La French Touch du Napoli

Petite parenthèse historique sur Napoli France qui vous propose de se remémorer les joueurs français ayant vêtu la tunique napolitaine. Ils sont au nombre de six. Vous les avez tous ? Pas sûr. Six joueurs français ont donc porté le maillot azzuro sur leurs épaule, bénites à jamais (!) Pour des passages plus ou moins marquants.

Laurent Blanc, le premier. (1991/1992)

Lolo Blanc

A l’aube de la saison 1991/1992, le Calcio n’a plus eu la chance de compter un joueur français dans ses rangs depuis plus de quatre années déjà et un certain Michel Platini. A l’issue d’une saison 1990/1991 plutôt réussie avec Montpellier (15 buts, meilleur buteur du club), Laurent Blanc veut franchir un nouveau cap. Il décide de goûter aux joutes de la Série A et pose ses valises au pied du Vésuve à l’été 1991. Il n’aura donc jamais la chance de fouler la pelouse du San Paolo en même temps que Diego Maradona. Qu’importe.

Son entraîneur ? Claudio Ranieri. Son compère de défense ? Ciro Ferrara. Le futur champion du monde 1998 était donc bien entouré au Napoli. Au final, saison solide, pion essentiel du dispositif (31 matchs sur 34), mais Blanc ne se fera jamais aux tactiques de Ranieri qui le cantonnaient à un rôle trop défensif selon lui. Il retourne donc dans le championnat de France à l’issue de la saison.

Alain Boghossian, le plus adulé. (1994-1997)

Alain Boghossian NAPOLI PANINI 1995-96

C’est après la relégation de l’OM en deuxième division qu’Alain Boghossian est transféré au Napoli lors du mercato estival de 1994. Il restera trois saisons complètes au club, pour un total de 69 matches (4 buts). Boghossian a toujours tout donné pour le club et les supporters le lui ont bien rendu. La ferveur des supporters napolitains l’a beaucoup marqué, le San Paolo également. Comme il le dit si bien « Le San Paolo c’est grandiose. […] Il y a quelque chose de spécial. »

Alors pour ton dévouement sans faille pour le club, pour ton implication de tout instant sur le terrain, pour ces trois années d’investissement total, pour tout cela, on te dit grazie mille Alain.

Il sera transféré à la Sampdoria de Gênes à l’été 1997.

William Prunier, erreur de casting. (1997/1998)

William PRUNIER NAPOLI PANINI 1997-98

Après 13 années à sillonner le championnat de France, entrecoupées de deux exils européens (Manchester United et Copenhague) et fort d’une saison 96-97 complète à Montpellier , William Prunier décide de tenter l’expérience italienne et s’installe donc dans la baie de Naples.

Promis à un avenir radieux dans le club, celui qu’on surnomme « La Prune » ne réussira jamais vraiment à s’imposer et trouver sa place dans l’effectif. Au compteur seulement six petits matchs disputés et une descente en Série B pour le Napoli.

Barré par Francesco Baldini et l’immense Roberto Ayala, le français sera transféré à l’issue de la saison dans le club belge du KV Courtrai.

Reynald Pedros, talent gâché. (1997/1998)

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Le moins que l’on puisse dire c’est que le passage de Reynald Pedros au Napoli ne restera certainement pas le meilleur souvenir de sa carrière.

Arrivé à Naples en prêt de Parme (l’axe Napoli-Parma étant très actif durant les années 90), Reynald Pedros ne restera que trois petits mois au Napoli, de septembre à décembre 1997. A peine le temps de croiser de William Prunier donc, de disputer quatre matchs et puis s’en va. Sa saison se finira à l’Olympique Lyonnais où ce ne fût guère mieux. La suite de sa carrière non plus d’ailleurs.

Tu n’aurais jamais dû quitter les canaris Reynald …

Anthony Réveillère, fidèle serviteur. (2013/2014)

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Après plusieurs tentatives de départs de l’Olympique Lyonnais (au PSG en 2012 et à l’OM en 2013), le latéral français signe à Naples en novembre 2013. Sous Benitez, le latéral droit de formation était la plupart du temps utilisé sur le coté … gauche. Ah, décidément Rafa. Malgré un faible total de 18 matchs joués et huit mois passés au pied du Vésuve, Réveillère ne s’est jamais plaint et était beaucoup apprécié par les supporters, et il le restera. Car il mouillait le maillot, et rien que ça, à Naples on sait ce que ça représente.

Vainqueur de la coupe d’Italie cette année là, Réveillère restera marqué par son passage au club mais aussi dans la ville. A la fin de la saison son contrat ne fut pas prolongé par le club.

Eddy Gnahoré, le petit nouveau. (2016-?)

Eddy Gnahoré

Son nom ne vous dit rien ? Vous ne l’avez jamais vu porter les couleurs du Napoli ? C’est normal. Eddy Gnahoré est un jeune (22 ans) français que le Napoli est allé cherché à Carrarese. Club de Série C dont le président n’est autre que Gianluigi Buffon. Arrivé au mercato hivernal 2016, le français à tout de suite était envoyé en prêt du coté de Carpi. Le milieu de terrain a notamment connu Paul Pogba et Geoffrey Kondogbia en sélection française U18. Passé par Manchester City en jeunes, il est doté de grandes qualités techniques et une intelligence de jeu au dessus de la moyenne. En espérant que son futur soit radieux dans la belle baie de Naples.

Crédit photo :

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http://www.10maggio87.it/scheda/Pedros/

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Marino : « Benitez détruisait Hamsik »

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Pierpaolo Marino, ancien directeur du club, bras droit puissant de De Laurentiis à l’époque, auteur d’un excellent travail, qui avait ramené un certain Ezequiel Lavezzi à l’ombre du Vésuve s’est entretenu avec le journal napolitain « Il Roma » et l’ancien coach du Napoli, Rafael Benitez, en prend quelque peu pour son grade …

« Hamsik est un bon gars, et Benitez était en train de le détruire. Il ne le faisait jamais jouer à sa bonne place et le remplaçait constamment. Il appauvrissait son potentiel, et par conséquent Marek perdait de la motivation. Marek ne pouvait tout simplement pas répondre à cette situation. Heureusement maintenant Sarri est là, et il l’utilise dans un rôle idéal, tout comme le faisait Edy Reja. Nous avons redécouvert le joueur de classe mondiale qu’il est. »

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Dans la suite de cet entrevue, Marino révèle que l’attaque du Napoli aurait pu être bien différente en 2008 …

« Nous avions un accord avec Antonio Di Natale en 2008, l’année où Quagliarella est arrivé, mais ensuite tout a échoué, peut-être parce qu’il voulait que sa famille reste à Udine. Je ne sais pas pourquoi il joue si rarement contre le Napoli chez eux, mais une chose dont je suis sûr, c’est que c’est un des seuls napolitains à apprécier marquer au San Paolo. Il aime vraiment Naples de tout son coeur, même si sa carrière s’est déroulée loin de cette ville depuis qu’il est jeune. Dimanche il faudra faire attention à lui, car s’il a une occasion de la mettre dedans, il le fera. »

Udinese Calcio v US Sassuolo Calcio - Serie A

Petit Jorge est devenu grand

Qu’il semble loin et résolu le temps où Jorgino évoluait dans un milieu à plat avec David Lopez. Perdu, désorienté voir catastrophique par moment, le numéro 8 napolitain récoltait carton jaune sur carton jaune. Mauvais choix, passes ratées puis le banc de touche venant anéantir tous les espoirs placés en lui à son arrivé. Aujourd’hui Jorginho est international Italien, courtisé par Arsenal et le Real Madrid, il tourne sur des stats similaires à des Xabi Alonso ou Iniesta et réalise une saison éblouissante. Pas de doute petit Jorge a bien grandit et le premier responsable de cette explosion est maître Sarri. Dès qu’il débarque Maurizio le repositionne en regista devant la défense avec Allan et Hamsik à côté, forcément ça change de David Lopez. Et là c’est l’explosion, le big-bang, Jorginho retrouve complètement son football et son touché de balle soyeux. Majestueux au coeur du jeu il rayonne et transforme le visage de l’équipe. Son jeu en une touche de balle maximum et systématiquement vers l’avant fonctionne à merveille. Il est le métronome et l’organisateur du Napoli, doté d’une intelligence et d’une vision de jeu incroyable il boit la concurrence comme disent les jeunes. Jorgi sait également varier son registre, cet esturgeon est capable de distribuer des caviars avec de longues ouvertures dans la profondeur pour Higuain ou Callejon.

Les chiffres confirment tout ça, cette saison Jorginho est à plus de 2600 passes pour 91 % de réussites, loin devant tout le monde. C’est aussi des matchs comme contre l’Hellas où il touche 218 fois la gonfle (record européen ) avec 195 passes pour 180 réussites. Il est également le joueur en Europe qui touche en moyenne le plus de ballon cette saison, 117 loin devant tout le monde là aussi, quasi inhumain. L’ancien de l’Hellas doit encore s’améliorer sur les coups de pieds arrêtés où il éprouve encore quelques difficultés. Il s’est cependant nettement amélioré à la récupération, fini les fautes bêtes et les cartons inutiles, son sens du positionnement tactique l’aidant beaucoup pour cette tache. Face à tout cela même Antonio-le chauve-Conte s’est résolu à le convoquer en Nazionale (les Brésiliens risquent de le regretter amèrement) malgré la féroce concurrence des Aquilani, Nocerino et Bertolacci (on déconne hein). Il n’est pas impossible de le voir ce soir contre l’Allemangne mettre du grand sale à Toni Kroos et compagnie.

 

Allan : « A Naples je me sens comme à la maison … »

SSC Napoli v SS Lazio - Serie A

Le pitbull du milieu de terrain napolitain, auteur d’une fantastique saison, a répondu à une longue interview aujourd’hui pour le Corriere Dello Sport, où il évoque différents thèmes, notamment sa vie à Naples …

« A Naples je suis vraiment bien, ici les gens sont comme les brésiliens, chaleureux, ils m’ont soutenu dès mon arrivée. Je ressens le soutien de tous, de toute la ville, et je suis prêt à toujours leur donner le maximum. Pour eux le football c’est tout, ils s’immergent complètement dans notre vie, en oubliant leurs difficultés quotidiennes. C’est un privilège d’être ici, je suis très chanceux. Les pressions ne me touchent pas, si nous sommes reconnus c’est grâce aux tifosi, mais nous devons faire attention à ne pas se monter la tête et devenir des stars arrogantes. »

Sur les objectifs : « Notre objectif à présent est de rendre la vie dure à la Juventus, espérer un faux pas de leur part et en profiter même si nous savons que ce sera difficile car ils en font rarement. Malgré tout, nous devons penser qu’à nous-mêmes, donner le maximum jusqu’à la fin et arriver le plus haut possible. Si je regarde les matchs de la Juventus ? Si je suis à la maison bien-sûr ! Mais quand je suis sur le terrain je ne pensent plus à eux, comme le font mes coéquipiers, nous sommes concentrés sur notre jeu et nous donnons le maximum. Je pense que nous sommes égaux à la Juventus, nous avons beaucoup de champions et un bon groupe. Ce serait magnifique de gagner le scudetto, je ne veux même pas imaginer ce qui se passerait à Naples ! »

La cure Sarri : « Le  » Mister  » est fantastique, il nous motive toujours et il veut toujours plus même après une victoire. Pour nous c’est important car nous nous améliorons toujours et nous essayons de ne jamais s’arrêter. Ceux qui ne le connaissent pas pourraient penser que c’est un insatisfait, au contraire c’est justement son plus grand mérite. Un défaut ? Il fume trop ! ( rires ) »

Les coéquipiers : « A Naples j’ai trouvé un groupe fantastique, unique, et je me sens vraiment comme à la maison. Qui m’a touché le plus ? Au-delà d’Higuain, sûrement Hamsik, en plus d’être notre capitaine c’est un vrai champion, il est intelligent et c’est un homme vrai. Ici en Italie il est énormément sous-côté, alors qu’il fait parti des meilleurs d’Europe. C’est une merveille de le voir jouer juste à côté de moi …  »

Les choix tactiques : « Je ne remet rien en question, j’accepte tous les choix de Sarri. Même si je dois aller sur le banc, comme je l’ai fait dernièrement. Je sais que nous sommes une équipe compétitive et qu’il est juste de faire reposer des joueurs, et effectuer un turn over efficace, il n’y a aucune polémique. Le football c’est aussi la compétition entre nous, je ne peux rien faire d’autre que de m’entraîner toujours plus, et donner le meilleur de moi-même. »

 

L’agent de Jorginho répond aux rumeurs.

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Suivi par de grands noms européens comme le Real Madrid ou Arsenal, l’agent du meilleur passeur du championnat italien a tenu à clarifier la situation tout en laissant la porte entrouverte aux offres potentielles pour le prochain mercato :

« Le Real et Arsenal connaissent Jorginho maintenant, s’ils viennent cet été avec une offre officielle au Napoli, bien-sûr que nous parlerons, mais pour le moment mon client a un contrat de 5 ans et veut jouer la Champions League avec le Napoli l’année prochaine. »

Coup de bluff ou réel intérêt du joueur pour l’étranger ? Aux vues des déclarations du nouvel international italien, très élogieux sur son Napoli et la ville de Naples, on peut assez facilement se pencher sur la première option. Le joueur ayant signé très récemment un nouveau contrat jusqu’en 2020, ce serait une réelle surprise de voir De Laurentiis se séparer de son nouveau pilier du milieu de terrain, mais garder ces rumeurs en vie est tout bénéfice pour son agent en cas d’extension de contrat jusqu’en 2021 ( et l’augmentation de salaire qui irait avec ), et éventuellement l’ajout d’une clause libératoire élevée en cas d’offre de grands clubs, ce qui ferait nettement augmenter le prix … si départ il y a.

Les notes de Napoli-Genoa

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Reina 5,5 – Pas vraiment au mieux sur le but, Pepe qu’on aime beaucoup a parfois du mal à réaliser les parades qui rapportent des points.

Hysaj 6,5 – Une fois de plus l’albanais sort un gros match, l’increvable Hysaj est à l’origine de l’égalisation avec une passe décisive pour Pipita.

Albiol 6,5 – Toujours aussi fort et aussi juste, Nestalbiol qui fait décidément une énorme saison se rachète de ses bévues d’antan. Toujours un temps d’avance sur son vis à vis.

Koulibaly 6 – En difficulté en première mi-temps et malheureux sur le but, Kouli aurait pu coûter cher cette fois-ci avec une grosse erreur d’inattention en seconde mi-temps. Sans conséquence et puis de toute façon comment lui en vouloir au vu de sa saison ?

Ghoulam 6 – Faouzi aussi était en difficulté au début du match du au bon pressing du Genoa, s’est bien repris en fin de match en apportant dans son couloir.

Jorginho 7 – Sélectionné en Nazionale petit Jorge a une fois de plus fait étalage de toute sa science du jeu. L’architecte a su tenir la baraque même dans les moments difficiles.

Hamsik 6,5 – En grande difficulté au début du match, mais même dans un jour moins bien Marek sait démontrer qu’il est un joueur à part en se démerdant toujours pour offrir 2-3 offrandes dont il a le secret.

Allan 6,5 – Le guerrier, celui qui ne relâche jamais, l’homme au trois poumons. Manque toujours un peu de lucidité par moment, le chien fou brésilien aura encore donner de sa personne.

Insigne 7 – Gros match de Lorenzo, techniquement au-dessus du lot comme toujours, ses mouvements, ses caviars sa rapidité d’exécution et son jeu en une touche de balle, un régal (remplacé par Gabbiadini 6,5 – Manolo c’est l’esthète, tout ce qu’il fait est beau, soyeux, raffiné, la classe incarnée, une passe décisive pour Omar)

Callejón 5,5 – Comme la semaine dernière : « Fantomatique l’espagnol semble accuser le coup physiquement » (remplacé par Mertens 6 – Trop de gâchis et de décisions personnelles encore une fois… On ne peut pas lui reprocher d’essayer mais bordel lève la tête Dries lève la tête !)

Higuain 8,5 – Monstrueux, un monstre. Il peut parfois rendre fou en manquant le plus facile mais derrière il claque le but de la victoire avec une enchaînement et une précision quasi-inhumaine (remplacé par El Kaddouri 6,5 – le temps de rentrer et de marquer, mérité pour l’international marocain qui n’a jamais déçu)

Les notes de Palermo-Napoli

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Reina 6 – Pas grand chose à faire hormis des sorties aériennes et une belle claquette sur un tir vicieux de Vazquez en première.

Hysaj 6,5 – Toujours aussi sûr et solide défensivement, très actif avec beaucoup de monté en attaque, encore un match costaud de l’albanais.

Albiol 6,5 – Obtient le penalty en première période, son retour fait du bien à la charnière son entente avec Kalidou étant meilleure que celle avec Chiriches.

Koulibaly 6,5 – Monsieur propre, des interventions millimétrés et des ouvertures toujours aussi précises et intelligentes.

Ghoulam 6,5 – Pour une fois Faouzi s’est plus fait remarquer pour sa solidité défensive que par ses montées balle au pied, pourvu que ça dure.

Jorginho 7,5 – Une intelligence de jeu incroyable, l’organisateur du jeu napolitain ce soir a fait part de sa technique et de sa vision footballistique au dessus de la moyenne.

Hamsik 6 – Un peu moins étincelant qu’à l’habitude Marek avait un alibi il était malade, de toute façon il sera toujours excusé, toujours. (remplacé par David Lopez – non noté)

Allan 6,5 – Une montée en puissance, Allan a commencé le match discrètement avant  de briller dans le combat final. Toujours aussi volontaire et accrocheur le brésilien a fait le taf comme disent les jeunes.

Insigne 6 – Lorenzo a un péché mignon, croquer devant le but, encore ce soir il rate malheureusement plusieurs face à face avec Sorrentino (remplacé par El Kaddouri -non noté)

Callejón 6 – Fantomatique l’espagnol semble accuser le coup physiquement comme un bon nombre de joueur napolitain (remplacé par Mertens 6 – quelques bonnes combinaisons avec Higuain, du mouvement et de la provocation balle au pied c’est ce qu’il sait faire.)

Higuain 6,5 – Malgré son but Pipita ne sort pas un gros match, pas mal de mauvais  choix. A également tendance à trop décrocher faute de vouloir participer au jeu.

José Callejón : comment l’espagnol s’est-il rendu indispensable au Napoli ?

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Souvent remise en question, la titularisation de José Maria Callejón ne surprend plus personne, l’originaire de Grenade a été le joueur le plus utilisé sous l’ex Rafa Benitez et malgré quelques doutes cet été avec l’arrivée de Sarri, José démontre que ce n’était en aucun cas un hasard. Maurizio Sarri place toute sa confiance en l’ailier, qui devient le joueur avec le plus de temps de jeu cette saison dans le trio d’attaquants, derrière l’indéboulonnable Gonzalo Higuain.

  • Gonzalo Higuain : 2368 minutes
  • José Callejón : 2073 minutes
  • Lorenzo Insigne : 1992 minutes
  • Dries Mertens : 722 minutes
  • Manolo Gabbiadini : 271 minutes 

Malgré un temps de jeu conséquent, les stats de l’espagnol restent correctes, mais timides à côté du duo infernal Insigne – Higuain :

  • Gonzalo Higuain : 35 matchs, 28 buts, 2 passes décisives. 
  • Lorenzo Insigne : 31 matchs, 12 buts, 11 passes décisives. 
  • José Callejón : 37 matchs, 11 buts, 9 passes décisives.

Comment donc expliquer la différence de temps de jeu entre l’espagnol et ses rivaux à son poste que peuvent être Mertens, voir Gabbiadini ? Et bien c’est là qu’il affole les compteurs, et surtout les entraineurs successifs. Laissant briller offensivement ses compagnons Insigne et Higuain, José lui, est ce que l’on peut appeler un « joueur à trois poumons » et apporte un équilibre inégalé dans la formation des Partenopei avec un volume de jeu qui frise l’incroyable parfois, avec des efforts constants jusqu’au coup de sifflet final, essentiellement défensivement, avec beaucoup de récupérations dans les pieds des milieux et attaquants adverses, mais aussi offensivement avec des assauts peu importe la fatigue ou le moment du match. ( Cf ci-dessous ce sprint dans les arrêts de jeu en fin de match contre Sassuolo afin de délivrer une passe décisive à Higuain )

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L’ombre au tableau de l’espagnol est son incapacité à réellement démontrer son aspect tueur devant les buts, car si Callejón dépense une énergie incalculable en défense, il y a forcément une conséquence offensivement, avec souvent un manque de lucidité pour la mettre au fond. Si « Calleti » compte aujourd’hui 11 buts, la moitié vient de l’Europa League lors de matchs très ouverts souvent conclues par des scores fleuves pour le Napoli.

  • Serie A : 28 matchs, 5 buts, 6 passes décisives. 
  • Coupe d’Italie : 2 matchs, 1 but. 
  • Europa League : 7 matchs, 5 buts, 3 passes décisives. 

Les stats parlent d’elles-mêmes, en championnat celles-ci sont beaucoup plus discrètes, notamment lors de matchs où l’adversaire déploie une formation très fermée pour évoluer en contres ( Carpi, Milan, etc. ), et c’est exactement pour ce genre de rencontres que les tifosi s’interrogent sur la non-titularisation de Gabbiadini qui ferait énormément de bien sachant que la tâche défensive est moindre et qu’un buteur ne serait jamais de trop, certainement la seule critique que les tifosi se permettent à l’encontre du mister Maurizio Sarri.

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José Callejón buteur de la tête qui relance le Napoli contre un talentueux Sassuolo.

Le Napoli entre maintenant dans son sprint final en championnat, et devra retrouver le chemin des buts s’il veut accéder à la Champions League, voir rêver plus grand en cas de faux pas de la Juventus. Car si le Napoli restait sur 5 matchs consécutifs sans victoire, la prestation est toujours restée au niveau, avec un manque cruel de chance ( ou d’instinct ) devant les cages adverses. Au lendemain du renouement avec les 3 points pris contre le Chievo, José Maria Callejón a confirmé nos dires avec une très bonne prestation ainsi qu’un but après plus d’une heure de jeu. Si la chance a enfin tournée, que le scugnizzo Insigne et le capocannoniere de Serie A Gonzalo Higuain retrouvent le chemin des buts, le travailleur de l’ombre espagnol aura quant à lui, un rôle essentiel.
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Les notes de Napoli-Chievo

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Reina 6 – Impuissant sur le but Pepe nous régale encore de trois-quatre relances de 80 mètres dans les pieds !

Hysaj 6 – Moins éblouissant qu’à l’habitude mais toujours aussi sûr et régulier, dans son couloir droit personne ne passe.

Chiriches 6,5 – Fait le zouave en début de match avec une erreur guignolesque mais Vlad se rattrape bien en donnant l’avantage avant la mi-temps, mais arrête de nous faire peur comme ça…

Koulibaly 8 – Aucune passe manquée, 100% de ses duels remportés, Kalidou est sur une autre planète, un monstre !

Ghoulam 8 – Le meilleur match de Faouzi depuis son arrivé, une activité incroyable, 4 poumons et une flopée de caviar distribuée dont un pour l’égalisation d’Higuain.

David Lopez 5,5 – On a pas envie d’être méchant mais les lacunes de David Lopez commencent à se voir cruellement surtout pour le jeu prôné par Sarri… (remplacé par Alan 6,5 – Quasimodo rentre et chicagne au milieu, il désert une offrande à Callejon pour le troisième but)

Hamsik 7 – Marekiaro c’est l’architecte, la plaque tournante, l’homme par qui le jeu se fait et par qui tous les ballons passent, la classe incarnée. (remplacé par Chalobah – non noté)

Jorginho 6,5 – Petit Jorge aka l’esturgeon, il distribue les caviars à qui en demandent, son bijoux de passe pour Chiriches est une pure merveille, sacré footballeur lui aussi…

Insigne 6,5 – Remuant et actif Lorenzo a fait un bon match sans non plus sortir la prestation XXL, on espère vite un but de notre napolitain qui vit des moments extra-sportifs délicats (remplacé par Mertens non noté.)

Callejón 6,5 – José Maria a fait du José Maria, beaucoup d’occasion, énormément de course et pas mal de roulé-boulé par terre, il marque le but qui clos définitivement le match.

Higuain 7 – Dans tous les coups dangereux, Pipita remet très  vite le Napoli dans le match, il touche la barre et rate plusieurs fois le doublé dommage.