine se rapproche de la fameuse grinta sud-américaine. Ce bout de tissu pour les vaillants a été porté pas des joueurs charismatiques et des légendes du club, nous allons ici vous les présenter en évitant de mentionner ceux qui ont porté que très rarement le capitanat.

 

Innocenti

Paulo Innocenti (1926-1933), le défenseur brésilien naturalisé italien aura été le tout premier capitaine de l’histoire du Napoli et ce dès sa première saison. En provenance de Bologne où il aura été champion d’Italie la saison précédente. Le défenseur fut un vrai leader charismatique, en témoigne ses 7 ans avec le brassard de capitaine de 1926 à 1933. Il aura joué 213 matchs et aura marqué 6 buts. Innocenti terminera sa carrière au Napoli et aimera ce club à tel point qu’il en deviendra l’entraîneur un peu plus tard. Innocenti après en avoir terminé avec le football, restera vivre à Naples jusqu’à la fin de sa vie.

 

 

sallustro

Attila Sallustro (1926-1937), né « par erreur » au Paraguay de parents napolitains il revient à 11 ans dans sa ville d’origine pour y devenir l’un des plus grands attaquants de l’histoire partenopea. Première véritable star de l’histoire napolitaine, »Veltro » ou « il divino » comme il était surnommé avec son compère d’attaque Antonio Vojak, affolera les compteurs. Avec 106 buts il est le troisième meilleur buteur de l’histoire du club derrière Hamsik et Maradona. Il sera par la suite le 2ème capitaine de l’histoire du Napoli où il gardera le brassard pendant 4 ans de 1933 à 1937. Il deviendra même le premier joueur du Napoli à être appelé en équipe nationale italienne. Pour l’anecdote: il n’a reçu son premier salaire de footballeur à Naples qu’à partir de sa sixième saison, son père trouvant honteux le fait d’être payé pour une activité sportive l’obligea à jouer gratuitement, pour le remercier le club lui offrit une belle moto de luxe en échange. Tout comme Innocenti il restera à Naples jusqu’à son dernier souffle, il sera même entraîneur du Napoli durant une courte période. Arès son décès en 1983, le stade San Paolo devait être renommé « Stadio Attilla Sallustro » mais au final les autorités religieuses du coin s’opposeront à changer le nom du saint « Paolo ».

 

 

Buscaglia

Carlo Buscaglia (1928-1938), pilier de la montée du club en Serie A, Buscaglia était l’une des idoles des tifosi pour son activité et sa grinta sans pareille sur le terrain. Capitaine pour sa dixième et dernière saison napolitaine en 1937-1938 il marquera par sa polyvalence incroyable. Capable de dépanner en tant que gardien de but (pas de remplacent à l’époque), ce milieu de terrain jouait également latéral, défenseur central et comme avant centre. Hélas, alors qu’il était le joueur le plus capé de l’histoire avec 259 matchs et 40 buts, il retourna dans son Piémont natal pour rejoindre la Juventus la saison suivante.

 

 

Sentimenti

Arnaldo Sentimenti (1934–1943 / 1945–1948), gardien de but du Napoli pendant 12 ans il marqua l’histoire en étant capitaine sur ses huit dernières saisons au pied du Vésuve. Sentimenti sera la gardien du Napoli durant de 8 saisons de 1938 à 1943 puis de 1945 à 1948. Gardien de valeur sur le terrain où il arrêta pas moins de 36 penaltys dont 9 d’affilés, mais également homme de valeur en dehors puisqu’il refusa une grosse offre de la Juventus pour rester à Naples qu’il considérait « comme sa seconde mère » pourtant à une époque où le Napoli jonglait entre la Serie A et la Serie B. Il aura joué 235 matchs avec le club azzurro. Sentimenti entraînera par la suite le Napoli et y finira paisiblement ses jours.

 

 

Di Costanzo

Egidio Di Constanzo (1941–1943 / 1945–1951), formé au Napoli, le jeune Di Constanzo aura joué 7 saisons au Napoli, 5 en Serie A et 2 en Serie B et aura joué surtout pas moins de 153 matchs pour un total de 7 buts. Au fil du temps le milieu italien sera reconnu pour ses qualités techniques et se montrera décisif au point d’être complimenté par l’ancien sélectionneur de l’Italie Vittorio Pozzo. Di Constanzo ne sera jamais appelé avec l’équipe nationale (à une époque où jouer à Naples était assez rédhibitoire pour être sélectionné…) mais sera par contre nommé capitaine du Napoli en 1948 et le sera jusqu’en 1951. Il gagnera la Serie B en 1949 durant sa période de capitaine. L’italien entraîna le Napoli quelques années plus tard et ne quittera plus jamais Naples, sa ville natale.

 

 

Amadei

Amedeo Amadei (1950–1956), l’attaquant italien. Plus jeune buteur de l’histoire de la Serie A et véritable légende de la Roma, il débarque au Napoli en provenance de l’Inter, il passera au total 6 années à Naples et jouera en Serie B. Amadei prendra le brassard de capitaine au bout d’un an et le gardera lors des saisons 1951 et 1953. Considéré comme l’un des meilleurs attaquants italien de l’histoire, Amadei prendra sa retraite au Napoli après 171 matchs joués et 47 buts marqués. Il poursuivra son aventure napolitaine directement après sa retraite en tant qu’entraîneur du Napoli de 1956 à 1961.

 

 

Pesaola

Bruno Pesaola (1952–1960), fils d’immigrés italiens et né en argentine, après avoir fait sa formation à River Plate, il demande la naturalisation Italienne lui qui se considérait comme un « napolitain né à l’étranger ». Petisso comme on l’appelle, arrive à Naples où il forme un redoutable duo avec Vinicio, attaquant reconnu pour sa finesse technique il joua 240 matchs avec le Napoli pour 27 buts. Homme charismatique et leader, sa forte personnalité a fait de lui la coqueluche du public, il prend le brassard l’année suivante après son arrivée pour ne plus le quitter jusqu’à son transfert au Genoa. Pesaola marqua considérablement l’histoire du club et est toujours resté très attaché à la ville de Naples, où il y finira ses jours en 2015. Il entraîna l’équipe partenopea à quatre reprises, la saison 1962-1963, de 1964 à 1968, la saison 1976-1977 et la dernière celle de 1982-1983. Il fit remonter le club en Serie A, et exploit pour l’époque, décrocha la coupe d’Italie quand l’équipe était encore en Serie B. Sa carrière d’entraîneur fut mouvementé avec plusieurs aller-retour dans des clubs, il remporta le scudetto avec la Fiorentina entre autre. A l’instar de Zeman ou Sarri, il était connu pour enchaîner clopes sur clopes sur le bord du terrain et savait transcender ses troupes grâce à sa forte personnalité.

 

 

Bugatti

Ottavio Bugatti (1953-1961), il se fait remarquer à la SPAL grâce notamment à ses premières sélections nationales. En 1953 malgré la concurrence de la Juve et de la Roma, le Napoli enrôle le gardien d’origine lombarde qui défendra les buts napolitains pendant 8 saisons. Agile et spectaculaire, Bugatti était une valeur sûre en Italie où il a été meilleur gardien du championnat en 1956 et capitaine de l’équipe pendant une saison en 1960 pour sa dernière année après la vente de Pesaola. Il quittera le Napoli avec le statut de joueur le plus capé de l’histoire du club bien qu’aujourd’hui il se situe à la 7ème place de ce classement. Il fini sa carrière à l’Inter puis entama une modeste carrière d’entraîneur, il dirigea notamment la primavera du Napoli.

 

 

Ronzon

Pierluigi Ronzon (1961-1967), très polyvalent il joua au Napoli à la fois au poste de milieu et de défenseur central. Il sera directement promu capitaine du Napoli, brassard qu’il gardera pendant 5 saisons jusqu’en 1966. Ronzon jonglera entre la Serie A et la Serie B avec le Napoli et fera même partie de l’équipe ayant réalisée l’exploit de remporter une coupe d’Italie tout en étant en Serie B lors de la saison 1961-1962, il marquera d’ailleurs le but décisif contre la SPAL en finale pour le 2-1. Ronzon sera un pilier de l’équipe mais son aventure Napoli se dégrade au fil des années. Sa mauvaise relation avec certains coéquipiers le pousse à demander de partir, chose que le club accepte puisqu’il signera ensuite à la Lazio pour y finir sa carrière. Ronzon aura disputé pas moins de 227 matchs avec le Napoli pour 15 buts marqués.

 

 

Juliano

Antonio Juliano (1962-1978), « Totonno » comme il était surnommé est l’uns des plus emblématique capitaine de l’histoire napolitaine avec pas moins de 505 matchs (deuxième joueur le plus capé de l’histoire) et 38 buts pour le milieu de terrain purement napolitain. Il portera le brassard de sa ville pendant 12 années (personne n’a fait mieux jusque là), de 1966 à son départ pour Bologne en 1978. Au cœur du jeu du magnifique Napoli de Vinicio dont il était l’organisateur vu sa bonne technique et son sens du jeu, réputé pour être travailleur et influant, il était l’un des meilleurs milieux italien de son époque. Il était réputé pour son leadership, ses contrôles de balle, sa vision de jeu et son endurance hors du commun mais pourtant il ne fut que très peu utilisé par la Nazionale avec seulement 18 matchs (à savoir que les joueurs du nord étaient souvent plus prioritaire à l’époque) mais il remportera malgré tout l’Euro 1968. Toujours très proche de rempoter ce scudetto tant désiré, il remporta néanmoins la Coppa en 1976 et surtout les cœurs des napolitains par sa loyauté, son engagement et son amour du maillot partenopeo. Une fois sa carrière fini il intègre le staff du Napoli où il fit notamment venir des joueurs comme Ruud Krol et un certain Diego Maradona. Il s’occupa aussi de la primavera du club, aujourd’hui il occupe un rôle de consultant dans les médias italiens.

 

 

Bruscolotti

Giuseppe Bruscolotti (1972–1988), surnommé Pal e Fierr par les tifosi (dû à sa force physique), l’emblématique latéral droit débarque au Napoli en provenance de Sorrento. Bruscolotti fera ses débuts lors de la victoire du Napoli 1-0 contre Ternana et au bout de 6 saisons au Napoli il obtiendra le capitanat avant de le laisser à Claudio Vinazzani en 1980, mais il le reprendra après le départ de ce dernier en 1983 et ce jusqu’à la fin de sa carrière en 1988. Bruscolotti renforcera sa légende au Napoli en ayant un rôle majeur en aidant le Napoli à remporter son tout premier scudetto de son histoire en 1987. Véritable leader du vestiaire et ami intime de Diego il était connu pour organiser des repas chez lui pour toute l’équipe et être le meneur du vestiaire. Bruscolotti sera réputé pour sa puissance, son gabarit et sa ténacité. Défenseur rugueux également connu pour son habilité au marquage, son leadership, ses tacles, son fair-play et surtout pour son agressivité qui lui vaudra sa notoriété. Il avouera d’ailleurs avoir toujours refusé d’être entraîneur ou dirigeant à cause de ses coups de sang et sa nervosité. La légende du Napoli reste à ce jour le joueur le plus capé du club avec 515 matchs et 11 buts inscrits.

 

Maradona

Diego Armando Maradona (1984–1991) surnommé El Pibe de Oro, LA légende du Napoli arrive en provenance du FC Barcelone et est présenté devant pas moins 75 000 tifosi. Dribbleur hors pair, Maradona était capable d’éliminer les plus grands défenseurs de son époque grâce à un toucher de balle unique. Petit de taille Maradona était difficile à saisir. En plus d’être un grand buteur, il était capable de marquer des buts improbables. N’étant pas qu’un buteur, Maradona était aussi un passeur et un des meilleurs, voir le meilleur stratège. Diego Maradona fera ses débuts avec le Napoli et aura un tel impact sur l’équipe, sur le club et sur la ville que le vétéran et joueur le plus capé du club, Bruscolotti, n’a pas d’autre choix que de lui remettre son brassard de capitaine, brassard que l’argentin portera 5 saisons de 1986 à son départ en 1991. Alors que la Serie A est dominée par les grands clubs du nord la Juventus, le Milan AC et l’Inter de Milan, Diego Maradona chamboule tout et après avoir remporté la Coupe du Monde 1986, il remporte le Scudetto en 1987 avec le Napoli, chose qui n’était jamais arrivée dans le Mezzogiorno, insuffisant pour Diego qui ajoutera à cela la Coupe d’Italie pour faire le doublé Coupe-Championnat. La légende de Maradona augmentera de manière considérable après cela, au point de voir le petit argentin être mêlé à la religion par les tifosi napolitain. Donner le premier scudetto au Napoli pour Maradona n’était visiblement pas assez, il remportera 2 ans plus tard la Coupe UEFA en éliminant les Girondins de Bordeaux, la Juventus, le Bayern et Stuttgart, finale où Diego aura tellement éclaboussé de son talent qu’il se verra attribuer la note de 10/10. Cette coupe sera la 1ère et unique coupe d’Europe remportée par le Naples. Le Napoli remporte un an plus tard son second scudetto en 1990 devant le grand Milan AC et écrase littéralement la Juventus de Turin 5-1 en Supercoupe d’Italie la même année. Diego Maradona quittera le Napoli suite à une suspension de 15 mois après plusieurs scandales, cela ne change rien à sa légende pour tifosi du Napoli et le club qui retire son numéro 10 en déclarant que c’est le numéro de Maradona. La désormais légende du Napoli aura joué 259 matchs pour 115 buts faisant de lui le second meilleur buteur de l’histoire du club derrière Hamsik.

 

 

Ferrara

Ciro Ferrara (1984–1994), une décennie au club, capitaine, grand talent de sa génération et né à Naples, il est aussi tifoso du club. Buteur lors d’une finale européenne remportée et pourtant peu populaire auprès des napolitains, c’est là tout le paradoxe de Ciro Ferrarra. La raison de cette impopularité est simple, son départ à la Juventus en 1994 qui n’a jamais été digéré par les tifosi. Ciruzzo, comme on l’appelait, n’en reste pas moins un capitaine emblématique du Napoli. Il grandit au sein centre de formation avec un certain Fabio Cannavaro, très jeune il intègre l’équipe type au poste de latéral droit mais pouvait également évoluer en charnière centrale. Défenseur à l’ancienne très rugueux dans les duels, athlétique et doté d’une bonne technique, il s’imposa alors très vite comme un cadre incontournable de l’équipe (en prenant le brassard à partir de 1991 pendant 3 ans jusqu’en 1994) et de la Nazionale. Deux scudetti, une coupe d’Italie et une coupe de l’UEFA avant donc de partir chez l’ennemi juré. Malgré cette trahison son amour pour sa ville natale et son club reste intact, par la suite il entame une carrière d’entraîneur (Juve-Sampdoria) sans grand succès (aujourd’hui en Chine). Ciro Ferrara aura disputé 322 matchs et inscrit 15 buts.

 

 

Bordin

Roberto Bordin (1993-1997), parcours atypique pour celui qui a vu le jour en Libye et à que rien ne destinait une carrière au haut niveau. Bordin commença à faire ses gammes dans les divisions inférieures avant de faire ses preuves avec l’Atalanta, alors entraîné par un certain Marcelo Lippi, qui l’emmena avec lui à Naples la saison suivante avec pour objectif de rebâtir un Napoli compétitif. Cependant Bordin arrive dans un Napoli encore bien trop secoué suite au départ de Maradona, mais le milieu de terrain fit une très belle première saison au point d’hériter du brassard de capitaine qu’il gardera durant 3 saisons de 1994 à 1997, soit son départ. Avec 108 matchs au compteur sous le maillot napolitain il devra ensuite quitter le club pour subir une opération suite à des problèmes de santé. Il entama ensuite une modeste carrière d’entraîneur. Bordin restera toujours attaché au Napoli et rendra même visite à Sarri lors d’une pré-saison.

 

 

Ayala

Roberto Ayala (1995-1998), le célèbre défenseur argentin débarque en Italie en provenance de River Plate, prêté par Parme car le club italien avait dépassé son quota de joueur non-européens. À la suite de cela le Napoli obtient 50% des droits du joueur. Après une bonne première saison, le Napoli décide d’acheter le joueur et lui offre le brassard durant une saison, sa dernière au Napoli, la saison 1997-1998. Petit pour un défenseur central (1m77) il était réputé pourtant pour avoir l’un des meilleurs jeu de tête au monde. Malgré les bonnes performances de l’argentin, le Napoli descendra en Serie B à la fin de la saison 1997-1998, saison réputée comme l’une des pires de l’histoire du club. Ayala quittera le Napoli pour rejoindre le Milan AC et gagner le scudetto. L’argentin aura disputé 96 matchs et aura inscrit 1 but.

 

 

Baldini

Francesco Baldini (1995-2001/2002-2003), histoire complètement folle qu’est celle de Baldini. Ce défenseur central prêté puis acheté définitivement à la Juve était réputé pour être un joueur très rugueux et assez limité. Il forme tout de même une charnière centrale correcte avec Ayala, il héritera du brassard de capitaine pour deux ans après le départ de ce dernier. C’est là que les ennuis commencent pour lui, le club vit alors une situation dramatique qui le pousse lentement vers la faillite avec plusieurs descentes en Serie B. Le climat est très tendu et Baldini est prit en grippe par les tifosi pour son niveau. Hélas un groupe de 6 ultras agités armés de barres de fer décident d’en découdre avec lui en le pourchassant en scooter à la sortie d’un match. Les ultras l’attaquent en explosant les vitres de sa voiture, le joueur est blessé par les éclats mais arrive tout de même à prendre la fuite, Gomorra avant l’heure. Malgré cette agression et ce climat houleux qui l’obligera à partir, Baldini ne cessera de clâmer son amour pour la ville et ses habitants. Baldini aura disputé 195 matchs et inscrit 2 buts avant de filer au Genoa.

 

 

Taglialatela

Giuseppe Taglialatela (1990–1991 / 1993–1999) tout jeune, et formé au Napoli, le gardien originaire d’Ischia n’a pas eu sa chance dès le début. En effet « Pino » comme il est surnommé n’est alors que le troisième gardien du Napoli derrière Claudio Garella et Raffaele Di Rusco. Le Napoli décidera donc de le prêter pour engranger de l’expérience, d’abord à Palermo en Serie C puis à Avellino en Serie B. Taglialatela est courtisé par des clubs de Serie A mais revient au Napoli en 1990 où il fera ses débuts lors de la défaite 1-0 contre la Juve. Le gardien napolitain ne jouera que 3 matchs et sera encore prêté à Palermo, Ternana et Bari avant de retourner une seconde fois au Napoli en 1993 et sera cette fois titulaire dans l’équipe première. Il sera gardien numéro 1 pour plusieurs années et sera même capitaine pour la saison 1998-1999. Considéré comme un des meilleurs gardien d’Italie, Taglialatela est courtisé par les grands clubs italiens, mais le Napolitain refuse et se dit prêt à rester malgré la crise. Les saisons suivantes sont moins glorieuses car le Napoli est en Serie B lors de la saison 1997-1998. Le napolitain quittera le club un an plus tard pour la Fiorentina. Il aura disputé pas moins de 203 matchs. Taglialatela était constant, pouvait sortir des réflexes incroyables, était agile et athlétique. Le napolitain était surnommé « pipistrello » et « batman ». Il était également connu pour être un spécialiste des penaltys, il en a sauvé pas moins de 11 sur un total 28 (il détient le plus haut pourcentage de penalty arrêté dans l’histoire de la Serie A avec 42.9%).

 

 

Magoni

Oscar Magoni (1999-2002), milieux de terrain athlétique et rugueux, le bergamasque Magoni est issu d’une grande famille de sportifs. Il choisit de se lancer dans le football amateur puis devient pro en signant à l’Atalanta (1992), équipe avec laquelle il obtiendra la promotion en Serie A. Il confirme avoir un honnête niveau en première division et signe à Bologna puis au Genoa avant de partir vers le sud au Napoli où il restera trois saisons pour 116 matchs et 6 buts. Malheureusement pour lui il débarque dans les années noires du club qui connait de graves soucis économiques. L’historique président Ferlaino doit vendre le club pour éviter la faillite. Bien qu’il n’ait pas marqué le club napolitain, Magoni aura obtenu le brassard pour une saison seulement, la saison 2002/2003, sa dernière au club. Magoni débarque lorsque le club est en Serie B et monte en première division, puis le club en pleine tourmente enchaîne les entraîneurs avec Zeman, Mondonico (entre autres) et descend. Oscar fera une dernière saison en Serie B comme capitaine avant de repartir dans le nord. Il entama après la fin de sa carrière une modeste pige d’entraîneur.

 

 

Stellone

Roberto Stellone (1999-2003), à l’été 1999, le buteur italien signe au Napoli en Serie B dans un deal en copropriété. Sa première saison est une réussite, ses 10 buts permettent à Naples de retrouver la Serie A. Le Napoli décidera à l’issue de cette saison d’acheter tous les droits pour le joueur. Stellone débute en Serie A avec le Napoli en inscrivant un but contre la Juve lors d’une défaite 2-1, sa saison sera limitée car il ne jouera que 3 matchs en tout à cause d’une blessure. Il verra lors de cette saison le Napoli chuter et retourner en Serie B, l’attaquant italien restera malgré tout pour les saisons 2001-2002 et 2002-2003 où il inscrira 19 buts en 51 matchs. Il manquera plusieurs matchs à cause d’une nouvelle blessure. Suite à ses bonnes performances le Napoli lui donnera le brassard de capitaine pour une seule saison, la saison 2002-2003 mais sera prêté en 2004 à la Regina suite à de nouveaux problèmes financiers du club. Malheureusement pour lui, Stellone ne reviendra jamais de son prêt car le club achètera deux attaquants : David Di Michele et Emiliano Bonazzoli. Ne pouvant avoir de place et du temps de jeu dans l’équipe, Stellone sera vendu au Genoa en Serie B. L’attaquant italien aura disputé 102 matchs et aura inscrit 33 buts. Aujourd’hui Stellone est un entraîneur reconnu à la tête de Palerme en Serie B.

 

 

Marcolin

Dario Marcolin (2003-2004), peu se souviennent de lui car il débarque dans l’un des pires moment de l’histoire du club. Il signe en janvier 2003, ne reste qu’une saison et demie en ayant le brassard de capitaine. Pourtant Dario Marcolin et son expérience (il a alors 32 ans) vont servir au Napoli, assurant deux maintiens consécutifs de l’équipe, alors en Serie B. Milieu de terrain élégant positionné devant la défense, doté d’un bon pied gauche et d’une belle vision du jeu. Leader naturel par son intelligence et son calme il prit vite le brassard de capitaine. Hélas à la fin de la saison le club est déclaré en faillite, le président Salvatore Naldi doit vendre le club, qui est donc racheté par un certain Aurelio De Laurentiis, mais l’équipe doit repartir de la troisième division et se sépare donc de ses cadres dont Marcolin. Par la suite il devient adjoint de Mancini à l’Inter et de Mihajlovic également, il fut l’entraîneur de plusieurs équipes de Serie B et est désormais consultant pour divers médias napolitains.

 

 

Scarlato

Gennaro Scarlato (1996–1999/ 1999–2000 / 2004–2005) Le défenseur natif de Naples est formé au club et remporte la coupe d’Italie avec la primavera. Le jeune napolitain sera appelé avec les pros et en équipe d’espoir d’Italie, il était considéré comme l’un des talents italiens les plus prometteur par l’entraîneur de l’époque Vudajin Boskov. Il est ensuite ciblé par le club de Chelsea mais n’ayant pas trouvé l’accord, Scarlato restera à Naples où il débutera lors de la saison 1996-1997, en 1997 plus précisément car le jeune joueur se fera une double fracture du tibia le mettant sur la touche pour six mois. Scarlato reste deux saisons au Napoli en jouant environ 30 matchs mais est prêté à Vicenza en échange de Davide Mezzanotti. Il évitera la relégation avec Vicenza et retournera au Napoli pour quelques mois mais n’entrant pas dans les plans de l’entraîneur, il sera vendu au Torino. En 2004 il fait son retour au Napoli pour la troisième fois donc sous la forme de prêt. Il débarque dans le « Napoli Soccer » qui est alors en Serie C où il héritera du brassard de capitaine pour la saison 2004-2005. Suite à de mauvaises relations avec l’entraîneur du Napoli, Edoardo Reja, le napolitain quittera le club pour Crotone et ne reviendra plus jamais au club. Le défenseur napolitain n’aura joué que 78 matchs pour 4 buts.

 

 

montervino

Francesco Montervino (2003-2004, 2004-2009), milieux de terrain (jouant milieu offensif, relayeur et sentinelle) pouvant également dépanner comme latéral et défenseur central, ses qualités sont assez simples, une énorme dose de testostérone, une grinta hors du commun, un buffle, un gladiateur, prêt à mourir sur le terrain. Montervino était connu pour sa capacité à récupérer les ballons et sa conservation de balle. Il a marqué les esprits par sa rage, sa hargne et son énergie dépensée sur le terrain. En 2003 il débarque d’Ancone, avec qui il avait pourtant obtenu la montée, dans un Napoli en pleine crise sportive et financière mais rien n’effraye le vaillant Montervino. Il est prêté six mois à Catane lors de sa première saison napolitaine et lorsque le club est rétrogradé il décide de rester malgré tout. Le club ne compte plus que quatre joueurs dans son effectif il faut alors tout reconstruire. S’en suit deux années en Serie C où il hérite du brassard de capitaine lors de la saison 2005-2006, saison où il remportera le championnat, la montée en Serie B puis s’enchaîne celle en Serie A, Montervino aura tout connu du renouveau du Napoli dont il est un fier symbole. Après sa deuxième saison en Serie A Donadoni ne semble pas compter sur lui, il signe alors chez le voisin de la Salernitana. Le milieu box-to-box fera même ses débuts européens en Europa League avec le Napoli, Montervino aura gravi les échelons en même temps que son club en passant de la 3ème division italienne à la coupe d’Europe. Montervino aura au final porté 166 fois le maillot napolitain pour 6 buts et un nombre incalculable de tacle pas toujours très réglementaires.

 

 

iezzo

Gennaro Iezzo (2005-2011), natif de Castellammare di Stabia à quelques kilomètres de Naples, Iezzo quitte Cagliari et la Serie A pour le Napoli et la Serie C lors de la saison 2005-2006 où il contribuera à la montée du Napoli en Serie B en ayant seulement concédé 18 buts en 32 matchs. Sa grosse saison lui permettra d’hériter du brassard de capitaine pour une saison, la saison 2006-2007, saison où il est le protagoniste de la montée du Napoli en Serie A en étant le gardien ayant concédé le moins de buts (25 buts en 39 matchs) faisant du Napoli la meilleure défense du championnat devant la Juve. Lors de la saison 2007-2008 en Serie A, Iezzo se blesse au genou et devra laisser sa place à Matteo Gianello jusqu’en Avril et reviendra lors de la 33ème journée puis laissera les derniers matchs de la saison à Nicolas Navarro. Lors de la saison 2008-2009, Iezzo fera ses débuts européens contre Panionios en coupe Intertoto. Pour finir, durant de ses deux dernières saisons au Napoli, Iezzo aura un rôle de second gardien au profit de Morgan De Sanctis et ne jouera aucun match de Serie A, se contentant de 3 matchs de coupe d’Italie. Son contrat expire à l’issue de la saison 2010-2011 et quittera le Napoli pour jouer en amateur et prendre sa retraite. Iezzo aura disputé pas moins de 104 matchs et n’aura concédé que 84 buts, Iezzo comme Montervino et Grava, sera un des rares joueurs ayant joué au Napoli de la 3ème division italienne à la coupe d’Europe.

 

 

cannavaro

Paolo Cannavaro (1998-1999 / 2006-2014), né à Naples, formé à Naples comme son illustre frère Fabio, Paolo vivra longtemps dans l’ombre de son frangin avant de se faire un nom et une place éternelle dans les cœurs de tous napolitains. Paolino comme on le surnomme fera ses débuts professionnels à l’âge de 17 ans lors de la saison 98/99. Mais le club étant dans une situation compliquée il est vendu à Parme pourtant en pleine bourre à l’époque. Il y rejoint son frère aîné et restera de nombreuses années à Parme avec un prêt d’une saison à l’Hellas. A l’été 2006 il décide de rejoindre son Napoli pourtant en Serie B et en pleine reconstruction. Un choix payant puisqu’il deviendra tout de suite un pilier de l’équipe et du vestiaire. Il emmène le club de son cœur en Serie A signant ainsi le retour du Napoli au premier plan. Il devient alors capitaine naturel et incontesté de l’équipe à partir de la saison 2007-2008 et ce pour 7 années. Il incarne le symbole de la reconquête du Napoli en participant aux coupes d’Europe et en luttant pour les toutes premières places de Serie A. Cannavaro est alors au top de sa forme, il est incontestablement l’un des meilleurs défenseurs central de Serie A mais il sera injustement ignoré de la Nazionale pendant toutes ces années pour des motifs soit disant tactiques. Capitaine charismatique et joueur indispensable il enchaîne les très bonnes saisons jusqu’à l’arrivée de Benitez à l’été 2013. L’entraîneur espagnol va vite mettre Paolo sur le banc sans que l’on comprenne pourquoi, il s’agirait d’une brouille avec son agent et le président, quoiqu’il en soit il se voit contraint de quitter Naples au mercato hivernal pour Sassuolo. Après plusieurs saisons chez les neroverdi il part en janvier 2018 rejoindre son frère en Chine pour être entraîneur adjoint. Au total Cannavaro aura disputé 278 matchs avec le Napoli pour 9 buts. Très chaleureusement applaudit à chacun de ses retours au San Paolo avec Sassuolo il restera éternellement « Il Capitano » et symbolise la grande remontée du Napoli au premier plan en soulevant notamment la coupe d’Italie 2012 gagnée face à l’invincible Juventus.

 

 

hamsik

Marek Hamsik (2007 -) le jeune joueur slovaque débarque au Napoli à l’été 2007 pour 5,5M. Hamsik sera décrit dans la foulée par De Laurentiis comme étant le futur du club. Hamsik débutera sur l’aile, mais jouera à d’autres postes comme milieu offensif, attaquant de soutient et poursuivra milieu relayeur. Connu pour sa vision du jeu, ses dribbles et sa technique, Hamsik démontra par la suite être un joueur capable de marquer des buts, et de les amener. Joueur ambidextre, Marek démontra toute son habilité balle au pied et sera même le métronome de l’équipe. Il sera également connu pour son leadership (qui lui vaudra le brassard de 2013 à aujourd’hui) pour son endurance, et pour son intelligence balle au pied. La légende et Ballon d’Or 2003 Pavel Nedved déclare même qu’Hamsik est son héritier et que ses caractéristiques et son style de jeu se rapprochaient du sien. Hamsik finira lors de sa première saison meilleur buteur de l’équipe napolitaine, au fil des années le joueur slovaque de l’année recevra de multiples offres de grands clubs comme le Milan AC et la Juventus, offres repoussées par Hamsik qui rentrera dans le coeur des tifosi pour sa loyauté. Hamsik remportera son premier trophée avec le Napoli, la Coupe d’Italie 2012, victoire contre la Juve 2-0 où il inscrira le but du break, le premier trophée du club depuis 20 ans. Hamsik ne s’arrêtera pas là car il remportera également la coupe d’Italie et la supercoupe d’Italie en 2014 contre la Fiorentina et la Juve. Hamsik ne cessera de prolonger avec Naples et fêtera même ses 10 ans au club en battant le record de buts de la légende Maradona en 2017 en inscrivant son 116ème but contre la Sampdoria. Hamsik aura joué pas moins de 501 matchs et inscrit 119 buts avec le Napoli, et ce n’est pas loin de se terminer (du moins espérons-le).

 

Article écrit par Aldo DS et Don_Baldi.

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Le mercato de la rédaction: @Don_Baldi

La première chose serait de savoir si Sarri continuera à faire évoluer ses poulains en 4-3-3 ou va t-il revenir à son 4-3-1-2 qu’il continue de travailler à l’entrainement ? Je suis sûrement l’ un des seuls à militer en faveur du retour au 4-3-1-2, si l’équipe assimile enfin ce schéma l’équilibre sera trouvé et je suis persuadé contrairement à beaucoup qu’Insigne en trequartista ferait un malheur. Avec la ligue des champions Sarri devra aligner l’équipe type en Europe et donc faire tourner d’avantage en championnat. J’espère qu’il aura tiré les leçons de sa mauvaise gestion du temps de jeu. Prenons en compte que Tonelli a signé et qu’Hector Herrera devrait faire de même et c’est parti pour le mercato (100% italien) idéal.sportiello

En plein Euro il est temps de mettre un tabou sur la table, je vais dire tout haut ce que le peuple pense tout bas : il faut recruter italien ! La Lazio, la Fiorentina, la Roma, l’Inter (une tradition chez eux) et nous même tournons à 1 voir maximum 2 italiens titulaires dans l’équipe type, autant dire un désastre. Si vous cherchez le mal du calcio depuis des années ne cherchez pas plus loin il est là. Plus de 55% d’étranger dans le championnat, une Nazionale obligé de miser sur des oriundi de très faible niveau, les clubs perdent leurs identités et se font éliminer en Europe dès les phases de poules. Mais on continue à vouloir recruter des De Guzmann et des David Lopez au lieu de faire confiance aux jeunes italiens… Et des jeunes italiens très talentueux il y en a des dizaines et des dizaines ne vous trompez pas ! Commençons par le poste de gardien de but, Reina a déçu cette saison, il n’est plus tout jeune et on ne peut pas compter sur Gabriel ou Rafael pour assurer l’avenir. Recruter une gardien prometteur devient donc une priorité, et selon moi le plus talentueux de tous et le plus abordable est Sportiello. Maturité impressionnante, charisme, réflexes incroyables, flow, intelligent, jeune, italien, pas trop cher, en bref l’idéal sachant que Giuntoli est proche de lui et qu’un accord serait déjà entendu. Si Jamais ce dossier venait à échouer il faudrait alors tout miser sur Matia Perin, un peu plus cher mais tout aussi fort. En deuxième gardien Reina pour épauler Sportiello, en troisième Sepe pour lui mettre du plomb dans la tête et pourquoi pas miser sur lui à l’avenir…

verre

En défense je vois peu de changement à effectuer si on prend en compte que Tonelli jouera à droite de la défense à côté de Koulibaly pour remplacer Albiol, Regini Luperto et Chiriches en roues de secours ça me parait très bien, sur les ailes Hysaj, Maggio, Ghoulam et le très sous-côté Strinic ça bouge pas. Par contre je recruterai le napolitain de l’Inter D’Ambrosio qui peut jouer sur les deux côtés, qui est selon moi le meilleur latéral italien après Darmian et qui pourra ainsi palier l’absence de Ghoulam durant la CAN et pourquoi pas s’imposer. Au milieu de terrain à voir donc si le mexicain de Porto signe vraiment mais cela semble entendu, très bon joueur même si je pense qu’en Serie A des joueurs comme Benassi ou Vecino aurait également fait l’affaire pour moins cher. Je garderai Valdifiori contre vents et marées, il ne s’est pas imposé mais c’est un regista de grande classe et comme vice-Jorginho il me convient parfaitement. Là où nous sommes en difficulté c’est pour remplacer Hamsik et Allan. David Lopez doit dégager au plus vite, Chalobah ne sera pas conservé et Grassi est pour l’instant une inconnue même si personnellement je miserai énormément dessus (très prometteur). Ma recrue idéal serait l’excellentissime Valerio Verre, ce nom vous dis peut-être rien car il n’est hélas pas encore connue du grand public. Il représente à lui seul toute la défaillance du football italien envers ses jeunes. Verre ferait un vice Hamsik parfait, joueur d’une élégance incroyable, une classe balle au pied qui fait parfois penser à une autre pescarese plus célèbre : Marco Verratti (toutes proportions gardées). Il aurait le niveau pour être actuellement titulaire en Nazionale si des clubs lui avaient fait confiance, technique vista vision du jeu Verre a tout pour devenir un très grand joueur. Il ne lui manque que d’avoir du temps de jeu dans un grand club et son talent explosera aux yeux de tous. Il n’est pas très cher et pourrait représenter l’avenir napolitain. Son nom a été évoqué quelques fois dans un échange avec Udinese (club auquel il appartient) mais sa venue semble hélas peu probable car Pescara vient de monter en Serie A grâce notamment à ce grand talent qu’est Valerio Verre.

REGGIO NELL'EMILIA, ITALY - SEPTEMBER 21: Vasco Regini #19 of UC Sampdoria ( R ) kicks the ball past Nicola Sansone # 17 of US Sassuolo Calcio ( L ) during the Serie A match between US Sassuolo Calcio and UC Sampdoria on September 21, 2014 in Reggio nell'Emilia, Italy. (Photo by Mario Carlini / Iguana Press/Getty Images)

En attaque forcément tout dépendra de l’avenir d’Higuian. Mais ne faisons pas trop de science fiction et imaginons qu’il reste. Selon moi Callejon doit être vendu (oui oui) et Mertens également. Ma priorité serait d’acheter le joueur le plus sous-côté de la Serie A : Nicola Sansone. Un talent pur, vitesse, dribble, technique, tout l’arsenal de l’ailier dévastateur, son seul défaut c’est qu’il évolue à gauche et je le verrai plus à droite pour remplacer Callejon. Son prix reste abordable c’est selon moi une occasion à ne pas rater, mais hélas il n’est pas espagnol ou brésilien donc c’est moins claquant et il devra prouver 10 fois plus que les étrangers pour attirer l’oeil des grands clubs, c’est toujours la même chanson… Toujours dans mon mercato de rêve on vend Mertens qui ne joue que pour sa pomme et on donne sa chance au petit frero de Lorenzo : Roberto. Je l’ai beaucoup vu jouer avec l’Avellino il est très talentueux et très prometteur, il est du cru et l’histoire serait magnifique. Le dernier problème reste la pointe de l’attaque. Nous n’avons aucun attaquant qui prend la profondeur, qui soit capable de jouer en remise ou de dominer dans le domaine aérien (Duvan……..),  Gabbiadini devrait hélas partir, on parle beaucoup de l’excellentissime Lapadula mais si c’est pour être remplacent d’Higuain toute l’année ça ne sert à rien. Belotti ou Immobile s’ils acceptent d’être remplacent seraient selon moi les recrues idéales.

Mon effectif pour la saison 2016/2017

Gardiens : Sportiello, Reina, Sepe

Defenseurs : Hysaj, Maggio Koulibaly, Chiriches, Tonelli, Luperto, Regini, Strinic, Ghoulam, D’Ambrosio

Milieux : Herrera, Hamsik, Allan, Jorginho, Valdifiori, Grassi, Verre

Attaquants : Lorenzo et Roberto Insigne, Higuain, Immobile (Gabbiadini ?), Sansone, El Kaddouri

Les notes de la saison 2015/2016

La saison vient de se terminer, et l’heure est au bilan ! Napoli France vous a concocté les notes des joueurs napolitains, le barème étant sur 10 et toutes les compétitions sont prises en compte. C’est l’heure du conseil de classe, au tableau !

Reina (44 matchs joués, 34 buts encaissés)

Reina

 

6

 

 

 

4 sur le terrain, 8 dans les vestiaires. Le retour de Pepe a été quelque peu décevant concernant les performances sportives, on retiendra la déviation sur le poteau contre l’Inter comme unique fait d’arme. Par contre son charisme, son jeu au pied et son importance dans le vestiaires aura indirectement fait gagner beaucoup de point à l’équipe. Et puis son immense amour pour la ville napolitaine, on ne peut qu’approuver.

Rafael (0 match joué)

Rafael

 

non noté

 

 

 

Une année de perdue pour le peintre Rafael, choix bizarre d’avoir refusé plusieurs offres de prêts durant les mercati, son avenir semble désormais loin de la cité partenopea.

Gabriel (4 matchs joués, 5 buts encaissés)

Gabriel

 

non noté

 

 

 

L’ange n’aura prit son envole qu’une seule fois. Une seule en championnat contre l’Udinese soit l’un des pires matchs de la saison. Il sauve les meubles en stoppant un penalty mais est ensuite fautif sur un but en faisant un contrôle de 30 mètres … Sans option d’achat il retournera donc au Milan AC.

Maggio (16 matchs joués, 1 but)

Maggio

 

8

 

 

 

8, en hommage. « Un capitano non c’è più il capitano, il capitaaaaano » à bout de souffle depuis plusieurs saisons celle-ci fu celle qui le poussa définitivement sur le banc avec l’arrivé d’Hysaj. On se souviendra de son but en Europa League. 8, comme le nombre d’années de bon et loyaux services au sein du club, on regrette qu’un hommage ne lui soit pas accordé lors du dernier match …

Hysaj (43 matchs joués, 2 passes décisives)

Hysaj

 

8

 

 

 

La grosse surprise que personne n’attendait ! Alors qu’on ne misait pas un sou sur lui Elseid a passé son temps à martyriser les attaquants de Serie A à seulement 22 ans. Infranchissable, le mur Albanais est monté en puissance tout le long de la saison, progressant à chaque rencontre techniquement et tactiquement, une activité incessante. Des chiffres déjà impressionnants, sa marge de progression est encore énorme, le futur c’est lui.

Albiol (39 matchs joués, 1 but, 3 passes décisives)

Albiol

 

7,5

 

 

 

La tour de contrôle, la force tranquille, l’expérience et le phare de la défense napolitaine. Fini les moon-walk de 45 mètres Raul a retrouvé son niveau d’antan avec une saison absolument parfaite. « Nestalbiol » comme on s’amuse à l’appeler, aura été le véritable organisateur et relanceur de la première ligne napolitaine, on peut hélas craindre un retour dans son Valence natal.

Koulibaly (42 matchs joués, 2 passes décisives)

Koulibaly

 

8,5

 

 

 

Que dire hormis monstrueux ? Koulibaly a confirmé être l’un, voir le meilleur défenseur de Serie A. Kalidou aka la machine de guerre aura tout dévasté sur son passage. Le lion de la Teranga aura ébloui et impressionné tous les napolitains dont il est l’un des chouchous désormais. Vous l’avez élu révélation de la saison sur notre Twitter, bref, Colossal !

Chiriches (17 matchs joués, 2 buts)

Chiriches

 

6,5

 

 

 

Une tête sortie de nul part, un jeu atypique fait de dribbles et de risques fous, parfois trop, ce qui lui coûta cher, comme contre le Chievo. Mais Vlad a démontré être une valeur sûre et un remplaçant sur qui on peut compter, une première saison plus que satisfaisante pour le roumain.

Luperto (1 match joué)

Luperto

 

non noté

 

 

 

Une toute petite apparition ( le temps de faire une erreur de marquage ) histoire de montrer à la planète football qui a le plus gros flow.

Regini (1 match joué)

Regini

 

non noté

 

 

 

Une toute petite apparition histoire de montrer à la planète football qui a le plus gros flow, non on déconne, à voir ce qu’il a dans le ventre la saison prochaine ( enfin, s’il joue …).

Strinic (13 matchs joués)

Strinic

 

6

 

 

 

Une saison triste pour Ivan le terrible, très très peu de temps de jeu pourtant le croate a toujours démontré avoir un très bon niveau et être pétri de qualités. Il pourrait rebondir ailleurs afin de dégainer sa tête de mangeur d’enfants.

Ghoulam (38 matchs joués, 4 passes décisives)

Ghoulam

 

6,5

 

 

 

Une première partie de saison à l’image de sa saison dernière où les erreurs de marquage et les fautes de déconcentration étaient au rendez-vous. Mais en 2016 Faouzi s’énerve et montre de quel bois il se chauffe en sortant de grosses prestations comme contre le Chievo. Des progrès évident qui demandent encore à être confirmés la saison prochaine.

Jorginho (38 matchs joués, 6 passes décisives)

Jorginho

 

8

 

 

 

Mozart ! L’artiste, le touché de balle soyeux, la vision de jeu d’un extraterrestre, l’intelligence tactique d’un surdoué, le jeu en une touche de balle d’un fuoriclasse. Cette saison Jorginho a affolé les compteurs, les statistiques et les gros clubs étrangers. Le Napoli dans la poche, il a même ouvert les portes de la Nazionale cette saison ( à bientôt l’Euroe ? ). Petit Jorge a tout pour devenir un très grand joueur.

David Lopez (35 matchs joués, 1 but, 2 passes décisives)

David Lopez

 

5

 

 

 

Limité, trop limité et pourtant Dadou bénéficie on ne sait pourquoi des faveurs de son entraîneur, entrant pratiquement toujours en jeu. Le 12ème homme sans les qualités nécessaires. Enfin ne soyons pas méchant il a le mérite de faire ce qu’il peut en s’exécutant sans rechigner. Humilité.

Chalobah (9 matchs joués, 1 but)

Chalobah

 

6

 

 

 

Une saison gâché par un drame familiale, pourtant avant ça Chalobah avait démontré de très grosses qualités qui laissaient envisager le meilleur. Sans option d’achat il retourne à Chelsea.

Allan (43 matchs joués, 3 buts, 7 passes décisives)

Allan

 

7

 

 

 

Le gladiateur. Il est arrivé et a retourné plus d’une maman au milieu de terrain en automne avant un passage à vide hivernal. Toujours là pour faire le sale boulot il est d’une importance capitale. Cependant un peu trop chien fou par moment ce qui lui fait perdre beaucoup de lucidité. Potentiel monstrueux pour l’avenir.

Valdifiori (15 matchs joués, 2 passes décisives)

Valdifiori

 

5,5

 

 

 

La victime collatérale de l’explosion de Jorginho, dommage pour ce regista de grande classe qui n’aura jamais réussi à trouver sa place dans cette équipe. Il devrait lui aussi quitter le club afin de retrouver du temps de jeu, on te souhaite le meilleur Mirko.

Dezi (0 match joué)

Dezi

 

non noté

 

 

 

Une première partie de saison sur le banc l’autre à Bari où il a fait sensation en inscrivant beaucoup de buts, à suivre de près pour la suite !

Grassi (0 match joué)

Grassi

 

non noté

 

 

 

Une tête de canaille, c’est tout ce qu’on a pu voir de lui malgré un investissement de 8M son nombre de minute joué est égale au nombre de cheveux naturel de Conte : 0. Reconnu comme un très grand espoir du calcio on attend impatiemment ses débuts…

Hamsik (46 matchs joués, 8 buts, 11 passes décisives)

Hamsik

 

8

 

 

 

Il n’y a plus de mots pour décrire le génie de Marek … saison ÉBLOUISSANTE du capitano, soldat trop souvent dans l’ombre dans l’esprit des footix du net, la clé du milieu de terrain, c’est toujours lui. Des célébrations toujours aussi rageuses après tes buts, symbole de tout un peuple, tu es notre idole.

Insigne (42 matchs joués, 13 buts, 11 passes décisives)

Insigne

 

7,5

 

 

 

Chaud comme le pur napolitain qu’il est, Lorenzo a parfois des sauts d’humeurs agaçantes mais comment lui en vouloir face à son génie et ses buts merveilleux ? Des cassages de reins en veux tu en voilà, des coup-francs en lucarne et des caviars déposés pour ses petits copains, grosse saison de « il magnifico ».

El Kaddouri (26 matchs joués, 3 buts, 8 passes décisives)

El Kaddouri

 

6,5

 

 

 

Lui aussi en a cassé des reins mais malheureusement il a également été victime du peu de turn-over de Sarri. Malgré un temps de jeu maigrichon El Kaddouri a fait étalage de sa classe balle aux pieds en montant crescendo au fil de la saison. Prometteur pour la suite si le club décide de le garder à l’ombre du Vésuve.

Mertens (40 matchs joués, 11 buts, 7 passes décisives)

Mertens

 

7

 

 

 

Encore une fois « supersub » de luxe, notre petit feu follet belge a démontré que son explosivité pouvait mettre à mal n’importe quelle défense du championnat, en état de grâce contre Bologne, sa fin de saison à été importante pour remplacer un Insigne parfois à bout de souffle. D’un autre côté, même le génie de Sarri n’aura pas su gommer son plus grand défaut, son individualisme récurent, même s’il est moins marqué cette saison.

Callejon (47 matchs joués, 13 buts, 13 passes décisives)

Callejon

 

7

 

 

 

Encore une saison satisfaisante pour l’ailier espagnol, titulaire à quasi tous les matchs, Sarri le tient en estime et José se démontre être son couteau suisse sur le terrain. Clé d’un équilibre évident, on lui reprochera néanmoins son manque d’apport offensif. Muscle ton jeu José !

 

Gabbiadini (30 matchs joués, 9 buts, 3 passes décisives)

Gabbiadini

 

6,5

 

 

 

Oh Manolo mon beau Manolo ! Que ton élégance est belle à voir et que ta frappe de balle est pure et foudroyante. L’esthète a du se contenter d’un temps de jeu miséreux mais malgré ça il a su répondre aux attentes en remplaçant parfaitement Higuain ( malgré son match pauvre contre l’Inter ) lors de sa suspension. Son avenir reste en suspension avec cette saison quasi-blanche en matchs joués.

Higuain (42 matchs joués, 38 buts, 3 passes décisives)

Higuain

 

9,5

 

 

 

Pfff faut-il vraiment rajouter quelque chose face aux stats de cet énergumène ? Une saison plus que parfaite, incroyable, inoubliable, a chaque match Higuain a écrit l’histoire devant nos yeux ébahis. Ses exploits démentiels on les racontera à nos petits-enfants dans 50 ans encore. Grazie di cuore Pipita ! (9,5 et pas 10 car ce numéro est sacré…)

Sarri (48 matchs, 32 gagnés, 8 matchs nuls, 8 perdus, 1 insulte à Mancini)

Sarri

 

8

 

 

 

Peu donné cher de ta peau à ton arrivé, même le prophète Saint Diego avait douté de tes capacités et tu as tout de suite mis tout le monde d’accord en proposant l’un des plus beaux footballs d’Europe ! L’équipe a battu tous ses records, le scudetto n’est pas là mais ce n’est que partie remise, un grand merci Maurizio pour ton travail phénoménal ( PS : par contre il va falloir complètement revoir ta gestion du temps de jeu … )

Petit Jorge est devenu grand

Qu’il semble loin et résolu le temps où Jorgino évoluait dans un milieu à plat avec David Lopez. Perdu, désorienté voir catastrophique par moment, le numéro 8 napolitain récoltait carton jaune sur carton jaune. Mauvais choix, passes ratées puis le banc de touche venant anéantir tous les espoirs placés en lui à son arrivé. Aujourd’hui Jorginho est international Italien, courtisé par Arsenal et le Real Madrid, il tourne sur des stats similaires à des Xabi Alonso ou Iniesta et réalise une saison éblouissante. Pas de doute petit Jorge a bien grandit et le premier responsable de cette explosion est maître Sarri. Dès qu’il débarque Maurizio le repositionne en regista devant la défense avec Allan et Hamsik à côté, forcément ça change de David Lopez. Et là c’est l’explosion, le big-bang, Jorginho retrouve complètement son football et son touché de balle soyeux. Majestueux au coeur du jeu il rayonne et transforme le visage de l’équipe. Son jeu en une touche de balle maximum et systématiquement vers l’avant fonctionne à merveille. Il est le métronome et l’organisateur du Napoli, doté d’une intelligence et d’une vision de jeu incroyable il boit la concurrence comme disent les jeunes. Jorgi sait également varier son registre, cet esturgeon est capable de distribuer des caviars avec de longues ouvertures dans la profondeur pour Higuain ou Callejon.

Les chiffres confirment tout ça, cette saison Jorginho est à plus de 2600 passes pour 91 % de réussites, loin devant tout le monde. C’est aussi des matchs comme contre l’Hellas où il touche 218 fois la gonfle (record européen ) avec 195 passes pour 180 réussites. Il est également le joueur en Europe qui touche en moyenne le plus de ballon cette saison, 117 loin devant tout le monde là aussi, quasi inhumain. L’ancien de l’Hellas doit encore s’améliorer sur les coups de pieds arrêtés où il éprouve encore quelques difficultés. Il s’est cependant nettement amélioré à la récupération, fini les fautes bêtes et les cartons inutiles, son sens du positionnement tactique l’aidant beaucoup pour cette tache. Face à tout cela même Antonio-le chauve-Conte s’est résolu à le convoquer en Nazionale (les Brésiliens risquent de le regretter amèrement) malgré la féroce concurrence des Aquilani, Nocerino et Bertolacci (on déconne hein). Il n’est pas impossible de le voir ce soir contre l’Allemangne mettre du grand sale à Toni Kroos et compagnie.

 

Les notes de Napoli-Genoa

genoa

Reina 5,5 – Pas vraiment au mieux sur le but, Pepe qu’on aime beaucoup a parfois du mal à réaliser les parades qui rapportent des points.

Hysaj 6,5 – Une fois de plus l’albanais sort un gros match, l’increvable Hysaj est à l’origine de l’égalisation avec une passe décisive pour Pipita.

Albiol 6,5 – Toujours aussi fort et aussi juste, Nestalbiol qui fait décidément une énorme saison se rachète de ses bévues d’antan. Toujours un temps d’avance sur son vis à vis.

Koulibaly 6 – En difficulté en première mi-temps et malheureux sur le but, Kouli aurait pu coûter cher cette fois-ci avec une grosse erreur d’inattention en seconde mi-temps. Sans conséquence et puis de toute façon comment lui en vouloir au vu de sa saison ?

Ghoulam 6 – Faouzi aussi était en difficulté au début du match du au bon pressing du Genoa, s’est bien repris en fin de match en apportant dans son couloir.

Jorginho 7 – Sélectionné en Nazionale petit Jorge a une fois de plus fait étalage de toute sa science du jeu. L’architecte a su tenir la baraque même dans les moments difficiles.

Hamsik 6,5 – En grande difficulté au début du match, mais même dans un jour moins bien Marek sait démontrer qu’il est un joueur à part en se démerdant toujours pour offrir 2-3 offrandes dont il a le secret.

Allan 6,5 – Le guerrier, celui qui ne relâche jamais, l’homme au trois poumons. Manque toujours un peu de lucidité par moment, le chien fou brésilien aura encore donner de sa personne.

Insigne 7 – Gros match de Lorenzo, techniquement au-dessus du lot comme toujours, ses mouvements, ses caviars sa rapidité d’exécution et son jeu en une touche de balle, un régal (remplacé par Gabbiadini 6,5 – Manolo c’est l’esthète, tout ce qu’il fait est beau, soyeux, raffiné, la classe incarnée, une passe décisive pour Omar)

Callejón 5,5 – Comme la semaine dernière : « Fantomatique l’espagnol semble accuser le coup physiquement » (remplacé par Mertens 6 – Trop de gâchis et de décisions personnelles encore une fois… On ne peut pas lui reprocher d’essayer mais bordel lève la tête Dries lève la tête !)

Higuain 8,5 – Monstrueux, un monstre. Il peut parfois rendre fou en manquant le plus facile mais derrière il claque le but de la victoire avec une enchaînement et une précision quasi-inhumaine (remplacé par El Kaddouri 6,5 – le temps de rentrer et de marquer, mérité pour l’international marocain qui n’a jamais déçu)

Les notes de Palermo-Napoli

palermo

Reina 6 – Pas grand chose à faire hormis des sorties aériennes et une belle claquette sur un tir vicieux de Vazquez en première.

Hysaj 6,5 – Toujours aussi sûr et solide défensivement, très actif avec beaucoup de monté en attaque, encore un match costaud de l’albanais.

Albiol 6,5 – Obtient le penalty en première période, son retour fait du bien à la charnière son entente avec Kalidou étant meilleure que celle avec Chiriches.

Koulibaly 6,5 – Monsieur propre, des interventions millimétrés et des ouvertures toujours aussi précises et intelligentes.

Ghoulam 6,5 – Pour une fois Faouzi s’est plus fait remarquer pour sa solidité défensive que par ses montées balle au pied, pourvu que ça dure.

Jorginho 7,5 – Une intelligence de jeu incroyable, l’organisateur du jeu napolitain ce soir a fait part de sa technique et de sa vision footballistique au dessus de la moyenne.

Hamsik 6 – Un peu moins étincelant qu’à l’habitude Marek avait un alibi il était malade, de toute façon il sera toujours excusé, toujours. (remplacé par David Lopez – non noté)

Allan 6,5 – Une montée en puissance, Allan a commencé le match discrètement avant  de briller dans le combat final. Toujours aussi volontaire et accrocheur le brésilien a fait le taf comme disent les jeunes.

Insigne 6 – Lorenzo a un péché mignon, croquer devant le but, encore ce soir il rate malheureusement plusieurs face à face avec Sorrentino (remplacé par El Kaddouri -non noté)

Callejón 6 – Fantomatique l’espagnol semble accuser le coup physiquement comme un bon nombre de joueur napolitain (remplacé par Mertens 6 – quelques bonnes combinaisons avec Higuain, du mouvement et de la provocation balle au pied c’est ce qu’il sait faire.)

Higuain 6,5 – Malgré son but Pipita ne sort pas un gros match, pas mal de mauvais  choix. A également tendance à trop décrocher faute de vouloir participer au jeu.

Les notes de Napoli-Chievo

vlad

Reina 6 – Impuissant sur le but Pepe nous régale encore de trois-quatre relances de 80 mètres dans les pieds !

Hysaj 6 – Moins éblouissant qu’à l’habitude mais toujours aussi sûr et régulier, dans son couloir droit personne ne passe.

Chiriches 6,5 – Fait le zouave en début de match avec une erreur guignolesque mais Vlad se rattrape bien en donnant l’avantage avant la mi-temps, mais arrête de nous faire peur comme ça…

Koulibaly 8 – Aucune passe manquée, 100% de ses duels remportés, Kalidou est sur une autre planète, un monstre !

Ghoulam 8 – Le meilleur match de Faouzi depuis son arrivé, une activité incroyable, 4 poumons et une flopée de caviar distribuée dont un pour l’égalisation d’Higuain.

David Lopez 5,5 – On a pas envie d’être méchant mais les lacunes de David Lopez commencent à se voir cruellement surtout pour le jeu prôné par Sarri… (remplacé par Alan 6,5 – Quasimodo rentre et chicagne au milieu, il désert une offrande à Callejon pour le troisième but)

Hamsik 7 – Marekiaro c’est l’architecte, la plaque tournante, l’homme par qui le jeu se fait et par qui tous les ballons passent, la classe incarnée. (remplacé par Chalobah – non noté)

Jorginho 6,5 – Petit Jorge aka l’esturgeon, il distribue les caviars à qui en demandent, son bijoux de passe pour Chiriches est une pure merveille, sacré footballeur lui aussi…

Insigne 6,5 – Remuant et actif Lorenzo a fait un bon match sans non plus sortir la prestation XXL, on espère vite un but de notre napolitain qui vit des moments extra-sportifs délicats (remplacé par Mertens non noté.)

Callejón 6,5 – José Maria a fait du José Maria, beaucoup d’occasion, énormément de course et pas mal de roulé-boulé par terre, il marque le but qui clos définitivement le match.

Higuain 7 – Dans tous les coups dangereux, Pipita remet très  vite le Napoli dans le match, il touche la barre et rate plusieurs fois le doublé dommage.

Reina le patron

Nous sommes en pleine saison 2014/2015, en Bavière, Pepe Reina regarde le match du Bayern comme à son habitude depuis le banc. Il fait un temps dégueulasse c’est l’hiver, c’est l’Allemagne. Neuer enflamme la galerie à coups de parade, c’est le meilleur gardien du monde, et Pepe lui depuis son banc sort son portable et bloque un instant sur son fond d’écran. Son crane rasé tout bronzé, en arrière plan le Vésuve, le soleil, la mer, l’odeur de pizza, la passion, Naples, par fierté il ne le montre pas mais dans sa tête Pepe chiale. Ça en est trop il décide alors de retourner à Naples qu’il avait quitté l’an dernier faute d’arrangement au niveau salarial. Son mentor Benitez qui l’avait fait venir de Liverpool n’est plus là mais qu’importe José Manuel (oui c’est son vrai prénom) retrouve le sourire et surtout une place de titulaire. Depuis le début de saison il est difficile de juger réellement son niveau tant le divin chauve a peu de travail à effectuer. On se souvient surtout de sa parade à l’ultime seconde contre l’Inter déviant la gonfle sur le poteau et sauvant deux points ultra précieux. A défaut de pouvoir faire gagner d’avantage de point il n’en fait pas perdre, les boulettes de Rafael et Andujar semblent désormais qu’un lointain souvenir. Reina est une garantie à son poste, il rassure sa défense et recadre les joueurs avec sa voix qui porte. L’autre gros avantage du numéro 25 c’est son jeu au pied qui ferait pâlir plus d’un joueur de Ligue 1. Caractéristique qui dans le football moderne devient de plus en plus importante surtout pour le jeu prôné par Sarri, il fait souvent office de cinquième défenseur.

reina

Tout comme Higuain il est également une vitrine internationale. Connu et reconnu dans le monde entier comme l’un des tous meilleurs gardiens, son palmarès plaide pour lui, il contribue au développement sportif et économique du club. Mais Reina contribue surtout au bien et à l’équilibre du vestiaire, model d’exemplarité hors et sur le terrain il est un leader naturel. Ses cojones comme on dit chez lui, son charisme, son expérience (33 ans) et son assurance le propulsent comme le leader du vestiaire. Sa mentalité exemplaire le légitime comme vice capitaine lorsque qu’Hamsik sort. Il lie le groupe avec sa bonne humeur, créer l’unanimité autour de sa personne et fédère la sympathie. Sa jovialité soude le groupe, élément nécessaire pour un vestiaire qui retrouve le sourire après la morosité de Benitez. En bref il est fondamental pour le bien de l’équipe. Adulé par tous les tifosi pour son attachement à la ville et aux coutumes napolitaines il est adopté par tout un peuple. Lui qui prône constamment son amour pour la ville et qui est toujours là sous la curva pour chanter et haranguer les tifosi, il ne pouvait pas rêver mieux. Une chose est sûre avec Reina en chef de troupe le Napoli peut rêver grand.

Hysaj la bonne surprise

Depuis l’excellent début de saison napolitain s’il y en a bien un qui défraie la chronique, comme on dit dans le jargon, et dont on attendait rien c’est bien Hysaj. Arrivé l’été dernier comme un illustre inconnu pour la plupart des tifosi napolitains, beaucoup étaient septiques à son sujet. Surtout après ses premières prestations comme latéral gauche (afin de dépanner, Ghoulam étant suspendu et Strinic blessé) maladroit, à contretemps, timide et en manque de repères. Les doutes s’installent mais Hysaj s’acclimate vite et retrouve son poste de prédilection à droite, à partir de là tout va rentrer dans l’ordre. Il réussit d’entrée à mettre le vétéran Maggio sur le banc de touche et s’impose très vite comme l’un des tous meilleurs terzini du championnat, rien que ça. Fils d’immigré albanais, son père a risqué sa vie en traversant l’Adriatique à bord d’un zoodiaque pour devenir maçon en Italie et sortir sa famille de la pauvreté. De quoi forger un caractère pour le petit Elseid qui se forme donc en Italie et attire tout de suite les recruteurs de la Fiorentina mais c’est finalement les voisins toscans, Empoli, qui l’embauchent.

Il fait ses débuts professionnels avec un certain monsieur Sarri qui l’embarque à l’été 2015 dans ses valises au pied du Vésuve contre 5M d’euros. Entre temps l’albanais est devenu titulaire au sein de son équipe nationale qualifiée pour l’Euro en France où il pourra faire l’étalage de son talent et en surprendra plus d’un. Des qualités il n’en manque pas, dynamique, doté d’une grosse pointe de vitesse, polyvalent (il peut jouer sur les deux côtés), volontaire et combatif il est infranchissable. Même les plus virevoltants ailiers de la botte n’ont toujours pas réussi à le passer. Un marquage appliqué, il est également très fort dans les un contre un et possède une grosse activité avec des allers-retours incessants durant 90 minutes. Dans les temps qui courent voir un latéral qui sait défendre est presque une anomalie, c’est donc un plaisir de le voir évoluer malgré quelques lacunes techniques qui l’empêchent de peser d’avantage offensivement. Cependant Hysaj monte à bon escient et son intelligence tactique ainsi que sa lecture du jeu le rendent difficile à marquer pour ses adversaires. Rappelons qu’il n’a que 22 ans et donc encore une belle marge de progression, s’il continue d’enchaîner les grosses prestations nul doute qu’il attirera l’oeil de gros clubs européens vu le niveau médiocre des latéraux actuellement…

Les notes de Napoli-Inter.

 

Reina 5,5 – Pratiquement rien eu à faire des 90 minutes, quelques relances ratés qui auraient pu être évitées.

Hysaj 6,5 – Surement le meilleur, de plus en plus impressionnant, infranchissable l’albanais s’impose petit à petit comme un latéral de référence, chapeau.

Chiriches 6 –  Propre de la première à la 90 minutes, difficile de lui reprocher quoique ce soit.

Koulibaly 6 – Voir Chiriches.

Strinić 5 – Une grosse déception ce soir, Ivan a enchaîné les maladresses et les erreurs techniques. Jamais dans le bon tempo un match à oublier très vite.

Allan 5,5 – Match moyenasse pour le brésilien qui sort tôt en seconde (remplacé par Hamsik 6 – apporte sa technique et sa vision de jeu, insuffisant pour changer le score)

Valdifiori 5 – Voir Strinic…

David Lopez 4,5 – D’une nullité affligeante. Résume à lui tout seul la déchéance du football italien : miser sur des étrangers en carton plutôt que sur des jeunes bien meilleurs (remplacé par Jorginho non noté –)

Callejón 5,5 – Malgré de bonnes intentions et beaucoup de course José Maria n’arrive décidément pas à peser lorsqu’il s’agit d’attaquer…

Gabbiadini 5,5 – Souvent mal ou pas servit pas ses partenaires Manolo est l’auteur d’un match trop discret. Il aurait du redescendre plus bas pour participer d’avantage au jeu (remplacé par Higuain non noté –)

Mertens 3 – Insupportable grotesque et ridicule. Il ne joue que pour sa gueule, individuel au possible, des pertes de balle à gogo et des simulations pitoyables, exclusion ultra mérité.